Ce Jour-là

Jérôme Lambert (homme politique)

Homme politique français

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Jérôme Lambert, né le 7 juin 1957 à Vincennes (Seine), est un homme politique français, député rattaché au Parti socialiste.

Plus jeune parlementaire de France lors de sa première élection en 1986 à l'âge de 28 ans, il occupe le siège de député de la Charente jusqu'en 1993, puis sans discontinuer depuis 1997, ensuite réélu à quatre reprises jusqu'en 2022.

Origines familiales et vie personnelle

Jérôme Lambert fait partie de la famille Mitterrand, étant petit-neveu de l'ancien président de la République française François Mitterrand, de Robert Mitterrand, industriel, et du général Jacques Mitterrand. Sa mère, Brigitte Landry, épouse Lambert, est la fille de Colette Mitterrand épouse Landry (1914-2004), sœur aînée de François Mitterrand, et donc tante de Frédéric Mitterrand, ancien ministre de la Culture, de Gilbert Mitterrand, ancien député, de Jean-Christophe Mitterrand, ancien journaliste, et de Mazarine Pingeot, enseignante et écrivain. Colette Landry, grand-mère de Jérôme Lambert, reste propriétaire de la maison familiale de Jarnac jusqu'à son décès ; la propriété est ensuite rachetée par la ville de Jarnac en 2005, puis cédée à l'Institut François-Mitterrand en 2011.

Jérôme Lambert signale avoir adhéré au Parti socialiste à l'âge de 15 ans, ce qui aurait suscité le scepticisme de son grand-oncle alors premier secrétaire du Parti. Il indique avoir été à la fois influencé par le futur Président, qu'il a notamment fréquenté lors des congés familiaux à Hossegor, et en désaccord avec lui. Il décrit son parent comme un « grand homme » s'étant laissé « griser par le pouvoir ».

Animateur du Mouvement motard, dès 1977, porte-parole du Comité de lutte des motards de la Bastille, il participe à la création de la Fédération française des motards en colère (FFMC), en 1979, dont il fut le premier directeur des publications.

Il suit ses études secondaires à Angoulême (collège privé Saint-Paul puis lycée Guez-de-Balzac), puis au lycée Balzac de Paris. Diplômé de l'université Panthéon-Sorbonne en maitrise de droit des affaires, il a suivi des études de science politique à Paris. Il est également diplômé de l'Institut des Hautes Études de la Sécurité Intérieure (11e session), diplômé du Centre des Hautes Études de l'Armement (37e session) et de l'Institut des hautes études de Défense nationale (58e session).

Adhérent de la Jeunesse étudiante chrétienne, dès l'âge de 13 ans, il adhère au Parti socialiste en 1972, à l'âge de 15 ans. Il est membre du Secrétariat national des Jeunesses socialistes. Il affirme dans sa jeunesse avoir « [cassé] la gueule aux fachos » en compagnie de ses « copains d'extrême-gauche ». En 1976, il est permanent du Comité pour l'organisation du syndicat des étudiants de France, créé par le Parti socialiste pour contrebalancer l'UNEF, jugée trop marxiste par la direction du parti.

Son engagement électoral commence en 1983 avec son élection au conseil municipal de Jarnac, ville natale de François Mitterrand. Deux ans plus tard, il est candidat aux élections cantonales, mais est battu par le maire UDF de Jarnac.

Il est élu député, benjamin de l'Assemblée Nationale, le 19 mars 1986 au scrutin proportionnel départemental, puis en 1988, 1997, 2002, 2007, 2012 et 2017 dans la troisième circonscription de la Charente. Membre du groupe socialiste, il siège au sein du groupe RRDP (Radicaux républicains démocrates et progressistes) à compter de mars 2014 après avoir démissionné du groupe SRC (socialiste). En 2017, il rejoint à nouveau le groupe socialiste. Son secrétariat parlementaire se trouve à Juillé.

À l'Assemblée, il est rapporteur budgétaire de la commission des Lois (1990-1993 puis 1997-2002) pour les départements d'outre-mer, puis pour l'Administration Générale et Territoriale de l'État (2007-2012). Il est également rapporteur du budget « action extérieure de l'État » à la commission des Finances (2012-2014) et vice-président de la commission des Affaires européennes (2010-2017). Membre de la commission des Affaires étrangères et de la commission des Affaires européennes, il est aussi membre de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.

Colonel de la réserve citoyenne de la Gendarmerie nationale, il crée et préside à compter de 2007 le groupe d’études des réservistes citoyens de l'Assemblée nationale.

En 2014, il décide de quitter le groupe socialiste de l'assemblée et rejoint les radicaux. Après sa réélection en 2017, il rejoint à nouveau le groupe socialiste. En avril 2018, sur 400 scrutins publics qui se sont déroulés à l'Assemblée, il est le député du groupe qui a le moins souvent voté en accord avec le groupe LREM.

Juste après les révélations liées à l'affaire Fillon, la Charente Libre révèle que le travail de son épouse et assistante parlementaire est introuvable.

Justifiant ses prises de position parfois divergentes de son groupe parlementaire, il déclare en 2017 refuser de « se cantonner dans un rôle de député presse-bouton, comme 80 % des parlementaires », estimant que cette prise d'autonomie demande « un certain temps ». Sur la mandature 2012-2017, il précise alors avoir approuvé une centaine des 150 textes de la majorité, pour 35 abstentions et une quinzaine d'oppositions. Il qualifie le PS de « parti d'apparatchik », tout en reconnaissant ne pas savoir où aller d'autre.

Aux élections législatives de 2022, il est investi par la Nouvelle Union populaire écologique et sociale. Du fait de prises de position antérieures de l'intéressé, cette désignation suscite la désapprobation de militants LGBT, de La France insoumise et d'Europe Écologie Les Verts. Sandrine Rousseau, écologiste également candidate de l'union, oppose un « Not in my name » à cette investiture. Il n'est finalement pas investi par le PS. Plusieurs élus et candidats de gauche font partie des 600 signataires d’une tribune publiée début mai par Têtu contre son investiture pour un huitième mandat dans le cadre de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale. Obtenant 17,92 % des suffrages, il est battu dès le premier tour.

En juin 2024, il sollicite une investiture au titre de l'union de la gauche pour les élections législatives anticipées. Celle-ci échoit toutefois à la maire PS de Chirac, Virginie Lebraud.

Permanent du Parti socialiste, à partir de 1977, il fut délégué général du Parti socialiste, responsable des Fédérations et du Contentieux, puis des Élections, jusqu'en 1997, à ce titre il a été le collaborateur de nombreux dirigeants socialistes, dont Louis Mermaz, Paul Quilès, Marcel Debarge, Bertrand Delanoë, Daniel Vaillant et Jean-Pierre Bayle.

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