Guy des Cars est un écrivain français, né le 6 mai 1911 dans le 16e arrondissement de Paris et mort le 21 décembre 1993 dans le 13e arrondissement de la même ville.
Entre 1941 et 1993, il a publié une soixantaine de romans.
Issu de la noblesse française, il est le fils de François de Pérusse, duc des Cars (1875-1941), et de Maria Teresa Edwards (1879-1941), son épouse, elle-même fille d'Agustín Edwards Ross (en).
Guy des Cars s'est marié à trois reprises :
le 17 avril 1934, il épouse, à Nancy, Marie Geneviève Françoise Vilgrain (1914-2004), petite-fille de Louis Antoine Vilgrain, PDG des Grands moulins Vilgrain de Nancy, et d'Étienne Antoine Joucla-Pelous, dont il divorce en 1938. Elle se remarie avec Roger Gérard ;
le 19 février 1942, il épouse, à Nice, Denise Jacqueline Jourdan (1922-1996), citoyenne monégasque, dont il divorce le 21 décembre 1946 ;
le 12 mai 1947, il épouse, à Paris, Marthe Claquin (1912-1999), connue sous le nom de scène de Marta Labarr, actrice, artiste lyrique et dramatique et mère de Jean des Cars, journaliste et auteur spécialisé dans les ouvrages historiques.
Il fut l'un des propriétaires du château de Sourches à Saint-Symphorien (Sarthe), dont sa famille a hérité en 1845.
En 1940, au début de la Seconde Guerre mondiale, le château de ses parents abrite des objets des collections du musée du Louvre dans ses vastes caves voûtées. Guy des Cars affirmera que cette expérience a été décisive pour sa façon de concevoir son action d'académicien.
Guy des Cars fait ses études chez les jésuites, entre autres, au collège Saint-François-de-Sales (Évreux), où il entre à l'âge de 7 ans ; il en sort à 16. Entre-temps, il est renvoyé six fois. Ses maîtres disent de lui : « Brillant esprit, mauvais élève. »
À 19 ans, il part pour le Chili pour mettre fin à une aventure galante et, lors de son retour en France, il écrit une comédie de boulevard, la Croisière pour dames seules. Il embrasse alors la carrière de journaliste. À 28 ans, il est rédacteur en chef du Jour.
En juin 1936, il est mandaté par l'organisation nationaliste des Jeunes de France pour prendre la parole dans un meeting organisé par le Comité national de vigilance de la Jeunesse à Paris sous la présidence d'Abel Bonnard. On le présente comme rédacteur en chef de Savez-Vous ?.
Lieutenant dans le 102e régiment d'infanterie qui a participé à la bataille de l’Ailette, il reçoit la croix de guerre pour sa conduite au front. Après la défaite de 1940, il se retire dans le Midi, où il écrit son premier roman L’Officier sans nom, un livre de guerre qui reçoit le prix Goncourt de la zone libre en 1941.
À ses débuts, il signe du nom de Synovie la rubrique « Les épanchements », courrier du cœur parodique, dans Le Canard enchaîné.
Il a écrit de nombreux romans qui ont eu un grand succès, dont L’Impure, La Brute, La Dame du cirque, Le Château du clown, Les Filles de joie, Le Faussaire, L’Envoûteuse, La Justicière, L’Entremetteuse, La Maudite.
L’Académie française lui décerne le prix Max-Barthou en 1951 pour La Brute.
En 1971, il publie Une certaine dame. Selon plusieurs coupures de presse consacrée à l’artiste Zaza Carol, Guy des Cars l’aurait « choisie comme muse » ; l’entretien présente le roman comme issu de cette collaboration d’inspiration.
En 1962, il est élu directeur de l'Académie du Maine. En 1974, il publie un récit en forme de confession autobiographique, à diffusion plus confidentielle, sous le titre : J'ose.