Ce Jour-là

Henri Rieunier

Personnalité politique française

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Henri Rieunier, né le 6 mars 1833 à Castelsarrasin (France) et mort le 10 juillet 1918 à Albi (France), est un amiral et homme politique français.

Il a notamment été commandant en chef et préfet maritime de Rochefort (1889), commandant en chef et préfet maritime de Toulon (1890), commandant en chef de la 1re armée navale (1891-1892), ministre de la Marine (1893), président du conseil supérieur de la Marine, président du comité des inspecteurs généraux de la Marine de 1893 à 1898, député républicain de Rochefort (1898-1902).

Henri Rieunier est né le 6 mars 1833 à Castelsarrasin avec pour prénoms à l'état-civil Adrien, Barthélemy, Louis ; il sera prénommé Henri lors de son baptême.

Il épouse civilement le 26 août 1871 à Paris (8e) et religieusement le 28 août 1871 en l'église de la Madeleine à Paris, Victoire Louise Bance (1841-1914) fille de Balthazar Bance, éditeur d'art et de Louise Charlotte Tullié Joyant et sœur du peintre Albert Bance (1848-1899).

Il meurt le 10 juillet 1918 à Albi où auront lieu 12 juillet ses obsèques avec les honneurs militaires. Après un office funèbre célébré à la cathédrale Sainte-Cécile d'Albi, il est inhumé au cimetière des Planques. Son corps a été transféré plus tard au cimetière du Père-Lachaise, à Paris.

Après des études au lycée de Toulouse, il prépare l'École navale à Brest. Âgé de 16 ans et 10 mois, il embarque à Bordeaux le 27 décembre 1849 comme « novice » à bord du trois mâts barque le Primauguet. Il débarque à Montevideo en Uruguay le 15 avril 1850. Dès le lendemain, il rembarque sur l'Orthézien et est de retour à Bordeaux le 12 juillet 1850. Il se rend ensuite à Paris pour une année préparatoire (classe de math élémentaire) au lycée Charlemagne. Puis intègre l'École navale, et embarque en 1851 sur le navire Borda.

Participation à la guerre de Crimée et opérations en Chine

Henri Rieunier participe sur le Charlemagne à la guerre de Crimée de 1853 à 1856, dont notamment au bombardement du fort d'Odessa, la bataille de l'Alma, le siège de Sébastopol (Contusionné, il est décoré sur le champ de bataille de la Légion d'honneur pour acte de bravoure, à 22 ans) et à la prise du fort de Kinburn sur le Labrador où il servira encore, après avoir hiverné dans la mer Noire dans des conditions très rude par des froids de −27 °C, plus de dix mois en « guerre » puis en « paix ».

Sur la Némésis puis sur l'aviso Marceau et sur la canonnière Mitraille, il assiste à toutes les opérations de la 1re phase de l'expédition de Chine de la seconde guerre de l'opium, de 1857 à 1858 : prise d'assaut de Canton et des forts de Ta-Kou à l'embouchure du Peï-ho. Il fut chargé de miner et de faire sauter les forts de Ta-Kou, dans la province du Petchili.

Il quitte la Cochinchine après une campagne de près de sept années consécutives. Il apprend à parler le vietnamien.

Il participe à la prise de Tourane le 1er septembre 1858 à bord de la Némésis avec l'amiral de Genouilly, à l'attaque de la citadelle de Saïgon le 17 février 1859 et par la suite à sa défense, lorsqu'elle fut assiégée de mars 1860 à février 1861 par les douze mille hommes du maréchal Nguyen Tri Phuong. Il participe également à la prise d'assaut des forts du Donnaï et des lignes de Ky Hoa sous les ordres de l'amiral Jean Bernard Jauréguiberry, de la citadelle de Mỹ Tho et celles de Vĩnh Long, Biên Hòa. Il sert les amiraux Charles Rigault de Genouilly, Théogène François Page, et sera aide de camp et directeur des affaires indigènes de Léonard Victor Charner, Louis Adolphe Bonard et de Pierre-Paul de La Grandière. Il assiste à la signature du traité de Saïgon à bord du vaisseau Duperré le 5 juin 1862 et à sa ratification à la cour de Hué sur une table d'or par l'empereur Tu Duc, le 16 avril 1863. C'était la première fois que l'empereur Tu Duc recevait des étrangers et que l'on voyait une troupe européenne dans la capitale de l'Annam, à Hué.

Il est chargé de conduire à bord du navire Européen, au départ de Saigon le 4 juillet 1863, l'ambassade extraordinaire annamite (2 mandarins et une suite de 63 personnes) du grand mandarin Phan Thanh Giản de la cour de Hué, auprès de Napoléon III au palais des Tuileries pour tenter une renégociation du traité de Saïgon. Les mandarins et Henri Rieunier séjourneront en Égypte jusqu'à fin août. Ils seront reçus, au Caire, par Ismaïl Pacha (1830-1895), ex vice-roi et khédive d'Égypte - qui avait succédé, le 18 janvier 1863, à son oncle Saïd Pacha.

« Quan-lớn An-nam sẽ đi cống-sứ vua Pha-lan-sa, có ý xin vua châm-chước một-hai đều về việc giao-hòa. Vua An-nam cũng muốn cho hai đàng hòa-hảo, mà bỡi vì mất ba tỉnh thì tiếc lắm. Nếu vua Pha-lan-sa không muốn châm-chước một-hai đều về việc giao-hòa thì vua An-nam sẽ không bằng lòng.De grands mandarins annamites iront offrir des cadeaux en ambassade à l'Empereur des Français, avec l'intention de lui demander de tempérer un ou deux mots du traité. Le roi d'Annam aussi veut donner des deux côtés la concorde, mais parce qu'il a perdu trois provinces, alors il souffre beaucoup. Si l'empereur des Français ne veut pas adoucir un ou deux mots du traité de paix, alors le roi d'Annam ne sera pas content.En mer, à bord de l'Européen, Juillet 1863. »

— Écriture et documents uniques au monde du vice-roi de Cochinchine Phan-thanh-Giản 1er Ambassadeur-Mandarin, 1er degré, 2ème classe.

Il est l'auteur d'une Statistique du port de Saïgon en 1861, et Le Commerce de Saïgon en 1862 et la publication de deux brochures sur les ressources et l'avenir de la Cochinchine, brochures publiées la même année en 1864, sous le pseudonyme de H. Abel (le ministre de la marine, Prosper de Chasseloup-Laubat n'autorisa pas la publication avec le nom de l'auteur).

Second à bord de la Thémis lors de la campagne du Mexique

Henri Rieunier participe à la fin de la campagne du Mexique de 1865 à 1867 comme second à bord de la Thémis pour 28 mois d'embarquement en suivant un périple maritime le menant à Terre-Neuve, au Canada, aux États-Unis et aux Antilles. Le 18 septembre 1865, il est au mouillage de New York. À cette occasion il rédigera un ouvrage intitulé : « Sur l'état, la nature et la valeur des fortifications maritimes qui défendent l’accès de New-York, le premier Port des États-Unis d’Amérique ».

École de pilotage des côtes ouest de France

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