Hélène Darroze, née le 23 février 1967 à Mont-de-Marsan (Landes), est une chef cuisinière française cumulant six étoiles au guide Michelin ; deux étoiles à Paris (Marsan), trois à Londres (Hélène Darroze at The Connaught), une à Villa La Coste, dans l'arrière-pays d'Aix-en-Provence. Madame Darroze est en outre une chef de file majeure de la gastronomie contemporaine française. Elle est nommée « meilleure femme chef du monde » en 2015 dans le classement annuel 50 Best et, depuis 2015, fait partie du jury de l'émission Top Chef sur M6. Sa cuisine est reconnue pour être marquée par une recherche exigeante d'émotion, et son style est décrit comme un contraste généreux entre élégance et gourmandise.
Hélène Darroze naît le 23 février 1967 à Mont-de-Marsan (Landes) et représente la quatrième génération d'une lignée de restaurateurs. Son arrière-grand-père ouvre en 1895 l'auberge « Le Relais » à Villeneuve-de-Marsan (20 km à l'est de Mont-de-Marsan) dans les Landes. L'établissement est repris par ses grands-parents Jean et Charlotte Darroze, puis par son père Francis Darroze et son oncle Claude. Alain Darroze, passé par les cuisines de l'Élysée, est son cousin.
Hélène Darroze est marquée, dans son enfance, par les marchés des Landes où son père achetait des produits des terroirs de ce département, ingrédients de la gastronomie des Landes : cèpes, œufs, foie gras, volailles des Landes, bœuf de Chalosse, saumons de l'Adour, agneaux de lait des Pyrénées, etc.
Elle a adopté deux filles d'origine vietnamienneCharlotte et Quiterie. Elle est la marraine de Joy Smet, fille de Johnny Hallyday et de Laeticia Hallyday. Avec cette dernière, elle fonde en 2012 l'association La Bonne étoile, qui prend en charge des mineurs vietnamiens laissés pour compte. Elle a quitté l’association depuis.
Le 20 mai 2025, la veille de la publication du livre-enquête Violences en cuisine, une omerta à la française, de la journaliste Nora Bouazzouni, elle fait partie du collectif de chefs qui lance l'opération « Cuisines ouvertes » et signe un manifeste censé présenter au public les « mesures concrètes qui favorisent la qualité de vie au travail ».
Le Louis XV d'Alain Ducasse à Monaco
Après une classe préparatoire aux grandes écoles de commerce, elle étudie à Sup de Co Bordeaux, dont elle est diplômée en 1990, désireuse de faire de la gestion d'hôtellerie. Elle passe trois ans au restaurant gastronomique « Le Louis XV » de l'Hôtel de Paris, du grand chef cuisinier landais Alain Ducasse à Monte-Carlo, comme commis de cuisine durant quatre mois puis responsable administrative. Ducasse, qui vient d'obtenir sa prestigieuse 3e étoile, l'encourage à faire de la grande cuisine : « Il y a une place à prendre dans ce monde de la cuisine par une femme et vous êtes capable de la prendre ».
Reprise de l'auberge familiale « Chez Darroze » des Landes
En 1993, son frère qui est destiné à reprendre le restaurant familial devient finalement œnologue et négociant en Armagnac et lui laisse sa place pour reprendre l'auberge familiale « chez Darroze » à Villeneuve-de-Marsan au côté de son père.
En 1995, elle reprend l'auberge familiale et est élue en décembre « Jeune Chef de l'Année » par le Guide Champérard et « Grand de demain » en 1996 par Gault-Millau.
En 1996, elle est chargée par Relais & Châteaux de la restauration pour la rencontre de Jacques Chirac et Helmut Kohl à Périgueux. Le président de la République Jacques Chirac lui adresse ses félicitations et reprend deux fois de son pigeonneau farci.
Hélène Darroze à Saint-Germain-des-Prés à Paris
En 1999, ses parents vendent le relais gourmand familial, Hélène Darroze fonde alors son propre restaurant gastronomique traditionnel landais « Hélène Darroze » 4 rue d'Assas sur la rive gauche à Saint-Germain-des-Prés dans le 6e arrondissement de Paris. Le restaurant est décoré par son cousin le décorateur designer Henry Becq, avec plusieurs concepts :
« le Salon d’Hélène » : restaurant proposant notamment des tapas dans une ambiance décontractée (au rez-de-chaussée) ;
« la Salle à manger » : restaurant gastronomique étoilé avec cuisine du Sud-Ouest composée d'un doux mélange entre tradition et modernité.
Le restaurant a été rénové en septembre 2016 et redécoré par Guy Oliver.
En 2000, moins d'un an après l'ouverture, elle obtient sa première étoile au guide Michelin, puis la seconde en 2003 (seule femme en activité avec Anne-Sophie Pic à détenir ces trophées)[Information douteuse]. Les deux femmes chefs complices fondent le club « Les nouvelles mères cuisinières » pour trouver, former et promouvoir de nouvelles Mère Brazier, Mère Blanc ou Mère Poulard. Ce club-là n'existe plus. Elle perd sa deuxième étoile en 2010 mais la récupère en 2021.
Après travaux, le restaurant est renommé « Marsan » en 2019. Hélène Darroze le nomme Marsan de façon à honorer ses racines basco-landaise. Le restaurant est composé de trois espaces :