Henri de Vento, marquis de Pennes, né au château des Pennes sur la commune actuelle des Pennes-Mirabeau le 23 mars 1664 et mort à Marseille le 18 mars 1738, est un officier de marine et gentilhomme français des XVIIe et XVIIIe siècles. Chef d'escadre des galères de France et chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis il était également membre de l'Académie de Marseille.
Henri de Vento descend de la famille Vento. Il est le fils aîné de Louis-Nicolas, marquis des Pennes et seigneur de Peyruis, et de Louise d'Armand Mison. Son père, chevalier de Saint-Louis, fait toute sa carrière dans le corps des galères. Son oncle, Gaspard de Vento est lui aussi dans le corps des galères, dont il est fait chef d'escadre en 1701.
Henri de Vento épouse Angélique des Rollands de Réauville, fille de François des Rolands Tertulle, seigneur de Réauville, président en la Chambre des comptes et cour des aides de Provence, et de Thérèse de Lestang. De ce mariage naissent :
Louis-Nicolas de Vento, marquis de Pennes, officier des galères, capitaine des vaisseaux du roi, directeur de l'Académie de Marseille, beau-frère de Louis Joseph Denis Borély
Toussaint de Vento, capitaine de frégate
Henri de Vento, lieutenant de vaisseau
Marguerite Gabrielle de Vento des Pennes, mariée avec Jean François de Rasque, baron de Laval.
Carrière militaire dans le corps des galères
Henri de Vento fait ses premières études dans la maison paternelle. En 1678, à l'âge de treize ans, il est envoyé à Paris, où il sert pendant quelque temps dans une compagnie de mousquetaires. Il en revient et passe ensuite dans la Marine royale en 1682 avec un brevet d'enseigne de galères. Il est fait sous-lieutenant deux ans après, et lieutenant des galères en 1693.
Il entre dans le corps des galères en 1703, il reçoit le commandement des bâtiments armés à Cette pour protéger les convois de munitions de guerre et de bouche pour le service de l'armée du roi en Catalogne. Quelque temps après, il reçoit l'ordre de se débarquer, pour observer les mouvements des flottes anglaises et hollandaises qui menaçaient cette côte. II se distingue dans ces deux emplois, et reçoit des lettres du comte de Toulouse, amiral de France, et des maréchaux de Villars, de Berwick, de Roquelaure, de Montrevel et de Noailles, pleines d'estime, que de tels supérieurs n'accordent jamais qu'à titre de récompense,
Pendant le cours de sa mission en Languedoc, l'archiduc[Qui ?] vient assiéger Roses[Quand ?], le marquis des Pennes y conduit des troupes en secours à travers une escadre ennemie, qui grâce aux dispositions qu'il a pris, ne peut attaquer son convoi. Pontchartrain, ministre de la Marine, lui envoie une lettre de remerciements.
En 1713, il reçoit le brevet de capitaine-lieutenant, et peu de temps après, il épouse Angélique des Rollands de Réauville, dont quatre enfants lui survivront.
En 1721, il est nommé capitaine en pied. Trois ans après il fait, en cette qualité, sa première campagne. Il est chargé de transporter l'ambassadeur[Qui ?] de Livourne à Civitavecchia. C'est là sa 27e et dernière campagne. En 1736, il est fait chef d'escadre des galères, et la même année il est admis à l'Académie de Marseille à la place de l'ancien évêque d'Apt.
L'auteur de son éloge nous apprend que le principal objet de ses études était l'Histoire et qu'il excellait aussi dans le genre épistolaire, et qu'on trouve dans ses lettres une justesse, une finesse et des grâces qui ne s'acquièrent pas. « On dit communément, ajoute-t-il, que pour réussir en écrivant, il faut écrire comme on parle. Cette règle, qui seroit sûre pour bien des gens, étoit infaillible pour lui. On écrit parfaitement, quand on écrit comme il parloit. »
Le marquis des Pennes passe les dernières années de sa vie dans sa terre ; il ne venait à Marseille que lorsque le service l'y appelait. Sa dernière maladie l'oblige d'y venir pour être soigné, et il y succombe le 18 mars 1738, à l'âge de 73 ans.
Dans son Histoire des hommes illustres de la Provence, Claude-François Achard dit de lui :
« Son caractère étoit un fond de bonté et de douceur, qui le rendoit aimable au milieu même des vicissitudes de la fortune et toujours égal à lui-même, il témoigna toujours un accueil caressant à ses amis: la même politesse aux indifférents et les mêmes bontés à ses inférieurs.
Ami chaud, sincère et constant, il ne négligeoit rien pour rendre service; 8c lorsqu'il n'avoit pas le bonheur de réussir, il ressentoit un chagrin plus violent que celui pour lequel il s'étoit employé.