Hélène Aiello (1895 - 1961) est une religieuse italienne stigmatisée, fondatrice des Sœurs minimes de la Passion du Christ et vénérée comme bienheureuse par l'Église catholique.
Elle naît en 1895 à Montalto Uffugo, dans une famille d'agriculteurs de huit enfants. Dès son plus jeune âge, elle se montre réceptive à l'éducation chrétienne qu'on lui porte.
Orpheline en 1905, elle choisit à 25 ans d'embrasser la vie religieuse et entre à l'institut des Filles de la charité du Très Précieux Sang à Nocera dei Pagani, une civitas de la province de Salerne. Cependant, une gangrène à une épaule mal opérée la contraint à quitter le monastère, et elle se retire dans la maison familiale. Contre toute attente, elle guérit, une guérison qu'elle attribua à sainte Rita.
Malheureusement, un cancer de l'estomac lui est diagnostiqué, nécessitant plusieurs interventions chirurgicales. Un Vendredi saint, le Christ lui serait apparu pour la réconforter, et la marquer des stigmates, afin de l'unir au mystère de sa Passion. Dès lors, cette expérience spirituelle la bouleverse, et sa santé est rétablie. Elle réintègre la vie sociale.
Après s'être installée à Cosenza avec son amie Luigia Mazza, qui souhaitait elle aussi devenir religieuse, elle fonde avec elle l'Institut des Sœurs minimes de la Passion du Christ le 29 janvier 1928. Elles souhaitaient ainsi apporter du réconfort matériel et spirituel aux enfants abandonnés, tout en ayant une vie contemplative, centrée sur une spiritualité tournée sur la Passion du Christ.
Mère Hélène dédie sa vie à l'accueil, en particulier des enfants abandonnés et aux victimes des guerres. Sa vie mystique l'amène à recevoir de nombreux pèlerins venus chercher conseils et intercession auprès de la religieuse. En 1940, « sur ordre de Jésus », comme elle le dira elle-même, elle va jusqu'à écrire à Benito Mussolini pour le dissuader de sa collaboration avec Adolf Hitler. Elle aura aussi la confiance du pape Pie XII. Elle meurt à Rome le 19 juin 1961.
Âme éminemment eucharistique, elle avait coutume de dire : « L’Eucharistie est la nourriture essentielle de ma vie, le souffle profond de mon âme, le sacrement qui donne un sens à ma vie, à toutes les actions de la journée ». Son charisme se résume dans cette phrase qu’elle répétait presque comme une litanie : « Il n’y a pas d’amour sans souffrance ».
1982 : ouverture de la cause en béatification et canonisation
22 janvier 1991 : le pape Jean-Paul II lui attribue le titre de vénérable
14 septembre 2011 : béatification célébrée à Cosenza par le cardinal Angelo Amato, représentant le pape Benoît XVI.
Fête liturgique fixée au 19 juin.
Ressource relative à la religion : GCatholic.org
(it) Biographie, réputation de sainteté et audience générale du pape Benoît XVI, Dicastère pour les causes des Saints
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