Ce Jour-là

Grégory Coupet

Footballeur et entraîneur français

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Grégory Coupet, né le 31 décembre 1972 au Puy-en-Velay (Haute-Loire), est un footballeur international français qui évolue au poste de gardien de but du milieu des années 1990 jusqu'au début des années 2010.

Formé à l'AS Saint-Étienne avec laquelle il signe son premier contrat professionnel en 1993, il rejoint l'Olympique lyonnais en 1997. Coupet remporte sept titres de champion de France avec la formation rhodanienne entre 2002 et 2008 ainsi qu'une Coupe de France en 2008. Après une saison à l'Atlético Madrid, il termine sa carrière au Paris Saint-Germain.

Il compte 34 sélections en équipe de France avec laquelle il est finaliste de la Coupe du monde 2006 et remporte la Coupe des confédérations en 2001 et 2003.

Après avoir mis un terme à sa carrière professionnelle en 2011, il devient consultant sportif sur la radio RMC ainsi que sur les chaînes télévisées CFoot et beIN Sport. Il a également été l'entraîneur des gardiens de l'Olympique lyonnais, du Dijon FCO, des Girondins de Bordeaux et de l’AS Cannes où il est actuellement en poste.

Jeunesse au Puy-en Velay (1972-1990)

Grégory Coupet naît le 31 décembre 1972 au Puy-en-Velay (Haute-Loire). Cadet de la famille, Coupet a une sœur : Anne-Sylvie Roche qui deviendra son attaché de presse au cours de sa carrière. La famille Coupet habite à Lissac, petit village de campagne situé à quatorze kilomètres du Puy-en-Velay. Coupet vit une enfance banale, couvé par ses parents, et joue alors au football comme loisir. Peu fan du ballon rond, le jeune garçon ne regarde que les matchs de l'équipe de France ainsi que les émissions dominicales Téléfoot et Stade 2. Il suit également le tournoi des cinq nations avec son père. En 1977, à l’âge de 5 ans, il prend sa toute première licence de football au COP, le Club olympique du Puy. Situé à 20 kilomètres de chez lui, Coupet rejoint le club dans le but de « s'amuser sur les terrains ». Au bout de quelques mois, il découvre par curiosité le poste de gardien de but. Cette différence par rapport aux joueurs de champ, les responsabilités à assumer, l'attrait de la tenue et la possibilité de commander ses défenseurs séduisent le jeune Coupet. À l'époque, sa référence se nomme Joël Bats, son futur coach des gardiens. À l'école, dirigée par des sœurs catholiques, il se fait souvent réprimander et ne brille pas tellement en cours.

Alors que Coupet atteint l'âge de 12 ans, les médecins s'aperçoivent qu'il ne grandit pas. Légèrement enveloppé, Coupet subit rapidement les moqueries de ses camarades. Footballistiquement, ses qualités sont reconnues mais sa taille lui fait défaut, selon ses entraîneurs. Après avoir fait des radios positives, le jeune Coupet se fixe plusieurs entraînements supplémentaires axés sur la musculation, l'endurance et le jeu au pied qu'il perfectionne avec son père. C'est lors de cette période qu'il acquiert une grande volonté de travail et une motivation permanente. Tous ces efforts lui permettent d'intégrer l'équipe des cadets nationaux. N'étant pas sûr de devenir footballeur professionnel, Coupet continue ses études et poursuit un BEP comptabilité. Par la suite, il participe à un stage organisé par le gardien emblématique de l'AS Saint-Étienne Jean Castaneda où il finit meilleur gardien. Après l'arrivée de Gilbert Ravanello (ancien joueur de l’Olympique Lyonnais) à la tête de l'équipe première du COP, Grégory Coupet s'affirme. Ravanello parle alors de Coupet à l'AS Saint-Étienne qui est en partenariat avec le Puy. Malgré d'autres contacts avec l'AJ Auxerre, cet échange lui permet de passer un test au stade Geoffroy-Guichard. Ce dernier étant concluant, l'ASSE le rappelle pour participer au tournoi de Saint-Joseph. À l'issue de ce tournoi, il est engagé par le club professionnel.

Formation et débuts en pro à l'AS Saint-Étienne (1990-1997)

Grégory Coupet intègre le centre de formation de l'Étrat à l'âge de 17 ans. Lors de sa première saison (1990-1991), après avoir commis une « bourde », Coupet se rend compte qu'il est désormais livré à lui-même. C'est lors de sa deuxième année de formation, toujours stagiaire, qu'il intègre l'équipe réserve de l'ASSE. La saison suivante (1992-1993), il découvre l'équipe professionnelle et participe aux entraînements à la demande de Jacques Santini. Il devient même le troisième gardien de l'effectif.

Lorsque la saison 1993-1994 commence, Grégory Coupet est barré par Joseph-Antoine Bell et Robin Huc. Très vite, l'équipe est rattrapé par des problèmes financiers et les ambitions non confirmées du club. En effet, Le nouveau directeur sportif Jean-Michel Larqué et le président Yves Guichard ont assuré de reconstruire le club mais en vain. Ces difficultés obligent l'entraîneur Jacques Santini à lancer plusieurs jeunes joueurs.

Grégory Coupet est titularisé une première fois en match amical en janvier 1994 avant de faire ses grands débuts en division 1 quelques mois plus tard. En effet, le 26 mars 1994, Santini décide alors d’écarter Joseph-Antoine Bell et de ne pas donner sa chance à Robin Huc. Titulaire pour la première fois en professionnel, il est aligné aux côtés de joueurs comme Laurent Blanc, Étienne Mendy ou encore Roland Wohlfarth. Il réussit son match, ponctué d'une victoire 2-0 contre Angers à Geoffroy-Guichard. Il enchaîne une semaine plus tard avec une victoire contre Metz (0-1).

Mais n'étant pas un titulaire indiscutable cette saison-là, Bell revient ensuite dans les cages stéphanoises et alterne avec Huc. Finalement, Coupet joue lors des deux avant-dernières rencontres du championnat, perdues contre Lens (3-1) et le Paris Saint-Germain (2-1). En fin de saison, marquée par plusieurs départs au sein de la direction du club, Coupet signe son premier contrat professionnel. Durant l'été 1994, il termine 3e avec l'équipe de France espoirs du Festival International Espoirs. Il sera nommé meilleur gardien de la compétition.

Au début de la saison 1994-1995, Coupet est de nouveau le troisième gardien derrière Robin Huc et Gilbert Ceccarelli, Bell étant parti à la retraite. Avant que le nouvel entraîneur, Élie Baup, ne bouleverse la hiérarchie à la suite des mauvais résultats de l'équipe. Grégory Coupet prend la place dans les buts à partir du 14 octobre 1994 contre l'AS Monaco (0-0). Mais le club traverse une période de crise et les Verts chutent à la fin du classement. Malgré des tensions dans le vestiaire stéphanois, Coupet maintient son rang jusqu'à la fin de la saison qui voit l'ASSE finir à la 18e place. Le club est repêché administrativement « grâce » à l'interdiction de montée imposée à l'Olympique de Marseille à la suite de l'affaire VA-OM. La saison suivante est encore pire : si Coupet enchaîne les matchs (36 rencontres au terme de la saison), l'AS Saint-Étienne connait la descente aux enfers avec le remplacement d’Élie Baup par Dominique Bathenay en cours de saison et une 19e place synonyme de relégation en division 2. Tout cela, pour le 20e anniversaire de la finale de coupe d'Europe 1976 perdue face au Bayern Munich. À l'âge de 23 ans, Grégory Coupet est contraint de descendre en deuxième division.

Entraîné désormais par Pierre Mankowski, l'AS Saint-Étienne repart en championnat avec une équipe recomposée avec Grégory Coupet. Les premiers matchs en division 2 sont bons et laissent présager quelque espoirs de remontée immédiate. Pourtant, les Stéphanois sont toujours dans un contexte difficile. Au fil des ans, le club a donné sa priorité aux économies et vend donc ses meilleurs joueurs. Juste avant la trêve hivernal, l'Olympique lyonnais fait la une de l'actualité avec une bagarre entre Pascal Olmeta, son gardien de but, et le défenseur Jean-Luc Sassus. Lyon décide alors de licencier Olmeta pour faute grave et a besoin d'un nouveau portier. Jean-Michel Aulas, le président de l'Olympique lyonnais, contacte alors Grégory Coupet. Dans la foulée, le président de l'ASSE, Philippe Koehl, déclare à Coupet qu'il est obligé de le vendre pour rapporter de l'argent au club, étant au plus mal financièrement. Fin décembre, en compagnie de son agent Pape Diouf et de Jean-Michel Aulas, Grégory Coupet parachève le transfert, d'un montant de sept millions de francs et en échange de Jean-Luc Sassus, et signe son contrat d'une durée de quatre ans et demi avec un nouveau salaire, multiplié par six, de 100 000 francs par mois, à l'Olympique lyonnais.

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