Hélène Ouvrard, née à Montréal le 3 novembre 1938 et morte le 6 janvier 1999, est une romancière, poète et scénariste québécoise. Elle est la sœur du relieur d'art Pierre Ouvrard et la mère de l'anthropologue Dominique Raby.
Née à Montréal, Hélène Ouvrard est la fille de Bernadette Boily et de Jean Ouvrard. Elle grandit à Montréal dans le quartier ouvrier Centre-Sud (le Faubourg à m'lasse). Son père travaille pendant quelques années aux Éditions Variétés, l'une des maisons québécoises qui prennent la relève des éditions françaises ralenties par la guerre et l'Occupation allemande. Jean Ouvrard fréquente la libraire d'Henri Tranquille, haut lieu du renouveau intellectuel québécois, où l'accompagnent régulièrement ses jeunes enfants, y compris Hélène. De plus, Joseph Ouvrard, l'oncle d'Hélène, tient dans le quartier Centre-Sud une petite librairie.
Elle fait des études classiques au Collège Marguerite-Bourgeoys (1953-1956), puis elle suit des cours de peinture à l'École des beaux-arts de Montréal ainsi que des cours de musique à la congrégation Notre-Dame.
En littérature, elle s'impose dès 1965 avec un audacieux premier roman, La Fleur de peau, publié aux Éditions du Jour.
Tout en poursuivant son travail de création littéraire, elle est rédactrice pigiste dans le milieu des arts, du cinéma et de la radio. Elle écrit ainsi pour l’Office national du film, participe à la rédaction d’émissions culturelles à Radio-Canada, et contribue aux revues Châtelaine, « Liberté », « Art Le Sabort » et à la « Barre du Jour ».
Elle participe à l'effervescence de la radiodramaturgie québécoise. La qualité de son écriture de radio théâtre pour CBF-FM (Société Radio-Canada) est d'ailleurs reconnu par le milieu culturel.
Entre 1970 et 1975, elle est directrice et principale rédactrice de la collection « Initiation aux métiers d’art du Québec » aux éditions Formart, fondées par le graveur René Derouin. Elle écrit également, entre 1983 et 1993, des scénarios de films d'animations pour la réalisatrice Suzanne Gervais à l'Office national du film.
Elle contribue à faire connaître des artistes québécois, par l'écriture de textes pour des catalogues d'expositions ou bien des articles en revues. Elle traduit en français un livre de Marilyn French, La Fascination du pouvoir (1986).
Boursière du Conseil des arts du Canada et du ministère des Affaires culturelles du Québec à plusieurs reprises, elle est membre de l’Union des écrivains québécois (UNEQ). Elle publie cinq romans, une adaptation littéraire de film, des nouvelles, des textes dramatiques pour la radio. Ses poèmes ont donné lieu à des éditions d'art, en collaboration avec plusieurs artistes dont le relieur Pierre Ouvrard, son frère, et les peintres Claude Le Sauteur et Francine Simonin.
En 1983, la Radio Suisse Romande a consacré une semaine à la diffusion de ses œuvres radiophoniques.
Elle décède en 1999 à l’âge de 60 ans.
La fleur de peau, Montréal, Les Éditions du Jour, Coll. Les romanciers du jour, 1965, 194 p.
Le coeur sauvage, Montréal, Les Éditions du Jour, Coll. Les romanciers du jour, 1967, 167 p.
Le corps étranger, Montréal, Les Éditions du Jour, Coll. Les romanciers du jour, 1973, 141 p.
L'herbe et le varech, Montréal, Quinze, 1977, 169 p. (ISBN 978-0-88565-091-0)
La noyante, Montréal, Québec Amérique, 1980, 181 p. (ISBN 978-2-89037-025-8)
Contes intemporels : amours, La Prairie, Éditions Marcel Broquet, 1985, 105 p. (ISBN 978-2-89000-169-5)
La Femme singulière, suivi de Au-delà, Montréal, Éditions de la Pleine Lune, 1983, 100 p. (ISBN 2890240274)