Le handball (/(ʔ)ɑ̃dbal/ (h aspiré), de l'allemand : /ˈhantˌbal/ ) est un sport collectif où deux équipes de sept joueurs s'affrontent avec un ballon utilisé à la main en respectant plusieurs règles sur un terrain rectangulaire de dimensions 40 × 20 m, séparé en deux camps. L'équipe déclarée victorieuse est celle qui a marqué le plus de buts à la fin du temps imparti, soit deux périodes de 30 minutes (ou moins dans les catégories jeunes) voire d'éventuelles prolongations.
Aujourd'hui essentiellement disputé dans un gymnase à sept joueurs (six joueurs de champ et un gardien de but), il existe également des versions en extérieur : le handball à onze, version historique disputée sur gazon à onze joueurs jusque dans les années 1960, et le beach handball, disputé sur sable à quatre joueurs et créé au début du XXIe siècle.
Le nom a été emprunté en 1912 à l'allemand : le substantif allemand se décompose avec Hand (« la main ») et Ball (« le ballon »), ce qui signifie littéralement « le ballon à la main », décrivant le ballon de handball lui-même. La prononciation en français européen /(ʔ)ɑ̃dbal/ est influencée par la prononciation allemande d'origine /ˈhantˌbal/ tandis que la prononciation en français canadien /(h)ɛndbɒl/ est plus proche de la prononciation en anglais nord-américain /ˈhændbɑl/ .
Le jeu moderne prend ses sources au XIXe siècle, au Danemark, sous le nom de håndbold. Dans les années 1900, un Irlandais du nom de Casey introduisit un jeu semblable au handball aux États-Unis. Il provoque un tel engouement qu'une compétition aurait même vu le jour en 1919 à Los Angeles. En Tchécoslovaquie, après la fin de la Première Guerre mondiale prenait naissance le hazena (en). Cependant, le handball est considéré comme un sport de conception danoise. Le Danois Holger Nielsen créa les premières règles du handball moderne (håndbold) en 1898. En 1919, le professeur allemand Carl Schelenz (de), de l'École normale germanique d'éducation physique de Leipzig, propose une adaptation du torball (sorte de « balle au but » pratiqué par les femmes allemandes) : il créa alors le handball à onze. En général, Schelenz est considéré comme le père du handball.
Le jeu se pratique d'abord en extérieur, à 11 contre 11. Le handball à onze est ainsi introduit aux Jeux olympiques de Berlin en 1936. En 1938, deux championnats du monde sont organisés en Allemagne et remportés par l'Allemagne : un championnat à onze et un autre à sept, avec quatre équipes européennes (Allemagne, Autriche, Danemark, Suède). Le handball est très peu pratiqué avant la Seconde Guerre mondiale en France, mais en septembre 1941 on assiste à la mise en place, avec l'aide du régime de Vichy, d'une fédération française autonome. De plus, le handball fait son entrée dans les programmes du sport scolaire. La fédération est interdite et dissoute fin 1944 au titre de l'Ordonnance d'Alger du 2 octobre 1943 (Statut des groupements sportifs et de jeunesse, Journal officiel de la République française du 7 octobre 1943). Elle ne pourra renaître, après plusieurs enquêtes administratives et financières, qu'en juillet 1952. La Fédération internationale de handball est quant à elle fondée en 1946.
Dans les années 1960, le handball à onze est progressivement abandonné au profit du handball à sept joueurs et le dernier championnat du monde à 11 a lieu en 1966. Si certaines compétitions ou matchs continuent à être joués en extérieur, le handball investit peu à peu les gymnases. Le handball est admis au programme olympique masculin en 1972 et les femmes entrent en 1976. Le handball est longtemps considéré comme un sport de complément, pratiqué l'hiver au chaud dans les gymnases. Puis, rapidement, on assiste à une véritable progression du handball jusqu'au niveau actuel, notamment grâce aux substrats actifs du milieu scolaire. Le handball doit donc beaucoup aux milieux scolaire et universitaire et tient aujourd'hui encore une place importante dans les programmes de l'Éducation nationale en France.
Au handball, le but du jeu est de faire entrer le ballon dans le but adverse plus de fois que son adversaire en utilisant uniquement les mains pour manipuler le ballon. Le principe est de dribbler avec le ballon ou de faire une passe à un coéquipier. Une fois qu'il a le ballon en main, le joueur peut avancer en dribblant mais ne peut effectuer que trois pas sans dribbler et ne peut garder le ballon plus de trois secondes s'il reste immobile.
Une rencontre oppose deux équipes et se déroule généralement en deux mi-temps de 30 minutes, séparées par une pause de 10 minutes.
Une équipe peut comprendre jusqu’à 16 joueurs inscrits sur la feuille de match (contre 14 joueurs seulement auparavant, les équipes de 16 ayant été des spécificités des fédérations continentales, nationales et de la Fédération Internationale de Handball (IHF) jusqu’au 1er juillet 2025), mais seuls 7 joueurs de la même équipe peuvent se retrouver simultanément sur l’aire de jeu. De plus, un maximum d’un seul d’entre eux peut être identifié comme gardien de but (généralement, les équipes convoquent 2 à 3 gardiens pour un match, mais un seul d’entre eux à la fois est autorisé sur l’aire de jeu). Il arrive fréquemment dans les matchs professionnels que le gardien sorte de l’aire de jeu et laisse sa place à un joueur supplémentaire (« jeu sans gardien »), pour que son équipe puisse compenser un sous-nombre dû à une sanction ou pour que son équipe soi en surnombre (« jeu à 7 »). Si plus de joueurs ou un nombre incorrect de gardiens se retrouvent présents simultanément sur l’aire de jeu, les arbitres annoncent la sanction « exclusion » au joueur ayant commis l’infraction, ce qui réduit d’un joueur le total autorisé sur l’aire de jeu pendant 2 minutes pour l’équipe sanctionnée (plus de détails sur les sanctions dans l’article Juges-arbitres (handball)#Échelle des sanctions.) Le nombre de remplacement en cours de match est illimité.
Une équipe est en temps normal constituée d'un gardien de but et de six joueurs de champ, répartis la plupart du temps en deux ailiers (droit et gauche), deux arrières (droit et gauche), un demi-centre (ou arrière-central) et un pivot (cf. section postes).
Les statistiques montrent qu'entre la fin du XXe siècle et 2003, lors des compétitions internationales le nombre de buts marqués a significativement augmenté. Les matchs enregistrant 30 buts ou plus par équipe sont de plus en plus fréquents. La compétence des gardiens semblait donc alors grandir moins vite que celle des tireurs.
L'aire de jeu est un rectangle de longueur de 40 mètres et de largeur 20 mètres comprenant une surface de jeu et deux surfaces de but. Les grands côtés sont appelés lignes de touche ; les petits lignes de but (entre les montants) ou lignes de sortie de but. Une zone de sécurité devrait entourer l'aire de jeu. Sa largeur est au moins d'un mètre le long de la ligne de touche et de deux mètres derrière la ligne de sortie de but. Il n'est pas autorisé de modifier les caractéristiques de l'aire de jeu pendant le match de sorte à avantager une seule équipe.
Le but est placé au milieu de chaque ligne de sortie de but. Les buts doivent être solidement fixés au sol ou aux murs derrière eux (s'il y en a). Ils ont une hauteur interne de 2 mètres et une largeur de 3 mètres. Les montants du but sont reliés à une traverse. Leur arête postérieure est alignée sur le côté postérieur de la ligne de but. Les montants et la traverse doivent présenter une section carrée de 8 cm. Ils doivent être peints sur les trois faces visibles du côté de l'aire de jeu en deux couleurs contrastantes (généralement rouge et blanc), se détachant nettement de l'arrière-plan. Le but doit être muni à l'arrière d'un filet suspendu de telle sorte que le ballon qui entre dans le but ne puisse rebondir ou ressortir immédiatement. Un but est marqué si la balle du tireur passe derrière la ligne du but. Les buts sont situés à chaque extrémité du terrain.
La ligne de but est tracée entre les poteaux d'un but, elle fait 3 mètres de long. La ligne extérieure (ligne arrière ou ligne de sortie de but) prolonge la ligne de but au fond du terrain, de façon que le but se situe au milieu de la ligne , les deux lignes extérieures délimitent le terrain en longueur (40 mètres). Les lignes latérales (lignes de touche) délimitent la largeur du terrain (20 mètres). La ligne médiane relie les milieux des lignes de touche. Ces lignes sont continues.