Jacques Boudet, né le 15 avril 1935 à Montpellier (Hérault) où il est mort le 15 juillet 2024, est un acteur français. Il est notamment connu pour sa longue collaboration avec Robert Guédiguian.
Jacques Boudet naît le 15 avril 1935 à Montpellier. Il débute au théâtre à l'université au début des années 1960. Suivant les courants artistiques de l'époque, il participe alors à la décentralisation théâtrale, notamment aux côtés de Jean-Marie Serreau (1915-1973), sous la direction duquel il joue Une tempête (1969), d’Aimé Césaire, Béatrice du Congo (1971), d’après Bernard Dadié qui le propulse pour la première fois au Festival d’Avignon, puis Le Printemps des bonnets rouges (1972), de Paol Keineg. Il connaît un grand succès dans les années 1980 avec Exercices de style de Raymond Queneau, dans une mise en scène de Jacques Seiler.
Au cinéma, il apparaît parallèlement dès 1968 dans la comédie La Coqueluche avant de multiplier les petits rôles : on le retrouve dans plusieurs œuvres marquantes du cinéma français telles que L'important c'est d'aimer d'Andrzej Żuławski et Une étrange affaire de Pierre Granier-Deferre. En 1984, il incarne le duc de Guermantes dans Un amour de Swann, l'adaptation par Volker Schlöndorff du roman de Marcel Proust. Il travaille avec des cinéastes aussi prestigieux que Bertrand Blier, Bertrand Tavernier, Claude Lelouch ou Luc Besson, mais c'est grâce à sa collaboration avec Robert Guédiguian qu'il accède à la notoriété. Le comédien intègre la « famille » du réalisateur marseillais dès le deuxième long-métrage de celui-ci, Rouge Midi en 1983, et on le retrouvera ensuite dans la quasi-totalité de ses films. Il forme ainsi avec Pascale Roberts un couple facétieux dans Marius et Jeannette et La ville est tranquille. Ayant un air de ressemblance avec Philippe Noiret, il interprète le frère de ce dernier dans Père et Fils de Michel Boujenah. Il retrouve en 2004 son réalisateur-fétiche Robert Guédiguian pour Mon père est ingénieur dans lequel il a pour fille la muse du cinéaste, Ariane Ascaride.
En 2006, il est le sénateur mafieux s'opposant à Isabelle Huppert confrontée à L'Ivresse du pouvoir chez Claude Chabrol. Pour Olivier Nakache et Éric Toledano, il interprète le père accaparant de Jean-Paul Rouve dans Nos jours heureux et tient un rôle similaire trois ans plus tard (toujours avec Rouve) dans Le Coach. Sophie Marceau fait appel à lui pour son deuxième long-métrage en tant que réalisatrice, La Disparue de Deauville (2007) ; puis il joue le père de la « Blanche devenue Noire », Agathe Cléry. Il participe à Lady Jane avant d'interpréter à nouveau un père : celui de Jacques Gamblin dans Le Nom des gens de Michel Leclerc.
Jacques Boudet meurt à l'âge de 89 ans le 15 juillet 2024 à Montpellier : son agente annonce qu’il est mort subitement, pendant son sommeil.
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