Ce Jour-là

Guy de Fontgalland

Serviteur de Dieu français du début du XXe siècle

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Guy de Fontgalland, né le 30 novembre 1913 et mort le 24 janvier 1925, est un jeune français de confession catholique, mort de diphtérie à Paris à l'âge de onze ans. Il a été déclaré « serviteur de Dieu » et célébré durant l'entre-deux-guerres. Son procès en béatification est ouvert le 15 novembre 1941.

À l’occasion du centenaire de sa mort, le 24 janvier 2025, Georges Soleil fonde en Île-de-France la Mission Guy de Fontgalland et l'« Association pour la béatification de Guy de Fontgalland » pour soutenir sa cause. En juillet 2025, l’archevêque de Paris, Laurent Ulrich, donne la reconnaissance canonique à l’association privée de fidèles « Association pour la béatification de Guy de Fontgalland ».

Guy est le fils du comte Pierre Heurard de Fontgalland (1884-1972), avocat, et de Marie Renée Mathevon (1880-1956), fille d'un militant catholique.

Marie Renée Mathevon se destinait au carmel, mais Emmanuel Martin de Gibergues (1855-1919), évêque de Valence et ami de la famille, la présente à Pierre Heurard de Fontgalland et va les marier. Il baptise leur fils, sous les prénoms de Guy Pierre-Emmanuel, le 7 décembre 1913, dans l'église Saint-Augustin à Paris.

D’après ses proches, Guy est un enfant orgueilleux, parfois capricieux avec sa mère, et coléreux envers son frère Marc (né en 1916), mais aussi sensible et affectueux, selon certains, franc et loyal, reconnaissant spontanément ses fautes, quitte à être puni. À sa mort, des témoignages affirment qu’il n’aurait jamais menti.

Spirituellement, il témoigne d'une foi inspirée de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, que sa mère vénère. En janvier 1917, à Lisieux, il affirme sentir une délicieuse odeur sur sa tombe (elle n'est pas béatifiée à cette date).

Très jeune, il prend Jésus pour modèle. Il dit qu'il « cause avec lui » dans l'intimité, ou pendant l'Eucharistie. Il lui offre chaque jour de petits sacrifices. À cinq ans, il manifeste son désir de communier, et, l'année d'après, de devenir prêtre. Il apprend à lire et à écrire en deux mois et se fait inscrire au catéchisme.

Le 22 mai 1921, il profite des dispositions du pape Pie X en faveur de la communion précoce. Il s'en fera l'apôtre au sein de la croisade eucharistique. Après un mois de préparation, ponctué de cent dix-huit sacrifices, Guy fait sa première communion dans l'église Saint-Honoré d'Eylau. Il affirmera avoir eu, à ce moment, la révélation de sa mort prochaine, mais avoir gardé le secret par égard pour ses proches.

Octobre 1921, il entre au collège Saint-Louis-de-Gonzague de Paris. Il est un élève moyen, intelligent, curieux et passe pour étourdi et paresseux. Il se corrigera et améliorera son caractère. Il se signale par sa charité et sa camaraderie. Il protège les plus faibles, sans se défendre lui-même, pardonne, ne garde pas rancune, ne boude pas et refuse de dénoncer les autres ou d'en dire du mal.

Juillet 1924, la famille est en pèlerinage à Lourdes. Guy déclare à ses proches avoir eu la confirmation, devant la grotte, qu'il devait mourir bientôt, précisément un samedi, jour de la Vierge.

Dans la nuit du 7 au 8 décembre de la même année, alors qu'il a tout juste onze ans, Guy tombe malade de la diphtérie. S'ensuit une période de crises et de rémissions. Sachant qu'il va mourir en dépit de l'optimisme des médecins, il divulgue son secret à sa mère. Il meurt d'étouffement, le samedi 24 janvier 1925.

Culte posthume et procès en béatification

Sa mort suscite une vive émotion en France, puis à l’étranger, notamment dans les milieux catholiques. Parents, amis et religieux viennent au 37 rue Vital lui rendre hommage. Son corps, entouré de fleurs blanches, est exposé cinquante-deux heures, par autorisation spéciale. Une photographie de Guy sur son lit de mort est tirée à 500 exemplaires et envoyée ou remise en souvenir.

Une cérémonie a lieu à Notre-Dame-de-Grâce de Passy ; puis, le cercueil est mené à la gare de Lyon et placé dans un wagon aux armes des Fontgalland. Le service funèbre en la cathédrale Notre-Dame de Die (Drôme), berceau de la famille, est célébré le vendredi 30 janvier 1925 « au milieu d'une foule considérable ».

Encouragée par le nonce apostolique et l'archevêque de Paris, sa mère rédige une biographie de son fils, du 23 au 25 mars. Elle est publiée à l'automne, à 400 exemplaires, puis 4 000, puis 95 000, et traduite en treize langues.

De toute la France, puis du monde entier, des lettres arrivent, des gens viennent se recueillir sur sa tombe et rendent visite à ses parents. Des images de lui sont tirées par centaines de mille en quarante-huit langues différentes. Des reliques (726 000 parcelles de ses vêtements) sont distribuées. Des ouvrages lui sont consacrés, en plusieurs langues.

À l'inauguration de la statue du Christ Rédempteur à Rio de Janeiro, en octobre 1931, l'épiscopat brésilien et plus de cinq cents prêtres demandent la béatification de l'enfant. Ils font écho aux 650 000 signatures envoyées à Rome ou à Paris de 1926 à 1931. L'année suivante, le 15 juin, un tribunal diocésain est constitué par l'archevêque de Paris, pour instruire la cause de Guy. À la date du 1er mars 1934, 244 conversions, 698 vocations religieuses, 742 guérisons attestées par des médecins et, environ, 85 000 grâces, lui sont attribuées.

En 1936, le 25 mars, on transfère son corps dans la chapelle Saint-Félix du grand séminaire de Valence (lycée Montplaisir depuis 1973). Le 11 septembre, ses parents et son frère sont reçus par le pape Pie XI : il s'était réjoui en septembre 1925 « qu'une fleur de plus, à peine éclose ici-bas, ait répandu, dans son entourage, un si beau parfum de piété envers l'Eucharistie, la Mère céleste, et le pape... ». 1 312 000 signatures d'enfants et d'adultes demandent de hâter la béatification de Guy.

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