Ce Jour-là

H.D.

Poète américaine

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Hilda Doolittle, connue sous le nom de plume H.D. (10 septembre 1886 – 27 septembre 1961), est une romancière et poétesse américaine centrale du mouvement imagiste.

Hilda Doolittle naît le 10 septembre 1886 à Bethlehem, en Pennsylvanie. Son père, Charles Leander Doolittle, est professeur d'astronomie à l'université de Pennsylvanie, sa mère est de spiritualié morave. Elle étudie le grec ancien à Bryn Mawr College, où elle rencontre les poètes Marianne Moore et William Carlos Williams.

En 1911, elle quitte les États-Unis pour la France en compagnie de son amante, puis s'établit seule à Londres à la demande d'Ezra Pound. En 1913, elle épouse Richard Aldington, un poète imagiste qu'elle quitte en 1918 et dont elle divorce en 1938. Ensemble, ils ont une fille nommée Perdita, bien que son père biologique soit Cecil Gray.

En 1912, Ezra Pound lui trouve la signature « H.D., Imagiste », qui devient célèbre. Durant la Première Guerre mondiale, elle remplace Richard Aldington parti au front, et devient éditrice de la revue The Egoist.

En 1918, H.D. rencontre la femme de lettres britannique Bryher (Annie Winifred Ellerman), avec qui elle vit en concubinage, entre l'Angleterre et la Suisse, jusqu'à sa mort. En Europe continentale, elle évolue dans les cercles avant-gardistes et s'intéresse au cinéma. Elle est aujourd'hui considérée comme bisexuelle ou lesbienne. Dans les années 1920, elle écrit plusieurs romans, dont le cycle Madrigal, qui lui permettent d'affirmer son homosexualité.

Elle fait une première psychanalyse avec Mary Chadwick, en 1931. L'insuccès de cette analyse l'incite à se faire traiter par Hanns Sachs, à Berlin, qui la présente ensuite à Freud, à Vienne, où elle séjourne en 1933. Freud avait lu certains de ses livres, notamment Palimpseste, avant leur première rencontre le 1er mars 1933. Elle publie les mémoires de cette analyse qui dure trois mois, jusqu'en juin 1933, dans Writing on the Wall (1944). Le journal de son analyse est réédité en 1956 sous le titre Tribute to Freud. Son récit est un rare témoignage de l'atmosphère chaleureuse que Freud peut instaurer avec des patients. Elle suit ensuite une psychothérapie avec Walter Schmideberg, époux de Melitta Schmideberg et gendre de Melanie Klein.

Pendant la guerre, elle écrit ses souvenirs d'enfance dans Le Don, qui ne seront publiés qu'en 1982. Elle fait paraître une trilogie de ses recueils de poésie majeurs, sous les titres The Walls do not Fall (1944), Tribute to the Angels (1945) et The Flowering of the Rod (1946).

Après la guerre, elle s'installe en Suisse dans la villa Kenwin où elle fait une dépression nerveuse. Son nouveau psychanalyste, Erich Heydt, l'encourage à écrire End of Torment, sur sa relation avec Ezra Pound. Entre 1952 et 1954, elle compose le recueil Helen in Egypt.

Une fracture de la hanche la laisse handicapée en 1960. Elle meurt d'un accident vasculaire cérébral en 1961 à Zurich. Ses cendres sont rapatriées au caveau familial de Bethlehem.[réf. nécessaire].

Elle publie son premier livre, Sea Garden, en 1916. Son écriture poétique est caractérisée par une utilisation créative de la ponctuation et la grammaire. Elle représente souvent des relations romantiques entre femmes, parfois dans un registre érotique.

Le courant poétique de l'imagisme se construit autour d'elle et d'Ezra Pound, qui cherche à construire l'image de H.D. comme celle d'une égérie du mouvement. L'imagisme est décrit comme un « important (bien qu’éphémère) courant du Modernisme anglo-américain » par Antoine Cazé.

Dès 1925, H.D. se sent entravée par les principes de l'imagisme et cherche à s'en éloigner. Elle s'intéresse alors de plus près à la psychanalyse et à l'occulte. Elle rédige de nombreux textes à portée autobiographique, en lien avec ses psychanalyses, qui donnent de la femme une image libérée des carcans de la société edwardienne. Helen in Egypt, une déconstruction féministe de la poésie épique, réponse aux Cantos d'Ezra Pound.[source insuffisante]. La vie et les écrits de H.D. sont des jalons importants dans l'histoire de la littérature féministe car ils exemplifient les batailles que les femmes artistes mènent pour forger et faire reconnaître leur identité.

En 1960, elle devient la première femme à recevoir la Award Medal of Merit for Poetry décernée par l'Académie américaine des arts et des lettres.

Visage de Freud (Tribute to Freud), avec des lettres inédites de Sigmund Freud, Paris, Denoël, 1977.

Hermione (HERmione), Paris, Des femmes, 1986.

Dis-moi de vivre, un madrigal (Bid me to live), Paris, Des Femmes, 1987, (ISBN 2-7210-0345-3).

Le Don (The Gift), Paris, Des Femmes-Antoinette Fouque, 1988.

Le Jardin près de la mer (Sea Garden), Paris, La Différence, 1992.

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