Haribo est une marque de confiserie allemande et le nom d'une multinationale fondée en 1920 par le confiseur allemand Hans Riegel. Elle tient son nom de son inventeur et de sa ville d'origine, Bonn : Hans Riegel Bonn.
Son premier produit commercialisé à grand succès fut l'« Ours d'Or », un bonbon gélifié en forme d'ourson.
Haribo a financé sa croissance sans aide extérieure et reste donc la propriété de la famille fondatrice. L'entreprise génère un chiffre d'affaires estimé entre 2 et 3 milliards d'euros par an, ce qui fait de la marque le numéro un de la vente de sucreries gélifiées en Europe (350 000 tonnes par an)[source insuffisante]. En Allemagne, elle détient une part de marché de 58 %.
L'entreprise possède également les marques Maoam, Zan, BärenSchmidt et Dulcia.
Le 13 décembre 1920, l'entreprise Haribo est inscrite au registre de commerce de Bonn. Selon les dires de la société, le capital de départ se limite à un sac de sucre. Le premier atelier de fabrication se trouve dans une maison acquise en 1920 dans la Bergstraße à Kessenich (commune de Bonn) et l'équipement se limite à un chaudron de cuivre, une plaque de marbre, un tabouret, un four à briques et un rouleau. Deux ans plus tard, Hans Riegel invente les « Ours danseurs » (Tanzbär), précurseurs des « Ours d'Or ».
En 1925, Haribo commence la fabrication de produits à base de réglisse. Au début des années 1930, un système de vente est installé en Allemagne et le bâtiment principal d'une nouvelle usine de fabrication est construit. En 1935, la « Haribo Lakrids A/S Kopenhagen » est fondée à Copenhague, en collaboration avec les partenaires commerciaux Christian et Eckhof Hansen.
La production diminue fortement pendant la Seconde Guerre mondiale et se concentre sur « la réglisse alimentaire et médicamenteuse », entre autres à cause du manque de matières premières.
À la mort du fondateur Hans Riegel en mars 1945, son épouse s'occupe de l'entreprise, puis la direction est reprise par les deux fils, Hans et Paul, après leur retour de captivité en 1946. Hans Riegel junior (1923-2013) « très expansif, s'occupe du commercial et de la publicité », tandis que Paul Riegel (de) (1926-2009), qui n'apparaît presque jamais en public, dirige la production.
En 1957, Haribo reprend l'entreprise « Kleutgen & Meier » de Bad Godesberg, où Hans Riegel senior avait commencé à travailler. En 1961, elle absorbe la S.A « Bonera Industrie en Handelsmaatschappij » de Bréda aux Pays-Bas, et la transforme en société privée, la « Haribo Nederland B.V »[réf. souhaitée].
En 1967, l'enseigne acquiert des parts de l'usine de confiserie française Lorette, située à Marseille, et la renomme en « Haribo-France S.A. » ; cette société fusionne en 1987 avec Ricqlès-Zan, un fabricant du sud de la France (entreprise fondée en 1862 par Henri Lafont à Uzès, qui fusionna avec la société Ricqlès en 1970) et donne naissance à « Haribo Ricqles-Zan » dont les sites de production sont à Marseille, Uzès et Wattrelos. En 1968, la marque prend une participation dans l'entreprise « Dr Hillers AG » de Solingen, qu'elle rachète entièrement en 1979. L'année suivante, démarre la construction d'une nouvelle unité de production de confiserie gélifiée, réglisse et chewing-gum, selon un plan d'extension en trois phases[réf. souhaitée].
Durant les années 1970, des organismes de distribution sont mis en place en Suède et en Autriche où la marque reprend la société « Panuli Bonbon GmbH » de Linz[réf. souhaitée]. En 1971, elle acquiert une participation majoritaire chez le fabricant Bären-Schmidt et, en 1972, une participation dans la firme anglaise Dunhills, dont elle prend le contrôle en 1994.
En 2003, Hans Riegel junior désigne un de ses neveux, Hans Jürgen Riegel, comme son successeur, sans réellement le nommer directeur. Ce dernier, « lassé » d'attendre son tour, quitte l'entreprise en 2006 après avoir développé Haribo en France et au sud-ouest de l'Europe.
Des acquisitions supplémentaires et des lancements de produits ont lieu[Quand ?], entre autres, en France, Norvège, Espagne, Finlande et Turquie[réf. souhaitée].
En 2010, un après la mort de Paul Riegel (de), ses héritiers conservent leur participation au capital. Haribo reste donc une entreprise familiale et Hans Riegel junior confie une partie de ses pouvoirs à deux de ses neveux.
Depuis la mort de Hans Riegel junior en 2013, son neveu et son « protégé », codirigent l'entreprise Haribo.
Depuis décembre 2014, le groupe teste un nouveau canal de distribution en commercialisant ses produits sur Internet et en lançant une plateforme de commerce en ligne. La même année, la marque s'associe à la marque Oasis pour tirer profit de son image auprès des enfants et relancer sa gamme de bonbons gélifiés.
En avril 2017, Haribo annonce la suppression d'une centaine de postes en France à l'horizon 2018, soit 15% de son effectif dans ce pays.
En mars 2026, Haribo annonce l'investissement dans une nouvelle usine sur son site d'Uzès avec un impact carbone réduit et permettant une augmentation de 50% de la production du site.