Ce Jour-là

Jérusalem

Ville du Proche-Orient, sainte pour les trois religions abrahamiques

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Jérusalem (prononciation française /ʒe.ʁy.za.lɛm/), en hébreu : יְרוּשָׁלַיִם, Yerushaláyim (dénomination israélienne officielle) ; en arabe : القدس, al Quds ou اورشليم, Ûrshalîm (dénomination israélienne officielle en arabe), est une ville du Proche-Orient ; sa vieille ville occupe une place centrale dans les religions juive et chrétienne, et une place importante dans la religion musulmane ainsi que dans le conflit en cours depuis la création d'Israël en 1948.

En 1947, dans son plan de partage de la Palestine mandataire, l'ONU dote Jérusalem d'un statut international, mais la guerre israélo-arabe de 1948-1949 aboutit à un partage de la ville entre occupation israélienne (Jérusalem-Ouest) et jordanienne (Jérusalem-Est). Historiquement, la ville n'a été capitale politique que sous deux souverainetés : le royaume d'Israël dans l'Antiquité, et le royaume de Jérusalem au Moyen-Âge. Elle regagne ce statut pour la première fois après des centenaires, le 31 janvier 1950, lorsque le gouvernement israélien proclame Jérusalem capitale de l'État d'Israël et y transfère les organes de l'État (le gouvernement en 1949 puis dans les années 1950 la Knesset et la Cour suprême), mais la plupart des pays maintiennent leur ambassade à Tel Aviv-Jaffa, internationalement reconnue comme capitale.

Après la guerre des Six Jours (1967), Israël occupe la totalité de la ville (ainsi que la Cisjordanie et la bande de Gaza) et prononce unilatéralement l'annexion de Jérusalem-Est en 1980, mesure non reconnue internationalement.

Chef-lieu du district de Jérusalem, la ville est donc aujourd'hui aussi de facto la capitale d'Israël, tandis que sa partie Est est la capitale proclamée et revendiquée par l'État de Palestine. La ville abrite également des territoires enclavés du domaine national français en Terre sainte.

La municipalité de Jérusalem s’étend sur 125,1 km2 pour une population de 966 346 habitants en janvier 2022. Cette population est très variée, avec des religions, des origines et des conditions socio-économiques diverses. La vieille ville, d'une superficie de moins de 1 km2, est historiquement composée de quatre quartiers : un quartier musulman, un quartier arménien, un quartier chrétien et un quartier juif. Ces quartiers sont entourés de remparts dont la partie visible aujourd'hui a été construite entre 1535 et 1538. Cependant, les recherches menées par Vincent Lemire montrent le caractère exogène (apportée par les pèlerins et les visiteurs) de cette cartographie tardive (XIXe siècle) qui met de côté la complexité des dynamiques de peuplements des différentes parties de la vieille ville.

Située à environ 800 m d'altitude, Jérusalem est éloignée de 33 km de la mer Morte, dont l'altitude est de 400 m au-dessous du niveau de la mer.

Mentions antiques, étymologie, autres noms

Mentions dans les textes antiques

Jérusalem est mentionnée pour la première fois dans des textes égyptiens dits « d'exécration » datant des XXe et XIXe siècles av. J.-C., période durant laquelle Canaan est vassal de l'Égypte pharaonique. La prononciation exacte de son nom ne ressort pas clairement des hiéroglyphes : on trouve Rushalimu, Urushalimu ou d'autres variantes.

Par la suite, le nom de Jérusalem (Yeroushalayim) apparaît dans la Bible hébraïque, dans des textes grecs (dont le Nouveau Testament chrétien) et dans des textes latins, païens ou chrétiens. [réf. nécessaire]

Étymologies proposées par les spécialistes

On peut supposer[réf. nécessaire] que le nom de la ville évoque le culte du dieu Shalim (ou Shalimu), car il était courant alors d'appeler les cités du nom de la divinité locale. Le nom de « Jérusalem » renvoie donc probablement au culte de ce dieu cananéen, populaire dans le panthéon ouest-sémitique, divinité de la création, de l'exhaustivité[pas clair] et du soleil couchant. Le début du mot « Jérusalem » vient de uru, qui signifie « fondation » ou « ville fondée par », le sens primitif du nom est donc « ville fondée par Shalem » ou « sous la protection de Shalem ».

Une étymologie détaillée a été donnée en 1859 par Nathaniel Philippe Sander et Isaac Léon Trenel : le nom de « Yeru-Shalem » provient selon eux de deux racines chaldéennes, YeRu (« ville », « demeure ») et ShLM, qui a donné les mots shalom en hébreu et salaam en arabe. Cette racine trilitère ShLM signifie aujourd'hui « paix », mais le sens initial était celui de la complétude, de l'achèvement, d'où dérive ultérieurement la notion de paix.

Changements de nom sous l'Empire romain

En 130 après J.-C., l'empereur Hadrien donne à Jérusalem le nom romain d'« AElia Capitolina », Aelius étant le nom de gens d'Hadrien et Capitolinus en hommage au dieu Jupiter capitolin et procède à une refondation rituelle de la ville. Le nom couramment utilisé est Aelia.

Devenue païenne, elle est la seule ville de l'Empire romain à être interdite aux Juifs, mesure qui reste en vigueur jusqu'à la conquête musulmane (638).

En 325, l'empereur Constantin lui rend son nom, mais la christianise.

Après la conquête musulmane (638)

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