Ce Jour-là

Hervé Vilard

Chanteur français

Anúncio

René Villard, dit Hervé Vilard, né le 24 juillet 1946 à Paris 12e, est un auteur-compositeur-interprète français.

Il connaît le succès à partir de 1965 grâce à sa chanson Capri c'est fini. Nous (1979), Reviens (1980) et Méditerranéenne (1983) font partie de ses autres grands succès.

René Villard naît dans un taxi en route pour l'hôpital Saint-Antoine le 24 juillet 1946 à 5 heures du matin à Paris. Orphelin d'un père corse qu'il ne rencontrera jamais, il est, à l'âge de six ans, retiré à sa mère, vendeuse de violettes, déchue de ses droits maternels à la suite d'une dénonciation d'une voisine la disant alcoolique.

Il est envoyé à Paris, à l'orphelinat Saint-Vincent-de-Paul, matricule 764, où il subit des viols ainsi que des coups de martinet.

Après avoir tenté de s'échapper plusieurs fois, il est placé successivement dans sept familles d'accueil. Parmi ces familles, il est élevé par des métayers berrichons très pauvres qui l'élèvent comme leur propre fils.

En 1957, il rencontre à La Celette l'abbé Anthony Angrand, qui l'éveille à la musique et à la littérature. Il devient alors enfant de chœur. À treize ans, il obtient son certificat d'études avec mention. Chanteur à l'église, il envisage, un an plus tard, de s'investir dans une carrière musicale. Auparavant, il est forcé à aller à Felletin apprendre le métier de maçon, et fait sa première fugue.

En 1962, à seize ans, Villard fugue une deuxième fois. Il part cette fois à Paris, où il fréquente loubards et prostituées dans le quartier de Pigalle. Après avoir effectué quelques cambriolages et autres dégradations (il tague notamment sur les murs « OAS vaincra » et « Libérez Salan »), il est placé en foyer de redressement.

Rêvant toujours d'une carrière musicale, il enchaîne les auditions et les séances de Radio-crochet.

Durant cette même année 1962, il rencontre dans le quartier Montparnasse le peintre Dado. Remarquant que le jeune homme a faim, Dado lui offre la moitié de son sandwich et l'invite à son vernissage. Villard s'y rend et sympathise avec le galeriste Daniel Cordier, qui deviendra en 1962 son tuteur légal jusqu'à sa majorité et lui permettra de côtoyer la haute société parisienne, notamment André Malraux, Pierre Mendès France, Yvonne de Gaulle, François Mitterrand, Francis Bacon, Henri-Georges Clouzot, Louis Aragon, Marie-Laure de Noailles et Nadine de Rothschild.

Il trouve un emploi chez Sinfonia, un disquaire des Champs-Élysées (devenu Lido Musique en 1969). La nuit, pour payer ses cours de chant, il est disc-jockey dans les boîtes de nuit, notamment au Bus Palladium.

Repéré lors d'une audition par Louis Hazan, le directeur des disques Philips, Villard signe avec le label Mercury Records un contrat qui aboutit en décembre 1964 à la sortie de son premier 45 tours. L'EP, qui comprend quatre titres dont Je veux chanter ce soir et Une voix qui t'appelle, ne connaît pas le succès.

Sa maison de disques veut lui faire chanter une reprise d'un tube américain mais il refuse, voulant écrire et composer ses propres chansons. On lui accorde alors deux mois.

René Villard prend alors le nom de scène d'« Hervé Vilard », enlevant un « L » à son patronyme pour qu'il soit plus gros sur les titres et adoptant le prénom d'« Hervé » qui correspond phonétiquement aux initiales de son vrai nom « R. V. ». Il ne désire pas enlever le « D » final, de peur qu'on le confonde avec le fils de Jean Vilar.

Travaillant à l'élaboration de son deuxième 45 tours, il s'inspire d'une chanson de Charles Aznavour, C'est fini. En rentrant d'une audition ratée au Golf-Drouot, il aperçoit dans un couloir du métro une grande affiche publicitaire représentant une baie méditerranéenne sur laquelle est écrit "Partez en vacances à Capri". Il rentre chez lui inspiré, écrit des paroles, compose et chante sur son petit magnétophone Farfisa en sept minutes la mélodie de Capri, c'est fini (le titre d'origine était Marie, c'est fini, à la suite d'une rupture amoureuse avec une jeune fille de Nice). Sa maison de disques, peu enthousiaste, consent finalement à produire le titre. Refusée par le jury du concours la Rose d'or d'Antibes, elle est néanmoins diffusée sur Europe 1, elle sort en juin 1965 sur un EP rassemblant trois autres titres, dont la reprise d'un succès italien de Jimmy Fontana Il Mondo et l'adaptation d'une ritournelle du folklore napolitain. Le titre se classe n°2 des ventes en France, où il s'écoule à plus de 400 000 exemplaires. La chanson est alors enregistrée en plusieurs langues, et se classe n°1 en Espagne, au Brésil et en Turquie, ainsi que dans le Top 15 en Allemagne, en Autriche, en Suisse germanophone, en Belgique et aux Pays-Bas.

En novembre 1965, il assure la première partie d'une tournée de Claude François et donne de nombreux concerts au Palais d'Hiver à Lyon, le plus grand music-hall d'Europe à l'époque.

Son premier 33 tours, qui inclut douze titres dont Capri, c'est fini, est diffusé dans toute l'Europe et s'écoule à 450 000 unités.

Il part en tournée au Liban, à Varsovie, à Moscou.

Il figure au centre au premier rang sur la photo du siècle regroupant, en avril 1966, 46 vedettes françaises du yéyé. Il fait des tournées aux côtés d'Adamo, de Michèle Torr et de son ami Christophe, et devient ami avec Dalida qui le parraine.

Anúncio

Bientôt sur l'application World in Stories

Audio, téléchargement hors ligne, sans publicité et plus.

Découvrir Premium
Hervé Vilard | World in Stories