Ce Jour-là

Gina Palerme

Actrice, chanteuse et danseuse française

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Gina Palerme est une comédienne, danseuse et chanteuse de music-hall française, née le 18 décembre 1885 à Bussière-Galant (Haute-Vienne) et morte le 26 décembre 1977 aux Pavillons-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

Issue d'une famille de vieille noblesse limousine de la région de Châlus, Marie-Louise Irène de Maulmont est une des descendantes de Louise Borgia, fille de Cesare Borgia, lui-même fils de Rodrigo Borgia. Femme de caractère, moderne, facétieuse et surprenante, elle est l'une des vedettes féminines de music-hall qui ouvrent la voie de la célébrité moderne à de nombreuses actrices de cinéma françaises.

Dès 1911, Gina Palerme séduit le public des comédies musicales lors de sa participation dans des productions londoniennes de music-hall du West End Theatre. Devenue une vedette de la British musical comedy, du fait de ses qualités scéniques et de son allure, elle est surnommée, outre-Manche, la Cocotte française.

Au début des années 1920, elle revient en France. Elle y mène une courte carrière d'artiste, et de productrice, de cinéma. Son jeu et son allure scénique, liés aux images en mouvement, ne survivent pas à la disparition du cinéma muet.

Dotée d'une notoriété acquise sur scène à Londres puis au cinéma en France, sportswoman adepte de l'hébertisme, bénéficiant d'un physique avenant mis à profit comme modèle et mannequin, Gina Palerme revient à sa carrière d'artiste de scène. Elle conduit, à partir du milieu des années 1920, des revues de music-hall dans des salles de spectacle parisiennes.

Gina Palerme cesse toute activité professionnelle en 1929, à l'âge de 43 ans. Elle se marie en 1932 et meurt, à 92 ans, le 26 décembre 1977.

Marie-Louise Irène de Maulmont est issue d'une vieille famille limousine, la famille de Maulmont, dont la présence est attestée dans les monts de Châlus depuis 1088. Les Maulmont, bâtisseurs du château de Châlus-Maulmont, ont pour autre illustre représentant Géraud de Maulmont.

Le baron Aymard de Maulmont, père d'Irène, est établi à la fin XIXe siècle au Mas du Loup, propriété située dans les monts de Châlus sur la commune de Dournazac. Il y épouse, en 1881, Antoinette Gazenaud, receveuse des postes sur cette même commune, puis sur celle, presque voisine, de Bussière-Galant. De leur union naît, à Bussière-Galant, le 18 décembre 1885 à minuit, Marie-Louise Irène de Maulmont, dite Irène selon l'usage limousin qui consiste à prendre comme prénom d'usage le dernier prénom déclaré à l'état-civil. Irène, comme sa sœur cadette Rose, passe sa petite enfance entre les propriétés familiales du pays de Châlus et le château de la Ribeyrie (Saint-Gilles-les-Forêts).

En 1891, son père, Aymard de Maulmont, meurt. Ayant déjà perdu leurs quatre grands-parents, Irène, alors âgée de 6 ans, et sa sœur Rose, n'ont plus que leur mère Antoinette, receveuse des postes, pour assurer leur éducation.

Dès ses premières apparitions notables, Irène de Maulmont prend, pour la scène, un nom qui fait doublement référence à l'Italie, Gina Palerme. Elle apparaît sous ce pseudonyme en janvier 1909, à l'âge de 23 ans, dans une revue féérie à l'Olympia : 1909, des femmes... rien que des femmes, laissant le souvenir d'une commère « étincelante ». En mars 1910, elle tient un rôle à La Cigale, dans Tu blagues !, un spectacle de Jacques Bousquet et Georges Arnould, dans lequel se produisent Édouard de Max et Ellen Baxone, et qui marque la réouverture de l'établissement.

Remarquée par un entrepreneur anglais de théâtre, elle part pour Londres où elle joue dans diverses productions de la British musical comedy du West End theatre, genre théâtral qui vit, dans les années 1920, la fin de son âge d'or et dont elle devient une vedette. Pendant cette même période, sa sœur puînée, Rose de Maulmont, est cantatrice à Covent Garden.

La première apparition de Gina Palerme sur la scène londonienne se fait en 1911 à l'Adelphi Theatre dans la comédie musicale The Quaker Girl (musique de Lionel Monckton). Elle y tient le rôle de Toinette, vendeuse de la maison Blum, qui lui permet de donner quelques répliques et de chanter un bref solo. Puis elle prend le rôle de Diane, tenu à l'origine par Phyllis LeGrand.

En 1912, elle joue, toujours à l'Adelphi Theatre, dans The Dancing Mistress. Elle y tient le rôle de Lili, rôle qui dépasse la simple figuration ou participation au chorus. Elle amène « a touch of Parisian diablerie » à la comédie. La musique de Lionel Monckton est jouée par James T. Tanner, et les chansons sont signées Adrian Ross et Percy Greenbank. The Dancing Mistress est jouée, à partir du 19 octobre durant 242 représentations. Le rôle principal, celui de Nancy, la dancing mistress, est tenu par Gertie Millar.

En 1914, Gina Palerme joue dans Betty, musique de Paul A. Rubens (1875-1917) et d'Ernest Steffan (1896-1967) et paroles d'Adrian Ross et Paul A. Rubens.

Toujours en 1914, Gina Palerme tient le rôle principal dans Plantons les capucines, avec Dominique Bonnard et Maurice Froyez, une revuette donnée à l'Ambassadors Theatre à partir du 11 mai. On la retrouve ensuite, toujours dans le rôle principal, dans Bric-a-Brac (1915), puis dans Vanity Fair (1916). Suivent La Petite Chocolatière (de Paul Gavault, 1917), Finsbury (1917), et The Girl for the Boy (1919), comédie écrite pour elle.

Gina Palerme est décrite, outre-Manche, comme « la plus belle femme de France ». Elle est donnée comme l'une des inspiratrices du personnage de My Fair Lady. Elle apparaît également dans une publicité pour des soins capillaires. Devenue une vedette du genre, Gina Palerme est qualifiée de « toast of the british musical comedy ». Fasciné par sa beauté physique, son jeu sur scène et sa personnalité, Cecil Beaton écrit : « Gina Palerme a apporté tout le glamour de la Cocotte française à Londres. »

Elle rentre en France en 1920, forte de sa notoriété acquise sur scène à Londres. Elle y mène, durant cinq années, une carrière d'actrice de cinéma muet. Elle rencontre rapidement le succès en tenant le rôle féminin principal du film de Roger Lion L'Éternel Féminin, sorti en salles en 1921.

En 1922, elle joue dans Margot (1922), puis tient le premier rôle dans L'Idée de Françoise de Robert Saidreau (1923) avec André Dubosc. Elle enchaîne avec Frou-frou de Guy du Fresnay, film dans lequel joue également Berthe Jalabert. En 1923, elle joue dans La Bataille. En 1924, elle joue dans The Danger line d'Édouard-Émile Violet, et Au secours d'Abel Gance. Enfin, en 1925, elle retrouve Roger Lion dans La Clé de voûte.

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