Jackson Moïse Richardson, né le 14 juin 1969 à Saint-Pierre (La Réunion), est un handballeur français évoluant au poste de demi-centre dans les années 1990 et 2000 et reconverti entraîneur.
Intégrant le Bataillon de Joinville, Richardson intègre Paris-Asnières, y brille et intègre l’équipe de France dirigée Daniel Costantini. En 1991, il se lance vers un nouveau défi en signant à l’OM-Vitrolles, le club phare de l’époque. Une Coupe d’Europe, deux titres de champions de France et deux Coupes de France plus tard, il devient une star de son sport. Jackson part ensuite jouer à l’étranger, d’abord en Allemagne à Grosswallstadt, où il gagne une Coupe des Villes. Puis à Pampelune, où il remporte sa première Ligue des Champions en 2001 ainsi que deux titres de champion d’Espagne. Il revient en France, à Chambéry, en 2005 et y joue trois ans avant de prendre sa retraite des terrains.
Capitaine de l'équipe de France de handball, il est médaillé de bronze aux Jeux olympiques 1992 à Barcelone, puis « Barjot » après les titres de vice-champion du monde en 1993 et de champion du monde en 1995 en Islande, et enfin « Costaud » après celui de 2001 à Bercy, il a également atteint trois autres reprises le podium lors des Mondiaux 1997, 2003 et 2005. Avec 417 matchs joués sous le maillot de l'équipe de France, il est le handballeur le plus sélectionné de toutes les équipes nationales. Le 30 avril 2023, il entre dans le Hall of Fame du handball français.
À titre individuel, il est notamment élu meilleur joueur du monde en 1995, champions des champions français décerné par le journal l'Équipe et joueur français du siècle selon la FFHB. Son style tout en improvisation et son instinct en font un des joueurs les plus reconnus de sa génération.
Entre 2015 et 2018, il connaît sa première expérience en tant qu'entraîneur au Dijon Métropole Handball. Il est également sélectionneur de l'équipe nationale du Gabon de 2017 à 2018.
Il est le père de Melvyn Richardson, également handballeur international.
Jackson Moïse Richardson découvre le handball à six ans. Dans le club de Saint-Pierre de La Réunion, il pratique d'abord intensément le football, le basket-ball et le handball avant d'opter définitivement pour ce dernier. Ses entraîneurs lui conseillent de se spécialiser et, à 19 ans, il opte pour le handball.
Son frère Stéphane est également handballeur et joue[Quand ?] notamment au PSG-Asnières, en D2 et en D1, au GFCO Ajaccio, puis au Billère Handball.
En août 1988, à l'occasion d'une tournée de l'équipe de France dans l'île et en lever de rideau des deux France-Suisse, la sélection de l'île de la Réunion joue et bat à deux reprises la Belgique. Daniel Costantini, l'entraîneur national, découvre alors un Jackson Richardson « qui a le potentiel d'un joueur de haut niveau ». Constantini se souvient : « Quand je l'ai vu jouer pour la première fois en 1988, il était évident qu'il n'était pas de la même race que le commun des mortels. Un an et demi plus tard, je le prenais en équipe de France ».
En 1988, Jackson Richardson est proposé par le conseiller technique régional (CTR) et choisi pour rejoindre, en métropole, l'équipe militaire du bataillon de Joinville, où est constitué un collectif appelé à disputer le Mondial espoirs de 1989. En parallèle, il est recruté par le Paris-Asnières qui évolue en Nationale 1A mais les quarante buts marqués par Richardson n'empêchent pas le club d'être relégué.
Aux côtés de l'Islandais Júlíus Jónasson qui termine meilleur buteur, Richardson (98 buts) joue un rôle décisif dans le titre de Championnat de France Nationale 1B en 1990. Jackson est alors employé à la Ville de Paris en parallèle.
De retour dans l'élite, Richardson s'impose de plus en plus comme une valeur sûre du championnat, terminant neuvième meilleur buteur et le club à la sixième place.
Cinq ans couronnés à l'OM Vitrolles
En 1991, il rejoint l'équipe de l'OM Vitrolles.
Fin mai 1993, l'équipe remporte le premier trophée européen pour un club de handball français, la Coupe des vainqueurs de coupe, aux dépens des Hongrois de Veszprem (23-22 ; 23-21), pourtant tenants du trophée. Le trophée suit de quelques jours la Ligue des champions de football, première Coupe d'Europe de football remportée par l'Olympique de Marseille.
Richardson enrichit son palmarès des titres de champion de France en 1994 et 1996, des Coupes de France 1993 et 1995.
Richardson est élu meilleur handballeur mondial de l'année en 1995.
À l’été 1996, après un nouveau sacre national, le club en lourd déficit dépose le bilan avant d’être rétrogradé, puis disparaît.