Jacques Drillon est un journaliste, écrivain, musicologue, critique littéraire et musical et verbicruciste français, né le 25 juin 1954 à Paris 15e et mort le 25 décembre 2021 à Meaux.
Il suit des études supérieures de lettres et de cinéma à Nancy et à Metz. Il est reçu docteur ès lettres (linguistique), avec La loi formelle et son influence sur la création artistique et littéraire sous la direction de Jacques Hennequin en 1993.
Entre 1997 et 1999, il enseigne la linguistique à l’université de Cergy-Pontoise, la stylistique à l'université Paris-VIII et donne des conférences occasionnelles à l’École polytechnique.
Il naît le 25 juin 1954, rue Blomet à Paris 15e.
De 1973 à 1975, pendant ses études supérieures, Jacques Drillon publie ses premières critiques de cinéma dans une feuille professionnelle locale, L'Écran lorrain, enseigne la musique dans un collège de Nancy et donne des leçons de piano et de flûte. Il est alors ténor dans l'ensemble vocal de Gérard Caillet, et au sein d'un quintette vocal spécialisé dans les madrigaux de Gesualdo. Il est d'abord technicien (son), puis acteur dans la « Troupe du bec de gaz », dirigée par Alain Lithaud, et qui joue à Nancy et dans les environs. Il se destine alors au cinéma : Grand Âge (16 mm N&B, coréalisateur : Alain Lithaud) ; Trois Plans (16 mm couleur) ; La Glace et le Fer (16 mm couleur et N&B, coréalisateur : Alain Lithaud).
En 1975, Jacques Drillon s’installe à Paris et devient producteur à Radio France (France Musique), sous la direction de Louis Dandrel. Il fait un stage de montage (son) à l'INA en 1976-1977, sous la direction de Maïc Chomel ; à la suite de quoi il l'enseigne brièvement au Conservatoire National Supérieur des Arts et Métiers[Information douteuse]. Il démissionne de France Musique en 1977.
En 1978, Jacques Drillon fait partie de la première équipe du Monde de la musique, mensuel nouvellement créé par Louis Dandrel. Entre 1982 et 1984, il est chef de service dans cette revue.
En 1981, il prend la succession de Maurice Fleuret à la rubrique musique classique du Nouvel Observateur, tout en publiant de plus en plus de critiques littéraires.
Entre 1983 et 1985, il est responsable de la rubrique musicale dans un magazine culturel hebdomadaire de TF1, Tintam'arts. En 1985, pour un numéro spécial de ce magazine consacré au tricentenaire de la naissance de Bach, il réalise une des rares interviews télévisuelles du claveciniste néerlandais Gustav Leonhardt, dans sa maison d'Amsterdam. Dix ans plus tard, il collabore irrégulièrement au Cercle de minuit de Laure Adler, où il présente l'actualité musicale.
Entre 1995 et 1997, il fonde et dirige la revue mensuelle Symphonia.
Il collabore à divers journaux et revues : Le Monde, Le Figaro, Libération, Diapason, Harmonie, la NRF, Théodore Balmoral, L'Infini...
Il prend en juillet 2003 la succession de Robert Scipion, au Nouvel Observateur, à la rubrique Mots croisés, tout en poursuivant sa collaboration journalistique.
De septembre 2007 à juin 2008, il lit un début de livre différent chaque jour, en vidéo sur Bibliobs.com.
Entre janvier et avril 2012, il donne au mensuel Books une chronique intitulée « Le mot clé ».
Chaque vendredi, jour du poisson, entre 5 octobre 2012 et le 8 novembre 2013, soit pendant cinquante-deux semaines, il publie vingt Papiers décollés sur Bibliobs.com, brèves notations en hommage aux Papiers collés de Georges Perros, réunies en volume fin 2014 (Les fausses dents de Berlusconi, Grasset). Sur le même site, il met en ligne le 17 août 2016 Vingt-sept cartes postales à Alain Cavalier, courtes vidéos tournées l'été 2014 dans le style du cinéaste.
Le 1er mars 2017, officiellement le 1er mai, il met fin à sa collaboration à L'Obs. Il crée un blog sur Bibliobs.com, où il commence la publication d'une nouvelle série de Papiers, les Papiers recollés, à raison d'une quinzaine de brèves chaque vendredi matin. La série s'achève le 6 avril 2018, et sera réunie en volume en 2020 (Le cul rose d'Awa, Du Lérot, 2020) ; une nouvelle s'enchaîne aussitôt, le 13 avril, sous le titre de Papiers découpés, qui se clôt un an plus tard. Le 19 avril 2019, il quitte Bibliobs, et reprend la série sur le site de Pierre Assouline (La république des livres), sous le titre Les petits papiers.
Après avoir dirigé l'enregistrement intégral des symphonies de Beethoven transcrites par Liszt pour piano seul, projet que Jacques Drillon a porté et mené à bien chez Harmonia Mundi (avec Alain Planès, Georges Pludermacher, Michel Dalberto, Paul Badura-Skoda, Jean-Louis Haguenauer et Jean-Claude Pennetier), il continue jusqu’en 2004 d'exercer à l'occasion la fonction de directeur artistique pour cette marque (à ce jour, une trentaine de disques ont été réalisés sous sa direction, dont l'intégrale des sonates de Mozart et deux CD de pièces de Debussy par Georges Pludermacher, de tous les nocturnes de Chopin, d'œuvres de Beethoven, et de l'œuvre intégrale pour piano de Moussorgski par Brigitte Engerer, à laquelle Olivier Charlier se joint pour les sonates pour violon de Grieg, un disque Mozart avec le Quatuor Ysaÿe et l'altiste Hatto Beyerle. Il enregistre beaucoup avec Alain Planès : une intégrale Debussy, deux Scarlatti, trois Haydn et l'intégrale des sonates de Schubert). Une intégrale Debussy avec Jean-Louis Haguenauer est en cours chez d’autres éditeurs.
En janvier 1998, il donne au théâtre des Bouffes-du-Nord une semaine de cours publics d’interprétation, consacrés aux sonates pour piano de Beethoven.