Ivan Reitman est un réalisateur, scénariste et producteur canado-américano-tchécoslovaque, né le 27 octobre 1946 à Komárno, en Tchécoslovaquie, et mort le 12 février 2022 à Montecito (Californie, États-Unis).
Il est surtout connu pour son plus gros succès critique et commercial, la comédie fantastique SOS Fantômes (1984), ainsi que sa suite, SOS Fantômes 2 (1989).
Durant les années 1980-1990, il confirme au box-office en dirigeant Arnold Schwarzenegger dans trois comédies loufoques : Jumeaux (1988), Un flic à la maternelle (1990) et Junior (1994).
Il produit aussi d'autres comédies, comme Beethoven (1991) et sa suite, Beethoven 2 (1993).
Ivanco Reitman est né dans la ville de Komárno en Tchécoslovaquie (aujourd'hui en Slovaquie), le 27 octobre 1946, fils de Klara (Raab) et de Ladislav « Leslie » Reitman. Les deux parents de Reitman étaient juifs hongrois ; sa mère a survécu au camp de concentration d'Auschwitz et son père était un résistant clandestin. Sa famille est arrivée au Canada en tant que réfugiée lorsque Reitman avait quatre ans. Reitman a fréquenté l'Oakwood Collegiate à Toronto et a été membre du groupe de chant Twintone Four.[citation nécessaire] Il a fréquenté l'Université McMaster et a obtenu un baccalauréat en musique en 1969. À McMaster, il a produit et réalisé de nombreux courts métrages.
Après avoir remporté un prix de musique dans un concours inter-facultés, Ivan Reitman produit et réalise pendant ses études plusieurs courts métrages comme The Guitar Thing (1967), Orientation (1968) et Freak Film (1968) qui sont diffusés par la télévision locale.
Après ses études, il fonde une société de distribution spécialisée dans le cinéma non commercial.
Peu après, il entre à la télévision en tant que producteur, où il fait la connaissance de Dan Aykroyd, auquel il confie la présentation d'une émission intitulée Greed.
Réalisateur de comédies indépendantes (années 1970)
Alors qu'il se lance dans la réalisation de son premier film, la comédie Foxy Lady, sortie en 1971, il produit plusieurs spectacles à Toronto, dont Spellbound, qui triomphe quelques années plus tard à Broadway sous le titre The Magic Show.
Il travaille ensuite pour le célèbre magazine satirique National Lampoon. Durant ces années, il réalise plusieurs longs-métrages : la comédie horrifique Cannibal Girls (1973), avec Eugene Levy et Andrea Martin, puis la potacherie Arrête de ramer, t'es sur le sable (1979) et la satire militaire Les Bleus (1981), toutes deux portées par Bill Murray. Parallèlement, il produit le futur film culte American College (National Lampoon's animal House) (1978), réalisé par John Landis, avec John Belushi. Le succès est fulgurant.
Réalisateur et producteur à succès (années 1980-1990)
Alors qu'Ivan Reitman produit et met en scène à Broadway, la comédie musicale Merlin, l'acteur et humoriste Dan Aykroyd lui fait parvenir un scénario dans lequel il est question de chasseurs de fantômes. Le réalisateur accepte le projet, qui devient SOS Fantômes. Le cinéaste complète la distribution avec ses compères Bill Murray, Harold Ramis et Rick Moranis. Sorti en 1984, le film est un carton critique et commercial, surtout sur le territoire américain.
Devenu un réalisateur convoité, il accepte d'abord de produire et réaliser un projet traditionnel, le drame L'Affaire Chelsea Deardon (1986), qui lui permet de diriger Robert Redford et Daryl Hannah. Les critiques sont très mitigées et le box-office décevant.
Il accepte alors de se cantonner à des comédies aux concepts improbables : il dirige Arnold Schwarzenegger à trois reprises : pour les comédies Jumeaux (1988), avec Danny DeVito, Un flic à la maternelle (1990) et Junior (1994). Des succès commerciaux aux États-Unis.
Dans un même temps, il retrouve ses comédiens de SOS Fantômes : Murray et sa bande pour la suite SOS Fantômes 2 (1989), qui rapporte la moitié du premier opus et convainc la moitié de la critique ; puis Sigourney Weaver pour la romance Président d'un jour (1993). Il dirige aussi deux valeurs sûres de la comédie américaine, Robin Williams et Billy Crystal, pour la comédie Drôles de pères (1997).
Parallèlement à ces différentes réalisations, il produit plusieurs comédies, souvent des succès plus importants que ses propres films : la potacherie Arrête ou ma mère va tirer ! (1992), les deux premiers Beethoven (1992-1993) et Space Jam (1996), avec Michael Jordan et Bugs Bunny.
Il conclut la décennie 1990 avec un échec, celui de la comédie d'aventures romantique Six jours, sept nuits (1998), portée par le tandem Harrison Ford et Anne Heche.