Hervé Novelli, né le 6 mars 1949 à Paris, est un homme politique français.
Diplômé de micromécanique et dirigeant de deux PME, Hervé Novelli milite d'abord à l'extrême droite (Occident, GUD, Front national, PFN), puis au CNIP, à l'UDF et à Démocratie libérale. Député de la 4e circonscription d'Indre-et-Loire de 1993 à 1997, il est député européen de 1999 à 2002.
Réélu à l'Assemblée nationale en 2002 sous l'étiquette UMP, il a été secrétaire d'État chargé du Commerce, de l'Artisanat, des Petites et Moyennes entreprises, du Tourisme, des Services et de la Consommation dans le gouvernement Fillon II. À ce poste, il a été à l'origine de la mise en place du statut d'auto-entrepreneur.
Hervé Novelli est membre d'honneur de l'Observatoire du patrimoine religieux (OPR), une association multiconfessionnelle qui œuvre à la préservation et au rayonnement du patrimoine culturel français.
Après une scolarité au lycée Michelet de Vanves (Hauts-de-Seine), Hervé Novelli obtient une maîtrise d'économie à l'université Paris-Dauphine et un CAP de micromécanique. Alors qu'il est encore étudiant à Dauphine, Claude Harmel lui confie la gestion de la bibliothèque de l'Institut supérieur du travail (IST), organisme de formation et d'études en relations sociales et syndicales.
De 1977 à 1986, Hervé Novelli est chargé de mission pour la Chambre syndicale de la sidérurgie française. Il devient PDG en 1983 des établissements Janton, PME spécialisée dans le secteur paramédical, à la suite du décès de son père en 1982. Il en cède la direction en 1986, date où il est officiellement nommé chef de cabinet du ministre de l'Industrie, des PTT et du Tourisme, Alain Madelin, principale figure de l’UDF au sein du gouvernement de Jacques Chirac lors de la première cohabitation, de 1986 à 1988.
En 1988, il devient vice-président Europe de la banque d'affaire américaine Drexel Burnham Lambert, jusqu'à sa faillite en 1990. Cet établissement a été mis en difficulté du fait de son implication dans des scandales de délits d'initiés sur fond de crise des junk bonds.
Depuis juin 2014, il est membre du conseil d'administration du Centre des professions financières, association loi de 1901 qui vise à réunir et promouvoir les professions financières et les associations de place correspondantes.
Il a créé Wiki PME en 2015, un lobby qui se présente comme la « première communauté numérique et solidaire » et dont le but est de représenter les entrepreneurs sur les réseaux sociaux.
Il est également président de l'API, Association des plateformes électroniques faisant travailler des jeunes indépendants, organisation créée en 2019, à laquelle adhèrent Uber Eats ou Deliveroo.
Hervé Novelli commence par militer à l'extrême droite par « anticommunisme » et tradition familiale, selon ses propres propos, et particulièrement dans le courant qui avait été incarné par la Fédération des étudiants nationalistes (1962-1964), puis qui est devenu lorsqu'il s’y est investi le mouvement Occident (1964-1968), où il milite aux côtés de son ami Alain Madelin.
Avec certains membres de ce mouvement, dont Alain Robert, il crée en décembre 1968 le parti appelé Union Droit, implanté lui aussi en milieu étudiant, qui deviendra le GUD, puis Ordre nouveau (1969-1973), puis encore le Front national. Il y milite en 1973-1974, titulaire de la carte de membre no 2524. Il rejoint enfin le Parti des forces nouvelles (1974-1981).
Au début des années 1980, avec d'autres cadres du PFN, il rejoint le Centre national des indépendants et paysans, puis l'Union pour la démocratie française (UDF).
Après la défaite de la droite aux élections de 1988, Hervé Novelli et Alain Madelin fondent l'Institut Euro 92, qui a pour vocation de préparer l'entrée des entreprises françaises dans le Marché unique européen, et dont Hervé Novelli deviendra le secrétaire général.
Il rejoint le Parti républicain, une autre composante de l’UDF. Secrétaire général en 1990, il est ensuite membre du bureau exécutif en 1993, il est chargé des relations avec les Assemblées territoriales et les élus.
Élu conseiller municipal de Richelieu en 1989, il remporte le scrutin législatif de 1993 dans la 4e circonscription d'Indre-et-Loire. Son mandat parlementaire est marqué par son action auprès des entreprises : il cofonde ainsi le groupe « Audace pour l'emploi », qui réunit 42 députés issus du milieu entrepreneurial. Auteur d'un rapport sur le développement économique local et l'emploi au sein des petites et moyennes entreprises, il est également rapporteur de la commission d'enquête sur les aides à l'emploi, et rapporteur de la mission d'information sur l'application de la loi quinquennale pour l'emploi. À la demande de Gérard Longuet, il coordonne par ailleurs, de 1993 à 1995, l'action des députés membres du Parti républicain.
Après la dissolution de 1997, qui débouche sur une victoire électorale de la gauche, il ne retrouve pas son siège de député à l'Assemblée nationale, battu par le socialiste Yves Dauge. La même année, élu conseiller général d'Indre-et-Loire dans le canton de Richelieu, il prend part à la fondation de Démocratie libérale dont il devient délégué général. Il occupe la vice-présidence du conseil général de 1998 à 2001.
En 1999, il est élu député européen sur la liste d'union RPR-DL, conduite par Nicolas Sarkozy. Deux ans plus tard, Hervé Novelli devient maire-adjoint de la commune de Richelieu, président du Syndicat mixte du pays du Chinonais et président de la communauté de communes du Pays de Richelieu.