L'histoire du Togo est marquée par la présence des Portugais sur la côte au XVe siècle, avec l'installation d'un comptoir à Saint-Georges-de-la-Mine (Elmina). Colonie allemande dès 1884, le Togoland est partagé, après la Première Guerre mondiale, en deux parties : une partie, le futur Togo, se trouve ainsi, en 1922, placée sous mandat de la France, tandis que l'autre, le Togoland britannique, placée sous tutelle de la Grande-Bretagne, est rattachée à l'ancienne colonie britannique de la Côte-de-l'Or (1821-1957), devenue indépendante en 1957 sous le nom de Ghana, en référence à l'ancien Empire du Ghana (350-1250, approximativement). Le territoire du Togo français gagne son indépendance en 1960.
On a découvert dans l'ensemble du pays, des objets lithiques (meules, broyeurs, pierres taillées, etc.) et des perles de pierre notamment dans le Nord du pays où la nature du terrain, plus sec et plus dégagé, les rendent plus visibles.
Les études préhistoriques restent encore insuffisantes et ne sont pas encore assez nombreuses, pour permettre de faire précisément un lien avec les cultures voisines. Cependant, on a réussi également à retrouver de nombreuses traces d'activité métallurgique.
Protohistoire, histoire du peuplement du Togo
Le pays Bassar au centre et au nord du Togo est devenu, à partir du VIIIe siècle, l'une des principales régions de production métallurgique d'Afrique de l'Ouest. Les vestiges d'anciens fourneaux et les scories confirment l'intensité de l'activité métallurgique pendant plusieurs siècles. De plus, on sait que les forgerons exportaient le fer extrait des minerais de la région jusqu'à la ville de Kano au Nigeria. Quelques-uns de ces hauts-fourneaux mesuraient jusqu'à trois ou quatre mètres de hauteur, servant aux Bassaris à réduire le minerai de fer.
Les Bassar, les Tamberma et les Kabyés se trouvent déjà dans les régions montagneuses lorsque arrivent de nouvelles populations déplacées par les événements qui déstabilisent durablement l'Afrique occidentale comme la traite des noirs, l'introduction de fusils ou encore les apports des colporteurs musulmans parlant haoussa et qui islamisent les savanes du nord du pays. Ces derniers fondent certaines villes qui portent encore des noms haoussa comme Sansanen Mango qui signifie le « camp du manguier » et Gerin Kouka dire la « ville du baobab. » De plus, la plus ancienne ville du sud du pays porte un nom haoussa : Ba Guida qui signifie « pas d'habitation. »
Dans le Nord, les Gourma sont donc islamisés et les Kotokoli s'installent autour de Sokodé ; les Tchokossi s'installent dans la région de Mango. Le centre et le sud du pays subissent les conséquences de la montée en puissance des Bariba du Bénin ainsi que du royaume de Dahomey et des Ashantis du Ghana.
Réfugiées dans leurs montagnes, les populations locales résistent cependant aux razzias que subissent leurs voisins.
Dans le Sud, les populations venues de l'Est, à l'exemple des Ewés, s'installent en vagues successives à partir du XVe siècle et jusqu'au XVIIe siècle, au moment même où les Portugais débarquent sur la côte.
Les Éwés s'établissent autour de Tado, près de Notsé, au siècle suivant. Leur roi, Agokoli, fait édifier une enceinte faite d'argile pour protéger Notsé des réfugiés affluant du Nord.
Au XVIIe siècle, devenus nombreux, les Éwés se dispersent dans l'Ouest, jusqu'à la rive gauche de la Volta.
Liste de civilisations de l'Afrique précoloniale
Langues au Togo, Groupes ethniques au Togo
Culture yoruba (en), marques tribales yorubas, art yoruba
Royaume d'Akwamu, akan, (1620c-1734)
Kotokolie (de), chefferie temba (XVIIIe siècle)
Colonisation européenne (Portugal, Danemark, France, Angleterre, Allemagne...) (1470-1960)
Les navigateurs européens João de Santarém et Pedro Escobar accostent vers 1470, dans ce qui va devenir la Côte des Esclaves, avec ses ports négriers (Porto Seguro, actuelle cité d'Agbodrafo, Maison Wood).