Ce Jour-là

Gustave Le Bon

Anthropologue, psychologue social, sociologue et scientifique amateur français

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Gustave Le Bon, né le 7 mai 1841 à Nogent-le-Rotrou et mort le 13 décembre 1931 à Marnes-la-Coquette, est un médecin, anthropologue, psychologue social et sociologue français.

Polygraphe, intervenant dans des domaines variés, il est l'auteur de 43 ouvrages en 60 ans, traduits en une dizaine de langues de son vivant et plusieurs fois réédités entre 1890 et 1920, dans lesquels il aborde, parmi d'autres sujets, le désordre comportemental et la psychologie des foules. Déjà à son époque même où la méthode devient importante, son « amateurisme » gênait ses contemporains tels que Durkheim, sans que cela ait vraiment d’influence sur son début de carrière.

Gustave Le Bon admet des différences au niveau des stades de développement des civilisations, et soutient la théorie du biologiste darwinien allemand Ernst Haeckel (1834-1919). Il consacre un gros volume illustré à la Civilisation des Arabes. Après une mission aux Indes, il publie, en 1887, un autre ouvrage majeur, Les Civilisations de l’Inde. Psychologie des foules marqua un tournant dans la carrière du « célèbre docteur ». Cette œuvre, parue en 1895, reste la plus célèbre aujourd’hui.

« Dès qu'une personne rejoint un groupe, son QI diminue considérablement. Afin d'être reconnus, les individus sont prêts à abandonner le bien et le mal et à utiliser leur QI en échange d'un sentiment d'appartenance qui lui permet de se sentir plus en sécurité ».

Né en 1841 à Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir), où son père, Jean Marie Charles Le Bon, est conservateur des hypothèques, Charles Marie Gustave Le Bon fait ses études au lycée de Tours. Il entre ensuite à la faculté de médecine de Paris, mais en sort sans avoir obtenu son diplôme.

Il parcourt l’Europe, l'Asie et l'Afrique du Nord entre les années 1860 et 1880. Il écrit des récits de voyage, des ouvrages d’archéologie et d’anthropologie sur les civilisations de l’Orient et participe au comité d'organisation des expositions universelles.

En 1879, il fait son entrée remarquée au sein de la Société d'anthropologie de Paris qui lui décerne l’année suivante le prix Godard pour son mémoire « Recherches anatomiques et mathématiques sur les lois de variation du volume du cerveau et sur leur relation avec l’intelligence ». En 1888, il démissionne et rompt tout contact avec cette société.

Son premier grand succès de librairie en sciences sociales est la publication en 1894 des Lois psychologiques de l'évolution des peuples, ouvrage qui se réfère aux lois de l'évolution darwinienne en les étendant de la physiologie à la psycho-sociologie.

L'année suivante, il écrit Psychologie des foules, dont se réclamera Mussolini.

Le Bon participe par la suite activement à la vie intellectuelle française.

En 1902, il crée la Bibliothèque de philosophie scientifique chez Flammarion, qui est un vrai succès d'édition, avec plus de 220 titres publiés et plus de deux millions de livres vendus à la mort de Le Bon en 1931. À partir de 1902 il organise une série de « déjeuners du mercredi » auxquels sont conviées des personnalités telles que Henri et Raymond Poincaré, Paul Valéry, Émile Picard, Camille Saint-Saëns, Marie Bonaparte, Aristide Briand, Henri Bergson, etc. Il convie également à ces déjeuners la comtesse Greffulhe, icône de la Belle-Époque et inspiratrice de Proust pour À la recherche du temps perdu, avec qui il entretient une correspondance aussi abondante que familière.

Il meurt le 13 décembre 1931 à l'âge de 90 ans à Paris, ville dans laquelle il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (89e division).

Gustave le Bon a étudié l'influence du déterminisme social et sociologique pour expliquer des comportements sociaux humains.

Dès ses premiers ouvrages, notamment La Vie, physiologie humaine appliquée à l'hygiène et à la médecine et L'Homme et les sociétés, leurs origines et leur histoire, Gustave le Bon recherche les causes des actions des hommes. Il détermine plusieurs causes : les causes biologiques, les causes émotionnelles, les causes rationnelles, les causes collectives et les causes mystiques.

Cette analyse de la psychologie humaine va lui permettre d’interpréter des événements historiques et des faits divers restés jusque-là irrationnels et incompréhensibles.

D’une part, à une époque où la méthode devient importante, son « amateurisme » gêne ses contemporains tels que Emile Durkheim, sans réelle incidence sur son début de carrière.

En 1895, il publie son œuvre principale, Psychologie des foules, en s'inspirant des théories de la suggestion et l'imitation de Gabriel Tarde. En comparaison, sa théorie des comportements collectifs est plus ambivalente : selon Gustave Le Bon, les foules peuvent être manipulées et ont une capacité destructrice. Dans un même temps, elles sont aussi un moyen pour mener des changements politiques et sociaux.

À partir de grands événements historiques, il décrit l'action des hommes par le seul fait qu'ils sont en groupe. Les principes qu'il expose dans cet ouvrage formeront les bases d'une nouvelle discipline scientifique : la psychologie sociale. Dans cet ouvrage, il expose une idée fondamentale : les foules sont composées d'asociaux et sont potentiellement « criminelles » comme le pensait Tarde, mais aussi capables d'amour, de sacrifice, d'héroïsme.

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