Ce Jour-là

Jacques Louis Randon

Militaire et homme politique français

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Jacques Louis César Alexandre, comte Randon, communément appelé le maréchal Randon, né le 5 germinal an III (25 mars 1795) à Grenoble et mort le 16 janvier 1871 à Genève, est un général de division et homme politique français, élevé à la dignité de maréchal de France.

Il se distingue lors des dernières campagnes des guerres napoléoniennes puis lors de la conquête de l'Algérie. Il est gouverneur de l'Algérie de 1851 à 1858, période au cours de laquelle il achève la conquête, conçoit l’organisation administrative, engage le développement économique et jette les bases de l’Algérie moderne. Nommé sénateur du Second Empire en 1852, grand-croix de la Légion d'honneur en 1853, élevé à la dignité de maréchal de France en 1856, il est ministre de la Guerre de 1859 à 1867.

Le comte Randon est issu d'une famille protestante originaire de l'Hérault. Fils de Jacques Randon (1756-1814), marchand de toile isérois, et de Louise Dejean (1770-1855), Jacques Louis Randon est, par sa mère, le neveu par alliance de Jean Gabriel Marchand, général d'Empire. Sa mère est également la cousine germaine d'Antoine Barnave. Élève du lycée de Grenoble, il vit ses moments de liberté dans la propriété de son oncle le général, à Saint-Ismier, où il pratique l'équitation.

Il épouse en premières noces, le 18 mars 1830 à Paris IXe, Augustine Clotilde Perier (1806-1832), fille du député du Loiret Alexandre Perier, et nièce de Casimir Perier, président du Conseil pendant la monarchie de Juillet, et grand-père de Jean Casimir-Perier, président de la République. De cette union nait une fille, Claire (1831-1892), qui épouse à Alger en 1851 le futur général de division Jules Victor Anatole de Salignac-Fénelon (1816-1878).

Veuf depuis 1832, Jacques Louis Randon se remarie le 3 octobre 1849 à Hermaville (Pas-de-Calais) avec Constance Edwige Zénaïde Suin (1811-1891), dont il a une fille, Marthe, décédée en 1863.

Engagement et campagnes de 1812 à 1814

Engagé à seize ans, il rejoint son oncle à Varsovie ; il est nommé sergent le 11 avril 1812. Lors de la campagne de Russie, sa conduite à la bataille de la Moskowa lui vaut le grade de sous-lieutenant. Il vit les souffrances de la retraite de Russie puis fait la campagne de 1813. Blessé deux fois à Lützen, il combat néanmoins à Bautzen, puis à Leipzig en qualité d'aide de camp de son oncle. En 1814, il le suit dans les Alpes pour défendre la Savoie et le Dauphiné. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur en octobre.

En 1815, il est toujours aide-de-camp de son oncle qui, au service maintenant de Louis XVIII, commande la 7e division militaire (Grenoble) et reçoit le grade de capitaine.

Au retour de Napoléon de l’île d’Elbe, il est envoyé au défilé de Laffrey où il cherche vainement à inciter l’officier supérieur chargé de s’opposer au passage de l’empereur, le commandant du 5e de ligne, à appliquer les ordres et à ouvrir le feu sur « l’usurpateur ». Non seulement, il n'est pas entendu, mais doit s’enfuir pour échapper aux cavaliers de l’empereur. Cependant, comme son oncle, il se rallie vite au vainqueur, participe à la campagne de Belgique et est blessé à la bataille de Ligny.

Conquête de l'Algérie (1838-1847)

Après les Cent-Jours, son avancement est stoppé. Il sert dans les chasseurs de la Meuse et de la Sarthe d’octobre 1816 à octobre 1822.

Il doit attendre la monarchie de Juillet pour poursuivre sa progression dans la hiérarchie militaire.

Il devient successivement chef d'escadron en septembre 1830, officier de la Légion d’honneur en novembre 1832, lieutenant-colonel au 9e chasseurs en mars 1835 puis colonel du 2e chasseurs d’Afrique en avril 1838 en Algérie où il va rester jusqu'en 1847.

Il est nommé maréchal de camp (général de brigade) en septembre 1841 puis,

promu commandeur de la Légion d’honneur en juin 1844, il reçoit le commandant la subdivision de Bône, qu'il conserve jusqu'à sa nomination au grade de lieutenant général (général de division) en avril 1847.

De retour en France, il devient directeur des affaires de l’Algérie au ministère de la Guerre en mars 1848 puis, en juin, il est nommé commandant de la 3ᵉ division militaire à Metz.

Il est fait grand officier de la Légion d’honneur le 26 août 1850.

Il devient une première fois, en 1851, ministre de la Guerre, et est remplacé par le maréchal Armand Jacques Leroy de Saint-Arnaud dans la perspective du coup d'État du 2 décembre 1851.

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