Guy Gérard Lapointe (né le 18 mars 1948 à Montréal au Québec, Canada) est un défenseur canadien professionnel de hockey sur glace ayant joué pour les Canadiens de Montréal, les Blues de Saint-Louis et les Bruins de Boston dans la Ligue nationale de hockey (LNH).
Guy Lapointe naît le 18 mars 1948 à Montréal, la métropole du Québec. Il grandit en étant un fan de Jean Béliveau et commence le hockey sur glace à l'âge de douze ans à l'école St-François Xavier. En 1965-1966, il joue avec les Maple Leafs junior de Verdun puis joue une saison, en 1967-1968, avec le Canadien junior de Montréal dans l'Association de hockey de l'Ontario. En cinquante et un matchs, il est le meneur sur les buts (11) et les points (38) pour un défenseur et les minutes de pénalité (147). Il est l'un des quatre joueurs avec cent minutes de pénalité ou plus comptant notamment Pierre Bouchard et Réjean Houle, deux futurs coéquipiers de Lapointe avec les Canadiens de Montréal.
Après sa saison avec le Canadien junior, il reçoit une invitation au camp d'entraînement des Canadiens de Montréal de la Ligue nationale de hockey. Il avait l'intention de devenir policier comme ses frères André et Pierre et ne rêvait pas à la LNH et encore moins de jouer avec le Canadien.
« Je n'ai aucun intérêt de rejoindre le camp d'entraînement des Canadiens de Montréal. À ce moment, ils ont invité plus d'une centaine d'enfants juste pour un essai. Mon père m'a dit « Il faut y aller. Tu peux être policier et tu peux toujours y revenir, mais tu n'auras jamais une autre chance de rejoindre le camp d'entraînement des Canadiens. ». Après la discussion, je pensais que mes chances de faire l'équipe étaient nulles. Pour une fois, j'ai écouté mon père et je suis venu au camp. »
Il signe finalement un contrat avec le Tricolore et part jouer avec les Apollos de Houston, franchise associée au Canadien dans la Ligue centrale de hockey. C'est la première fois qu'il part loin de chez lui et il ne parlait pas un mot d'anglais. Il joua soixante-cinq parties avec Houston avant de jouer un match avec le Canadien en cette saison 1968-1969, saison où ils remportent la Coupe Stanley.
Les Canadiens de Montréal (1969-1982)
Les premières années (1969-1975)
En 1969-1970, il joue avec les Voyageurs de Montréal dans la Ligue américaine de hockey. Au cours de la cinquantaine de parties qu'il joue avec les Voyageurs, il inscrit huit buts pour trente-huit points. Il jouera cinq matchs avec les Canadiens alors que ces derniers remportent une nouvelle fois la Coupe Stanley.
La saison suivante, Lapointe devient membre régulier du Canadien en jouant tous les matchs de l'équipe, soit soixante-dix-huit.
En 1972-1973, l'équipe termine à la première place de la LNH en comptant cent vingt points, treize de plus que la deuxième équipe de la ligue, les Bruins de Boston ; avec cent quatre-vingt-quatre buts encaissés, l'équipe des Canadiens est la seule franchise à concéder moins de deux cents buts. Les Canadiens jouent les séries éliminatoires et se qualifient pour la finale en éliminant les Sabres de Buffalo en six rencontres puis les Flyers de Philadelphie en cinq rencontres. Les Canadiens jouent la finale de la Coupe Stanley contre les Black Hawks de Chicago ; Lapointe remporte le deuxième trophée de sa carrière en deux saisons alors que les Canadiens l'emportent 4-2 et leur dix-huitième Coupe Stanley. D'un point de vue personnel, il inscrit six buts et réalise sept passes décisives en dix-sept matchs.
La saison suivante, les Canadiens finissent à la deuxième place de la division Est derrière les Bruins de Boston alors que dans l'autre division, les Flyers de Philadelphie et les Black Hawks de Chicago terminent également avec un meilleur bilan que Montréal. Le champion en titre tombe dès le premier tour contre les Rangers de New York en six matchs. Lapointe joue soixante et onze matchs de la saison comptant cinquante-quatre points ainsi que les six rencontres des séries pour deux points.
En 1974-1975, la LNH accueille deux nouvelles équipes dans ses rangs, les Scouts de Kansas City et les Capitals de Washington ; les deux divisions traditionnelles sont alors remplacées par deux associations composées chacune de deux divisions. Les Canadiens finissent en tête de leur nouvelle division, la division Norris, ainsi qu'à la première place de l'association Prince de Galles. Le trio formé par Lapointe, Savard et Robinson porte le surnom du Big Three et permet aux Canadiens d'être une des quatre équipes qui concède le moins de buts. Lapointe réalise soixante quinze points pour marquer vingt huit buts, réalisant le record du plus grand nombre de buts par un défenseur des Canadiens sur une saison. En tant que premiers de la division, les joueurs de Montréal sont directement qualifiés pour les quarts de finale contre les Canucks de Vancouver, premiers de la division Smythe. Montréal s'impose en cinq rencontres, la dernière se décidant après dix-sept minutes de prolongation et un but de Guy Lafleur. Lors des demi-finales de la Coupe Stanley, les Canadiens perdent les deux premières rencontres contre les Sabres de Buffalo avant de remporter les deux suivantes 7-0 et 8-2. Finalement, ce sont les Sabres qui se qualifient pour la finale en gagnant les deux dernières rencontres à chaque fois avec seulement un seul but d'écart. La saison est la dernière à laquelle participe le capitaine de l'équipe, Henri Richard.
La dynastie des Canadiens (1975-1979)
Yvan Cournoyer est le nouveau capitaine des Canadiens pour la saison 1975-1976 alors que l'équipe termine à la toute première place du classement à l'issue de la saison régulière. Au cours des quatre-vingts matchs de la saison, l'équipe n'encaisse que cent soixante-quatorze buts grâce aux performances de la défense et de son gardien de but, Ken Dryden, qui termine avec une moyenne de 2,03 buts accordés par match et huit blanchissages en soixante-deux rencontres disputées. En attaque, l'équipe est menée par Guy Lafleur qui termine meilleur pointeur de la saison. Lapointe inscrit vingt et un buts et quarante sept passes décisives. Lapointe est l'un des six joueurs de l'équipe des Canadiens à participer au 29e Match des étoiles de la LNH ; les autres joueurs sélectionnés sont Dryden dans les buts, Larry Robinson en défense et également Lafleur, Shutt et Mahovlich. Montréal joue une nouvelle fois directement le deuxième tour des séries et y élimine les joueurs de Chicago en quatre matchs sans partage et en ne concédant que trois buts. Il faut cinq matchs aux joueurs dirigés par Scotty Bowman pour venir à bout des Islanders de New York et accéder à la finale de la Coupe Stanley. Les Flyers de Philadelphie sont doubles champions en titre et jouent à cette époque un jeu très physique qui leur vaut le surnom de Broad Street Bullies. La finale de la Coupe oppose donc la meilleure défense à la meilleure attaque de la saison régulière. Montréal remporte les quatre rencontres de la finale sur le score de 4-3, 2-1, 3-2 et 5-3 pour gagner sa dix-neuvième Coupe Stanley, la troisième pour Lapointe.
En septembre 1976, Lapointe participe avec l'équipe du Canada à la Coupe Canada 1976, première édition de cette nouvelle compétition internationale. Douglas Fisher membre de Hockey Canada et Alan Eagleson de l'Association des joueurs de la Ligue nationale de hockey réussissent à monter une nouvelle compétition entre les équipes d'Europe et celles d'Amérique du Nord, les pays participants étant invités. Les nations participant au tournoi sont les États-Unis, la Finlande, la Suède, la Tchécoslovaquie, l'URSS et le Canada. Chaque équipe joue à tour de rôle contre une autre nation et les deux meilleures équipes jouent ensuite une série finale au meilleur des trois matchs pour déterminer les vainqueurs. En cinq rencontres, le Canada ne s'incline qu'une seule fois, une défaite 1-0 contre la Tchécoslovaquie : Vladimír Dzurilla arrête tous les tirs canadiens et Milan Nový inscrit le seul but du match. Les Tchécoslovaques se qualifient ainsi pour la finale alors que les Canadiens doivent attendre le dernier match contre les Soviétiques pour avoir leur place en finale.