Ivan Basso est un coureur cycliste italien né le 26 novembre 1977 à Gallarate et professionnel de 1998 à 2015. Considéré comme l'un des meilleurs coureurs de courses par étapes des années 2000, il a notamment remporté les Tours d'Italie 2006 et 2010 et terminé deux fois sur le podium des Tours de France 2004 (troisième) et 2005 (deuxième). En 2007, Basso est suspendu deux ans pour dopage. Sa suspension prend fin le 24 octobre 2008.
Après sa fin de carrière de coureur en 2016 , il devient directeur sportif de l'équipe Tinkoff, puis de l'équipe Trek-Segafredo en 2017. Depuis 2018, il est manager de l'équipe Kometa, qui fait partie de la fondation créée par Alberto Contador.
Ivan Basso naît à Gallarate, dans la province de Varèse en Lombardie. Il y grandit avec ses parents, fans de cyclisme, et avec pour voisin le coureur Claudio Chiappucci.
Débuts prometteurs chez Riso Scotti (1998-2000)
Vice-champion du monde juniors en 1995, son premier titre majeur est celui de champion du monde espoirs obtenu en 1998 à Valkenburg, sur les routes de l'Amstel Gold Race. Il l'emporte en solitaire devant ses compatriotes Rinaldo Nocentini et Danilo Di Luca dans une course dominée par les italiens. Ses principaux rivaux à l'époque sont les Italiens Giuliano Figueras, champion du monde espoirs deux ans plus tôt, et Danilo Di Luca. Ce dernier, troisième en 1998, prétend avoir été en mesure de remporter le championnat du monde espoirs si la tactique de l'équipe ne l'en avait pas empêché.
La même année, Ivan Basso passe professionnel en septembre sous les couleurs de l'équipe italienne Asics-CGA de Davide Boifava. Cette formation fusionne en 1999 avec l'équipe Riso Scotti et conserve le nom de cette dernière. Ivan Basso participe avec elle à son premier Tour d'Italie. Il abandonne dès la huitième étape, mais a cependant déjà l'ambition de gagner cette épreuve à l'avenir. Sa fin de saison est plus prometteuse avec deux podium sur le Trofeo Matteotti et le Tour du Frioul.
En 2000, alors que son équipe a pris le nom d'Amica Chips-Tacconi Sport, il participe à son second Giro, qu'il termine cette fois à la 52e place. En août, il acquiert sa première victoire professionnelle durant le Regio-Tour, remportant la première étape ainsi qu'un court contre-la-montre individuel deux jours plus tard. Il prend la deuxième place du classement final de cette épreuve derrière son coéquipier Filippo Simeoni.
Confirmation à la Fassa Bortolo (2001-2003)
Puis il est séduit par la formation de Giancarlo Ferretti, la Fassa Bortolo, où il signe pour la saison 2001. Ivan Basso commence son année en dominant l'étape se terminant au sommet du Mont Faron lors du Tour méditerranéen devant Davide Rebellin mais chute dans la 4e étape. Il se fracture la clavicule et doit abandonner la course alors qu'il porte le maillot de leader. Il effectue son retour lors de la Flèche wallonne. Échappé, il est le dernier à être repris par le vainqueur, le Belge Rik Verbrugghe et termine juste derrière lui.En juin, de retour en forme, il participe à la Bicyclette basque où il gagne une étape devant Joseba Beloki. Il court également le Tour d'Autriche où il remporte également une étape. Il est alors sélectionné par la Fassa Bortolo pour son premier Tour de France. À l'attaque lors de la 8e étape avec Laurent Jalabert notamment, il chute dans une descente humide et se casse la clavicule pour la seconde fois de la saison. Il termine l'étape 5e mais est contraint à l'abandon. Pour sa première saison au sein de l'équipe italienne de Giancarlo Ferretti, il marque les esprits grâce à ses trois victoires acquises lors d'arrivées montagneuses. Il termine pour la première fois dans les cent premiers du classement UCI (97e).
Il commence sa saison 2002 en participant au Tour de la Communauté valencienne. Il aide son coéquipier Alessandro Petacchi à remporter trois étapes et il finit 2e du classement général derrière Alex Zülle. Après sa bonne saison 2001, il acquiert un nouveau statut, il est notamment considéré comme l'un des favoris de la Course au soleil, Paris-Nice. Il court ensuite la reine des classiques, Liège-Bastogne-Liège qu'il termine troisième derrière les italiens de la Mapei-Quick Step, Paolo Bettini et Stefano Garzelli. Après ce bon début de saison, il participe pour la seconde fois au Tour de France. Pour la première fois de sa carrière, il est en mesure de jouer un classement général sur un grand tour et termine 11e du général ainsi que le maillot blanc du meilleur jeune après avoir été à l'attaque dans l'étape de la Mongie. Il termine sa saison par une seconde place au Tour d'Émilie derrière son coéquipier Michele Bartoli, une 9e au Championnat de Zurich, et une 15e place au Tour de Lombardie après un travail pour Michele Bartoli.
En 2003, Basso apparaît comme le nouveau leader italien sur les courses par étapes[réf. nécessaire]. Mais son manque de victoires en 2002 et l'évolution de Alessandro Petacchi qui devient l'un des leaders du sprint mondial l'empêche d'avoir les pleins pouvoirs sur des courses tel que le Tour de France[réf. nécessaire]. Sa saison commence doucement avec une 10e place sur la classique printanière Liège-Bastogne-Liège et une 5e sur le Tour de Catalogne. Lors du Tour de France, les succès de son coéquipier Alessandro Petacchi lui permettent de vivre la première partie dans l'ombre. Malheureusement un virus décime l'équipe Fassa Bortolo (dont Petacchi) et seuls Dario Cioni et Marzio Bruseghin sont là pour l'aider en montagne. Il termine 7e au classement général sans avoir spécialement pesé sur la course. Après le Tour de France, il termine second de la Classique de Saint-Sébastien, battu au sprint par Paolo Bettini après l'avoir rattrapé dans la dernière bosse de la course, l'Alto de Gurutze. En septembre 2003, il signe dans l'équipe danoise CSC de Bjarne Riis, son attentisme en course étant décrié par rapport à ses débuts professionnels où ses attaques franches lui permirent de gagner plus souvent[réf. nécessaire].
Leader de l'équipe CSC (2004-2006)
2004 : premier podium sur le Tour de France
En 2004, c'est avec de grandes ambitions qu'il rejoint l'effectif de Bjarne Riis au CSC après le départ de l'américain Tyler Hamilton chez Phonak malgré des tentatives d'approches de l'équipe de Lance Armstrong, l'US Postal Service-Berry Floor future Discovery Channel. Ses énormes qualités de grimpeur et ses grands progrès en contre-la-montre en font l'un des meilleurs coureurs de courses par étapes[réf. nécessaire]. Il commence sa saison avec une 2e place au Tour méditerranéen derrière son coéquipier Jörg Jaksche avant de finir 11e de Paris-Nice où son équipe place 4 coureurs dans les 10 premiers, 8e de la classique belge Liège-Bastogne-Liège avant de terminer sa première partie de saison en finissant 7e du Tour de Romandie. Il participe ensuite au Critérium du Dauphiné libéré en finissant notamment 2e de la 6e étape derrière le grimpeur danois Michael Rasmussen et se classe 4e du championnat d'Italie contre-la-montre. Il prend part ensuite au Tour de France où il remporte la victoire d'étape à La Mongie au terme de la 12e étape. Il est le seul à pouvoir suivre le sextuple vainqueur Lance Armstrong dans toutes les étapes de montagne. Il termine 3e du classement général derrière celui-ci et l'Allemand Andreas Klöden après avoir perdu la deuxième place lors de l'ultime contre-la-montre au profit du coureur de l'équipe T-Mobile. Après ce Tour de France, il finit 6e de la Classique de Saint-Sébastien et termine sa saison avec une victoire au Tour d'Émilie et une 3e place au sprint au Tour de Lombardie derrière Damiano Cunego et Michael Boogerd. Il est classé 11e du Classement UCI, son meilleur classement avant la mise en place du ProTour et 11e de la dernière édition de la Coupe du monde.
2005 : deuxième podium sur le Tour de France
En 2005, il prévoit de doubler Tour d'Italie-Tour de France dans l'optique de gagner les deux grands tours, exploit qui n'a plus été réalisé depuis Marco Pantani en 1998. Malheureusement sa mère décède d'un cancer durant le mois de janvier. Il participe en début de saison au Critérium international qu'il finit 4e mais reste discret avant le départ du Tour d'Italie. Il se présente au départ de Reggio de Calabre avec le statut de favori. Après un début de tour bien à l'abri dans le peloton, il termine 2e de la 8e étape contre-la-montre derrière son coéquipier David Zabriskie et de la 11e derrière Paolo Savoldelli. Il prend à cette occasion le maillot rose de leader. Mais Ivan Basso est malheureusement pour lui victime de problème gastriques durant les 13e et 14e étapes et perd toute chance de victoire finale au classement général. Une fois remis de ses problèmes de santé, il gagne la 17e étape en solitaire et la 18e contre-la-montre. Il se classe finalement 27e. Deux mois plus tard, il se présente au départ de Challans en Vendée comme l'un des principaux outsiders contre Lance Armstrong. Après avoir été le seul favori à pouvoir suivre ce dernier dans les Pyrénées comme l'année précédente, il termine deuxième du classement final. Il gagne ensuite le Tour Danemark en remportant au passage les 1re, 2e, 3e et 5e étapes. Il se classe 24e de la première édition du ProTour.