Ce Jour-là

Harry Caray

Commentateur sportif des Cubs de Chicago

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Harry Caray (né Harry Christopher Carabina le 1er mars 1914 à Saint-Louis, Missouri, États-Unis et mort le 18 février 1998 à Rancho Mirage, Californie, États-Unis) est un commentateur sportif américain à la radio et à la télévision.

Il suit quatre clubs de la Ligue majeure de baseball, dont les Cardinals de Saint-Louis durant ses vingt-cinq premières premières années de carrière de 1945 à 1969, les Athletics d'Oakland pendant une saison, et les White Sox de Chicago pendant onze ans. Mais il est surtout identifié comme la voix des Cubs de Chicago dont il décrit les matchs de 1981 à 1997.

Caray a remporté plusieurs distinctions, notamment le prix Ford C. Frick qui lui est décerné par le Temple de la renommée du baseball en 1989.

Harry Caray grandit à Saint-Louis, où il voit le jour. Son père, un immigrant italien, meurt peu après. Sa mère, originaire de Roumanie, se remarie avec un Franco-américain, mais à la mort de celle-ci, alors que le jeune Harry n'est âgé que de 8 ans, il va vivre avec sa tante Doxie.

Harry Caray joue au baseball dans sa jeunesse. Joueur de deuxième but et arrêt-court, il est aussi frappeur ambidextre et il reçoit une bourse sportive de l'université de l'Alabama. Il doit cependant y renoncer, n'ayant pas les moyens financiers de payer son matériel scolaire, ni son hébergement. Il est fan des Cardinals de Saint-Louis dans son enfance.

Caray commence sa carrière d'animateur de radio à l'âge de 19 ans et fait ses premières armes à WCLS (en) (Joliet, Illinois), puis en 1943 comme directeur des sports à WKZO (en) (Kalamazoo, Michigan). Il devient descripteur des matchs de basket-ball des Hawks de Saint-Louis (aujourd'hui les Hawks d'Atlanta) de la NBA, des matchs de football des Tigers du Missouri, et est au micro lors de trois éditions du Cotton Bowl. Il est aussi animateur lors des matchs des Flyers de Saint-Louis de la Ligue américaine de hockey.

Cardinals et Browns de Saint-Louis

La carrière de Harry Caray démarre véritablement lorsqu'il devient animateur lors des matchs des Cardinals de Saint-Louis de la Ligue nationale de baseball en 1945. Il décrit son premier match pour WTMV (Saint-Louis) le 17 avril 1945, avec à ses côtés l'ancien joueur Gabby Street en guise d'analyste.

En 1945 et 1946, il décrit aussi les matchs des Browns de Saint-Louis, l'équipe représentant la même ville dans la Ligue américaine de baseball.

En 1946, les stations de radio décident de profiter de l'engouement de leurs auditeurs pour les Cardinals, qui connaissent une superbe saison (et remporteront à l'automne la Série mondiale). Pour ce faire, il fut décidé que lorsqu'ils joueraient loin de Saint-Louis et que les médiocres Browns étaient en congé, le match des Cardinals serait « recréé » sur les ondes des studios de Saint-Louis. Caray devait alors « décrire » l'action en se fiant sur les notes (tickers) d'un téléscripteur de Western Union, ce qu'il fit en inventant de toutes pièces certaines actions et en décrivant des spectatrices fictives « aux formes généreuses dans sa robe rouge, attrapant une fausse balle ». Son imagination le servit particulièrement bien lors des interruptions, fréquentes, de la machine qui s'enrayait, auquel cas il imagineait pour ses auditeurs des bagarres sur le terrain ou d'autres incidents absurdes

En novembre 1968, Caray est sérieusement blessé lorsqu'il est happé par une voiture à Saint-Louis. Il a les deux jambes cassées dans la collision, mais récupère de ses blessures à temps pour être de retour au travail pour la saison 1969 des Cardinals.

Après 25 ans à couvrir les activités des Cardinals, Caray est congédié en octobre 1969 par le club, qui le remplace par son collègue Jack Buck. Il décrit trois triomphes des Cardinals en Série mondiale (1964, 1967 et 1968).

Caray est en brouille avec le propriétaire des Cardinals, Gussie Busch, le propriétaire des Cardinals, n'apprécie pas, selon Caray, ses critiques envers la gestion de l'équipe. Ses 25 années au micro des Cardinals représentent la plus longue période à laquelle il fut à l'emploi d'une équipe de la Ligue majeure de baseball.

Immédiatement après avoir quitté Saint-Louis, Harry Caray est engagé comme descripteur des matchs des Athletics d'Oakland. Celui que l'on était venu à surnommer Mr. Cardinal, est engagé par le propriétaire Charlie O. Finley pour un salaire de 75 000 dollars, en plus d'un compte de dépenses. Finley présente Caray comme « l'homme qui apportera autant de couleur au club que ses uniformes vert et or ». L'expérience n'est pas couronnée de succès : elle ne dure qu'une seule saison (1970) et se termine abruptement, Caray et Finley ne s'appréciant apparemment pas. Finley est cité pour avoir dit après son départ que « cette merde qu'il faisait à Saint-Louis ne fonctionnait pas ici » (That shit he pulled in St. Louis didn't go over here). Caray, en retour, n'apprécie pas l'ingérence de Finley et refusait de changer, malgré l'insistence de son patron, sa phrase fétiche en ondes (Holy Cow) pour Holy Mule, en référence à Charlie O. The Mule, une mule utilisée comme mascotte par les Athletics. Néanmoins, l'animosité entre les deux hommes n'étaient peut-être pas si grande, puisque Caray prit quelques années plus tard la défense de Finley dans son conflit avec le commissaire Bowie Kuhn, et que Finley approcha Caray pour le rengager en 1975.

Selon le journaliste Ron Fimrite du Sports Illustrated, l'expérience ratée tiendrait plus du fait que Finley espérait générer plus d'intérêt pour son club grâce à Caray qui, en retour, considérait plutôt Oakland comme un tremplin vers un meilleur emploi. Caray n'appréciait pas non plus l'attitude à son endroit de son collègue Monte Moore, un commentateur au style beaucoup plus conventionnel qui n'acceptait pas d'avoir été mis à l'écart au profit d'un animateur excentrique.

La longue carrière de Harry Caray à Chicago, où il devient très populaire, débute en 1971 alors qu'il prend pour 11 saisons le poste de descripteur des matchs des White Sox de Chicago. Il collabore au départ avec plusieurs autres animateurs, avant de trouver le duo parfait avec l'ancien joueur Jimmy Piersall, qui le rejoint pour la première fois en ondes en 1976 et coanime avec lui à la radio et à la télévision à partir de 1977.

La longue affection des partisans de baseball de Chicago pour Harry Caray est facilitée par la proximité du personnage, bon vivant qui boit de la bière en ondes et anime les matchs du samedi après-midi assis dans les estrades populaires du Comiskey Park, souvent torse nu au milieu des spectateurs.

Du South Side de Chicago, où évoluent les White Sox de la Ligue américaine, Harry Caray passe au côté Nord et à Wrigleyville en 1982, alors qu'il devient descripteur des matchs des Cubs de Chicago. Il entre en ondes sur WGN-TV, une station à laquelle il était déjà affilié, puisqu'elle produisation les matchs télévisés des White Sox sur WSNS (en) depuis quelques années. WGN est l'une des premières « superstations » diffusées par câble, ce qui permet à Caray d'être entendu gratuitement à travers les États-Unis.

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