L'Institut royal du Patrimoine artistique (IRPA), en néerlandais : Koninklijk Instituut voor het Kunstpatrimonium (KIK), est l'établissement scientifique fédéral belge qui étudie, sauvegarde et valorise le patrimoine artistique belge.
Depuis 1948, il associe historiens de l'art, chimistes, physiciens, restaurateurs et photographes, ce qui permet une approche variée et complète des œuvres d'art.
Installé à Bruxelles, l'IRPA met ses services à la disposition des musées, des églises, des collections publiques, voire des collectionneurs privés de toute la Belgique.
1934 : Jean Capart, conservateur en chef des musées royaux d'art et d'histoire de Bruxelles, créé un laboratoire de recherche physico-chimique, associé au Service de Documentation belge préexistant (depuis 1920). La direction est confiée au chimiste Paul Coremans.
1940-1945 : Un service essaya de sauver les cloches des églises : d'abord pour cause d'inventaire et après enlèvement par les troupes allemandes, les retrouver en Allemagne. Ce service était sous la direction d'Etienne de Geradon.
1948 : le 28 juin, un décret du Régent fonde les Archives centrales iconographiques d'Art national et le Laboratoire central des musées de Belgique (ACL).
1957 : les ACL deviennent l'une des dix institutions scientifiques nationales. L'institution prend le nom d'Institut royal du patrimoine artistique (IRPA).
En 1962, l’Institut s’installe dans le bâtiment qu’il occupe encore aujourd’hui : parc du Cinquantenaire. Le bâtiment conçu à l’époque par René Sneyers et l’architecte Charles Rimanque est l'un des premiers au monde à être spécialement conçu pour faciliter l'approche interdisciplinaire des œuvres d'art.
Depuis 2007, certaines parties du bâtiment sont classées aux Monuments et Sites de Belgique, en particulier le mobilier dû à Stéphane Jasinski.
L'institut est organisé en trois unités de recherche :
La tâche principale du département documentation est la constitution d'un inventaire photographique du patrimoine culturel belge.
Il est composé de quatre services :
la recherche en histoire de l'art,
le centre d'étude des primitifs flamands,
L'infothèque, ouverte au public, comprend la bibliothèque scientifique spécialisée, les archives de l'Institut, les dossiers de conservation-restauration et la photothèque qui compte plus d'un million de clichés en noir et blanc, et en couleurs.
Les plus anciennes photos datent de la fin du XIXe siècle. Les sujets concernent tous les aspects du patrimoine artistique belge (beaux-arts, métiers d'art, architecture, archéologie). En outre, plus de 10 000 photographies traitent du folklore, des traditions et à de l'histoire de la Belgique (guerres, famille royale, événements...).
Grâce au portail Belgian Art Links and Tools (BALaT), près de 700 000 photos sont consultables en ligne, dont 650 000 sont téléchargeables gratuitement. Le catalogue de la bibliothèque — 80 000 livres et articles —, ainsi que des répertoires d'artistes, sont également en ligne.
Ce fonds photographique s'est constitué peu à peu. On peut indiquer trois grandes phases d'acquisition :