Henry Barraud est un compositeur français, né à Bordeaux le 23 avril 1900 et mort à Saint-Maurice (Val-de-Marne) le 28 décembre 1997.
Il commence ses études à Bordeaux avec Fernand Vaubourgoin. En 1927, il est renvoyé du Conservatoire de musique et de déclamation, où il suit les classes d'orchestration de Louis Aubert, de composition de Paul Dukas et de contrepoint et fugue de Georges Caussade, pour avoir refusé de suivre des méthodes « orthodoxes ».
Chargé de mission à la direction des Beaux-Arts, il joue un rôle important avec Pierre-Octave Ferroud, Emmanuel Bondeville et Jean Rivier dans la constitution de la société musicale Triton qui a vocation à faire connaître la musique contemporaine. Il est également critique musical au quotidien Le Journal en 1937.
Après la libération de Paris en 1944, il est nommé directeur musical de la Radiodiffusion française. Il fonde la maîtrise de Radio France en 1946 avec le concours de Maurice David, inspecteur général de l'enseignement musical de Paris. La direction en est confiée à Marcel Couraud. En 1948, il devient directeur de la chaîne nationale RTF puis de l'ORTF, poste qu'il conserve jusqu'à sa retraite en 1965.
Il reçoit le Grand Prix national de la musique en 1969. Son épouse est décédée en 2000.
Il a longtemps vécu dans un atelier d un immeuble 20 rue Jean Daudin à Paris 15eme
Le compositeur cherchant à définir ses œuvres, s'exprime ainsi dans le Journal musical français du 27 octobre 1956 : « Ma musique est avant tout d'ordre expressif. À mes yeux, seule compte l'intensité expressive. Mon œuvre a une base harmonique très importante et n'est nullement d'essence contrapuntique comme on l'a cru ; je pense très mélodiquement et mes thèmes apparaissent à l'état pur. Ma musique est chargée d'émotion et je cherche toujours à aller au bout de ce que j'ai à dire ; si ma musique a une chance de vivre, c'est à cela seul qu'elle le devra. »
Henry Barraud n'a rien conservé de la musique écrite avant ses trente-deux ans.
Poème pour grand orchestre (1932) (création sous la direction de Pierre Monteux en 1934)
Concerto pour piano et orchestre (1939)
Offrande à une ombre (1942), pour orchestre, à la mémoire de Maurice Jaubert
Symphonie de Numance (Symphonie no 1) (1950)
Symphonie no 2 pour orchestre à cordes (1956)
Symphonie concertante (1966), pour trompette et orchestre
Trois études pour orchestre (1967)
Une saison en enfer (1969) d'après Arthur Rimbaud
Alceste (1977), musique de scène
L'Astrologue dans le puits (1948)