Ce Jour-là

Jacopo Avanzi

Peintre italien

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Jacopo Avanzi, ou Iacopo Avanzi, est un peintre italien originaire de Bologne, actif dans la seconde moitié du XIVe siècle à Bologne, dans la région de Rimini et à Padoue.

Son nom et son origine sont connus par sa seule œuvre signée, une Crucifixion conservée à la galerie Colonna de Rome. Les documents qui le concernent sont rares et discutés ; selon le Dizionario biografico degli italiani, il meurt le 21 janvier 1416.

Longtemps confondu avec d'autres peintres, notamment avec le Vicentin Avanzo, il a été reconstitué par la critique du XXe siècle autour de quelques œuvres attribuées : la Strage degli Ebrei de l'église de Mezzaratta à Bologne, les fresques de la rocca de Montefiore Conca et les six lunettes des Histoires de saint Jacques de la basilique Saint-Antoine de Padoue, peintes en 1376-1377 dans une chapelle dont Altichiero exécute le reste du décor. Ces attributions et la place du peintre restent discutées.

Jacopo Avanzi est connu par la signature de la Crucifixion de la galerie Colonna, « Jacobus de Avanciis de Bononia », qui donne son nom et son origine bolonaise.

Selon le Dizionario biografico, il est cité dans deux documents bolonais de 1375 et de 1377, et un document de 1384 atteste un paiement pour un émail peint ; deux autres documents, de 1395 et de 1396, ne le concernent pas avec certitude. Il meurt le 21 janvier 1416, peut-être en Vénétie.

L'Enciclopedia dell'Arte Medievale estime au contraire que, parmi les nombreux documents relatifs à des peintres du nom de Jacobus actifs à Bologne au XIVe siècle, aucun ne peut lui être attribué avec certitude, s'appuyant sur les recherches de Filippini et Zucchini publiées en 1947.

L'Enciclopedia dell'Arte Medievale propose de reconstituer ainsi son parcours. Il aurait commencé sur le chantier de l'église de Mezzaratta à Bologne, en peignant la Strage degli Ebrei au début des années 1360. Vers la fin de la même décennie, il se serait installé à Padoue, où il aurait connu Guariento et étudié directement les fresques de Giotto.

Il aurait ensuite travaillé pour les Malatesta à la rocca de Montefiore Conca, en 1370-1372, à l'époque où il peint la Crucifixion Colonna. Il aurait enfin peint, en 1376-1377, les six lunettes de la chapelle Saint-Jacques de la basilique Saint-Antoine de Padoue.

Après ce chantier, il ne semble plus subsister de traces du peintre, peut-être retourné définitivement en Émilie.

Confusions et fortune critique

Vers 1440, M. Savonarola place Avanzi, qu'il dit bolonais, au deuxième rang des peintres actifs à Padoue au XIVe siècle, après Giotto et avant Altichiero, et lui attribue la décoration de la chapelle Saint-Jacques.

Vers 1540, Michiel attribue cette décoration à Altichiero et à Avanzi, qu'il dit « pittore veronese, over, come dicono alcuni, bolognese ». Sur l'autorité de Campagnola, il leur prête aussi la chapelle Saint-Georges du Santo, et associe Avanzi à Guariento pour la salle des Hommes illustres du palais des Carrara. Pour Vasari, Avanzi, peintre bolonais, rivalise avec Altichiero dans la grande salle du palais des Scaligeri à Vérone, où il aurait peint deux Triomphes qu'Mantegna, selon Gerolamo Campagnola, louait comme une peinture très rare.

La plupart de ces décors ayant disparu avec les palais des Scaligeri et des Carrara, la critique s'est concentrée sur les deux chapelles du Santo, en cherchant à y distinguer les mains d'Altichiero et d'Avanzi.

Selon le Dizionario biografico, le nom d'Avanzi a longtemps été confondu avec celui de Iacopo de' Bavosi, dont les œuvres révèlent une tout autre personnalité, et M. Savonarola, Michiel et Vasari l'ont confondu avec Avanzo, peintre vicentin actif à Vérone, à Vicence et à Padoue ; Arslan n'exclut cependant pas que le Bolonais ait travaillé lui aussi en Vénétie. Cet Avanzo est documenté à Vicence en 1379 et en 1380.

En 1841, E. Förster, en restaurant les fresques de la chapelle Saint-Georges, crut lire sous les Funérailles de sainte Lucie la signature « [Iacobus de] Avantiis Ve[ronensis] », ce qui fit tenir Avanzi pour un Véronais. L'Enciclopedia dell'Arte Medievale souligne que, selon les auteurs, Avanzi est devenu tour à tour un aide d'Altichiero ou le grand protagoniste de la chapelle Saint-Georges, qu'on l'a dit véronais ou padouan, ou identifié avec l'Avanzo vicentin, au point de perdre presque entièrement la personnalité du peintre bolonais.

Filippini tente en 1912 la première reconstitution complète de sa personnalité, active à Bologne et à Padoue. En 1944, Bettini fait de lui le protagoniste d'un art bourgeois opposé à l'art aristocratique d'Altichiero et l'auteur des fresques de la chapelle Saint-Georges, tandis qu'il attribue les lunettes de la chapelle Saint-Jacques, peut-être, à Cennino Cennini. Longhi, en 1950 et en 1973, le relègue au contraire à un rôle très secondaire dans la peinture émilienne.

Toesca, en 1951, réévalue la Crucifixion Colonna et reconnaît la main d'Avanzi dans les six lunettes de la chapelle Saint-Jacques et dans la Strage degli Ebrei de Mezzaratta. En 1963, la publication par Sartori de documents de paiement qui ne nomment qu'Altichiero, pour les deux chapelles du Santo, met fin à la confusion sur la répartition de leurs différentes parties ; reste à identifier l'auteur des six lunettes, d'une main nettement différente. En 1965, Mellini les attribue à Avanzi, ainsi que la fresque de Mezzaratta et la Crucifixion Colonna.

Les avis restent partagés. Ferretti, en 1978, reconnaît dans les lunettes une dépendance stylistique envers Altichiero, tandis que Volpe tient Altichiero lui-même pour débiteur d'Avanzi. En 1984, D'Arcais juge que la différence de langage entre la fresque de Mezzaratta et les lunettes laisse encore un doute sur leur attribution au peintre bolonais.

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