Henri Quilgars est un historien et préhistorien français, né à Guérande le 18 juin 1877 et mort à Piriac-sur-Mer le 21 mars 1937.
Né dans une famille de notables de la ville de Guérande, il y fait ses études secondaires au petit séminaire de la ville. Il poursuit ses études à Paris, à l’École des chartes et à l’École du Louvre.
De retour en Loire-Atlantique, il devient membre en 1897, à l’âge de 20 ans, de la Société archéologique et historique de Nantes, puis secrétaire de cette société entre 1901 et 1903. Il quitte sa région natale pour poursuivre une carrière dans la haute administration où il terminera avec le grade de « sous-inspecteur » de l’Assistance publique. Il décède le 21 mars 1937 à Piriac-sur-Mer, ville dont il sera maire dans les années 1930.
Son travail d'archéologue a été remarqué par ses pairs, pas par les techniques qu'il utilisait, les mêmes que ses contemporains, mais par ses analyses des objets et de la stratigraphie des sites. Il a ainsi été novateur dans l'interprétation des « briquettages » qu'il data correctement à l'âge du fer (La Tène), et dont il démontra qu'il s'agissait de four à sel (pain de sel obtenus par évaporation, dit sel ignigène). Il a aussi eu une contribution importante pour l'interprétation des silex géométriques ou « microlithes » qu'il attribua au Mésolithique.
Parallèlement à ses activités d’historien et de préhistorien, Henri Quilgars sera le fondateur à Rennes du Comité de défense des intérêts bretons en 1921 et de son journal : « La Bretagne intégrale ». Il participera ainsi aux mouvements culturels bretons de l’entre-deux-Guerres et aux mouvements nationalistes bretons de l’époque.
Avec deux amis, anciens guérandais travaillant comme lui à Rennes, puis vite rejoints par d'autres, il participe à la fondation des Amis de Guérande, en 1928.
Sa maison a été pillée sous l’Occupation, ses archives ont alors été détruites et ses collections archéologiques dispersées ou détruites. Une partie avait été heureusement déposée antérieurement au Musée Dobrée à Nantes et au « Musée des Amis de Guérande » (Musée de la Porte Saint-Michel à Guérande).
Ci-dessous une sélection des travaux et livres :
Les travaux d’Henri Quilgars sur l’archéologie et la culture bretonne sont essentiellement centrés sur le pays de Guérande et la Haute Bretagne :
Notons dans l'abondance des publications :
Fouilles du dolmen de Sandun, in Bulletin de la Société archéologique de Nantes, 1897, tome XXXVII, p. 48-57
Quelques considérations sur les monuments mégalithiques du pays guérandais, Annales de Bretagne, tome XIII, 1897
Fouilles du dolmen de Méarzin en Pénestin, 1899, Bulletin de la Société Polymathique du Morbihan, p. 109-119.
Guérande préhistorique (fouilles faites entre 1897 et 1899 dont : nécropole de Brétineau), 1900, Bulletin de la Société archéologique de Nantes, p. 1-19
Nos Origines et nos traditions, revue « Terroir breton », 1902
L’administration municipale de la ville de Guérande, La « Revue de Bretagne », 1902
L’insurrection du mois de juin 1792 dans le district de Guérande, 1905
L’église Saint-Aubin de Guérande, La « Revue de Bretagne », 1905