Ce Jour-là

Hector Malot

Écrivain français

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Hector-Henri Malot dit Hector Malot, né le 20 mai 1830 à La Bouille et mort le 18 juillet 1907 à Fontenay-sous-Bois, est un romancier français.

Malot a commencé sa carrière comme journaliste et écrivain en publiant des articles dans divers journaux et revues. Il a pourtant écrit une soixantaine de romans, où il représente la société contemporaine et les travers de son époque, (passion de l’argent, du jeu (Baccara), égarements de l’amour, subordination légale de la femme à son mari, racisme dans Pompon, dont l’héroïne est une brillante musicienne noire, ancienne esclave recueillie par un sculpteur qui finit par l'épouser…). À l’instar de Balzac, il a voulu créer une sorte de « comédie humaine », avec des personnages récurrents comme la marquise de Lucillière, le colonel Chamberlain, le notaire Le Genest de la Crochardière, ou le tortueux agent d’affaires Caffié. Mais ces romans, souvent longs, sont le plus souvent ignorés aujourd’hui, et c'est Sans famille qui lui a valu sa renommée internationale. Le roman raconte l'histoire de Rémi, un orphelin qui est vendu à un artiste de foire et qui doit affronter de nombreuses épreuves avant de retrouver sa véritable famille.

Sa carrière littéraire s'est étendue sur plus de cinquante ans.

Les parents d'Hector Malot sont Marie-Anne-Victoire Le Bourgeois et Jean Baptiste Malot. Quand ils se marient le 30 septembre 1826, il s'agit pour tous les deux de leur second mariage.

En effet, Marie-Anne-Victoire Le Bourgeois, née en 1797 à Jumièges, s'est mariée, en janvier 1818, à Laurent Narcisse Le largue, capitaine au long cours. Celui-ci meurt six années plus tard de la fièvre jaune au large des Antilles. Elle a eu avec lui deux enfants : Zoé Véronique (1821) et Édouard Joseph (1822).

Quant à Jean Baptiste Malot, notaire et maire de La Bouille, il épouse, en 1809, Reine Cécile Boulon avec laquelle il a deux enfants : Cécile (1810) et Prudence (1812). Elle meurt en 1821.

De l'union de Marie-Anne-Victoire et Jean-Baptiste, naît d'abord Victor (qui meurt en bas âge), puis, Hector, le 20 mai 1830. Celui-ci voit le jour au sein de la demeure familiale de La Bouille, sur les bords de la Seine.

Quelques heures après sa naissance, un voilier amarré devant la demeure vire brutalement et dangereusement vers celle-ci. Il brise la vitre de la chambre du nouveau-né avec son mât de beaupré. Lorsque la foule accourt, elle trouve le petit Hector dormant paisiblement comme si rien n'était arrivé : elle y voit là le présage d'une destinée peu commune.

De la Bouille à Bosc-Bénard-Commin

Le petit Hector passe les premières années de son enfance à la Bouille, bercé par l'animation qui règne dans le bourg et sur la Seine. Il observe les navires qui chargent ou déchargent leurs cargaisons, ceux qui partent pour des destinations lointaines ; il observe le passage du bac, les allées et venues des diligences, la clientèle des auberges, etc.

Alors que le père manifeste un caractère rigide empreint d'une certaine sévérité, la mère, plus conciliante, berce l'enfant de récits de voyages (peut-être inspirés par ceux de son premier époux). Elle développe ainsi son imaginaire et son goût pour les histoires. Lorsqu'à l'âge adulte, Hector s'oppose à la volonté paternelle, préférant la voie des lettres aux études de droit, elle le soutient dans son choix, ayant foi en sa vocation littéraire. En guise de remerciement, il lui dédicacera son premier roman, Les Amants.

En octobre 1835, la famille d'Hector quitte les bords de Seine pour s'installer à Bosc-Bénard-Commin dans le département de l'Eure. Ce déménagement fait suite à la cession par Jean-Baptiste Malot de son étude de la Bouille à son gendre. Il devient alors juge de paix du canton de Bourgtheroulde.

L'animation des bords de Seine de la Bouille a cédé la place au calme de la campagne. Ce nouvel environnement est propice au développement d'un nouvel imaginaire chez Hector ainsi qu'à la naissance d'un certain goût pour la lecture. Il peut rester en effet des heures enfermé à dévorer des livres, préférant ainsi délaisser ses cours de français pour la lecture de Racine, Lesage ou encore Molière.

Malgré le changement de cadre, Hector commence à apprivoiser cette vie à la campagne et à l'apprécier. Il se livre, ainsi, à de nombreuses escapades au cours desquelles « il découvre la nature, le cycle des saisons et des cultures, il s'intéresse aux arbres, aux fleurs, aux insectes, aux animaux… » Il développe alors un goût pour la nature et pour la botanique qui durera sa vie entière.

À l'âge de 9 ans, au vu des piètres progrès dont il fait preuve dans son éducation intellectuelle, Hector est envoyé en pensionnat à Rouen par son père. Marie-Anne-Victoire, sa mère, met tout en œuvre pour retarder l'échéance, mais la décision du père, ferme et inflexible, est prise en août 1839. Le départ d'Hector a lieu en octobre de la même année.

Hector arrive donc à Rouen, à l'institution Heudron et Lamardeley, fréquentée essentiellement par des fils de paysans aisés et de notables de la région. Il s'y lie d'amitié avec Jules Levallois qui sera quelque temps le secrétaire de Sainte-Beuve, futur critique littéraire.

Trois ans plus tard, en 1842, le jeune Hector entre au lycée Corneille de Rouen où Gustave Flaubert l'a précédé dix ans plus tôt. Ses études ne sont pas brillantes ; il souffre d'un système scolaire dans lequel il ne peut pas s'exprimer. Ses préférences vont à l'histoire, dont l'enseignant est un original, à l'esprit libre.

Débuts littéraires et vie familiale

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