Giovanni da Verrazzano, en français Je(h)an de Verrazane ou (rarement) Jean Verazani, en latin (selon sa signature) Janus Verrazanus, né le 20 juillet 1491 en Toscane et mort en 1528 aux Antilles, est un homme d'affaires et explorateur italien d'origine florentine, au service de François Ier lors de ses trois voyages de 1524 à 1528.
En 1524, il est le premier Européen à explorer, au nom de la France, la côte atlantique de l'Amérique du Nord, prélude à la colonisation française des Amériques ; c'est lui qui donne à ces nouveaux territoires le nom de « Nova-Gallia » (Nouvelle-France), ainsi que le site de l’actuelle New York qu’il nomme La Nouvelle-Angoulême.
Ses deux autres voyages (1526-1527 et 1528) sont de moindre intérêt ; il meurt dans des conditions mal connues au cours du troisième, peut-être victime d'indigènes anthropophages.
Controverses historiographiques
Concernant son lieu de naissance
Trois hypothèses ont été formulées en ce qui concerne son lieu de naissance :
une hypothèse italienne le fait naître à Greve in Chianti, ville qui l'honore d'une statue sur la place Matteotti et où se trouve le château familial, le 20 juillet 1491. Son père s'appelait Frosino di Lodovico di Cece da Verrazzano et sa mère Lisabetta di Leonardo Daffi. C'est l'option favorisée par les recherches les plus récentes.
Une autre hypothèse italienne situe sa naissance vers 1485, dans une riche famille florentine formée par Piero Andrea Bernardo da Verrazzano et Fiammetta Capelli ; cette hypothèse ne dispose pas du soutien de la recherche généalogique dans les archives[pas clair] ;
une hypothèse lyonnaise, soutenue par l'historien Jacques Habert (1919-2012), le fait naître à Lyon, bien qu'aucun acte de naissance n'ait été retrouvé, les registres de naissance n'existant pas à la fin du XVe siècle. Il serait né de deux Italiens installés à Lyon, Alessandro di Bartolomeo et Alessandra Guadagni, mariés en 1480 dans cette ville. Dans ce cas, sa mère serait la fille d'un célèbre banquier florentin émigré en France. Peu d'historiens soutiennent aujourd’hui cette hypothèse.
Concernant sa mort : confusion avec celle de Jean Fleury
On raconte qu'il est mort victime du cannibalisme aux Caraïbes durant un de ses voyages. Cette idée a été réfutée par l'analyse des archives, mais des recherches sont encore en cours pour obtenir une confirmation définitive des causes de son décès.
Quel que soit son lieu de naissance, il est issu d'une famille florentine installée à Lyon, ville où se trouvait une colonie importante de négociants italiens, notamment la famille des Guadagni, dont le nom a été francisé en « Gadagne ». Lui-même passe une partie au moins de sa jeunesse à Lyon.
Il a un frère : Jérôme (Hieronimo en espagnol, Girolamo en italien).
Jusqu'au début des années 1520, il vit principalement à Lyon et à Paris, où il est présenté à la Cour.
Les voyages de Verrazzano se situent dans le contexte des grandes découvertes : exploration de la côte africaine par les Portugais (1420-1498) et voyage de Vasco de Gama vers l'Inde (1498) ; voyages de Christophe Colomb et découverte d'un nouveau monde ; voyage de circumnavigation de Fernand de Magellan (1520).
Tandis que le traité de Tordesillas (1494) a réparti le nouveau monde entre les Espagnols et les Portugais (selon le méridien situé à 100 lieues à l'ouest des îles du Cap-Vert), d'autres États commencent à s'y intéresser, en premier lieu la France (et par la suite, les Anglais, puis les Néerlandais des Provinces-Unies).
En 1522, après la publication des récits de Maximilianus Transylvanus et d'Antonio Pigafetta, compagnon de Magellan, les élites françaises se passionnent pour cette grande expédition. La mère de François Ier, Louise de Savoie, fait traduire en français le journal d'Antonio Pigafetta.
En septembre 1522, Verrazzano réunit à Lyon des fonds en provenance d'Italie destinés à la flotte pour l'Inde « dont il est le capitaine »[pas clair].