Jacques Forestier, né le 27 juillet 1890 à Aix-les-Bains (France) et mort le 17 mars 1978 dans le 6e arrondissement de Paris (France), est un joueur international français de rugby à XV, ainsi que l'un des premiers rhumatologue et un interniste français.
Jacques Forestier, né le 27 juillet 1890 dans une famille médicale, est l'aîné de cinq enfants. Son père, Henri Forestier, est médecin dans la station thermale Aix-les-Bains. Jacques Forestier effectue ses études médicales à Paris. Après avoir été interne des Hôpitaux de Paris (promotion 1919) Forestier obtient un poste à l'Hôpital Cochin, et s'oriente vers la rhumatologie.
Il se distingue pour son courage lors de la Première Guerre mondiale en tant que médecin-major et reçoit la Croix de guerre 1914-1918.
Guidé par le professeur Jean-Athanase Sicard (1872–1929), Jacques Forestier acquiert une réputation internationale en mettant au point et en décrivant les premières opacifications radiologiques par le Lipiodol. Ensuite, il participe, avec son père Henri à la fondation en de la Ligue internationale contre le rhumatisme (ILAR) en 1925 et en 1928 à la Société française de rhumatologie (qui s'appelle à l'époque la Ligue française contre le rhumatisme). Considéré comme l'un des pionniers de la rhumatologie, Forestier fonde la première consultation de rhumatologie de l'Hôpital Cochin avec Florent Coste et Jean Lacapère. Il est reconnu pour avoir introduit la chrysothérapie pour traiter la polyarthrite rhumatoïde. Il a aussi décrit deux maladies que sont la pseudopolyarthrite rhizomélique ou polymyalgia rheumatica des anglo-saxons et le canal lombaire étroit.
La maladie de Forestier porte son nom. Il l'a décrite pendant la rédaction d'un livre sur la spondylarthrite ankylosante dont il est l'un des spécialistes à l'époque. Grâce aux amitiés qu'il noue lors de son voyage aux États-Unis lors de la présentation du Lipiodol, il est l'un des premiers médecins français à introduire la cortisone dans le traitement des rhumatismes chroniques.
En rugby à XV où il évolue au poste de pilier droit, il est médaillé d'argent aux Jeux olympiques de 1920. En outre il dispute une rencontre du Tournoi des cinq nations 1912. En club, il est finaliste du Championnat de France de rugby à XV 1912-1913 avec le SCUF.
Un stade omnisports situé dans Aix-les-Bains, porte son nom : le stade Jacques-Forestier.
En 1922, il épouse Adrienne Chapuis. Ils ont sept enfants. Il meurt le 17 mars 1978 à Paris.
Finaliste du Championnat de France en 1913 avec le SCUF.
Médaille d'argent au tournoi de rugby à XV des Jeux olympiques de 1920 avec l'équipe de France.
Croix de guerre 1914-1918 et citation à l'ordre du mérite
Commandeur de la légion d'Honneur
Docteur honoris causa de l'Université de Genève
Jacques Arlet, Jacques Forestier : des stades aux thermes, Privat, FeniXX réédition numérique (EAN 9782307015703, présentation en ligne)
avec Jean-Athanase Sicard, « Méthode générale d’exploration radiologique par l’huile iodée (Lipiodol) », Bulletins et mémoires de la Société médicale des Hôpitaux de Paris, 17 mars 1922
avec Ja.Sicard et Laplane (4e réunion neurologique internationale), « Méthode générale d’exploration radiologique par l’huile lipiodolée (Lipiodol) », Revue Neurologique, 8-9 juin 1923
« Étude expérimentale radiologique des cavités broncho-pulmonaires par les injections intra-trachéales d’huile iodée », Journal médical français, janvier 1924
(en) « The X-Ray examination of respiratory cavities with ionized oil (Lipiodol) », Annals of clinical medicine, vol. 4, no 11, 1926