Ce Jour-là

Gilles de Robien

Homme politique français

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Gilles de Robien, né le 10 avril 1941 à Cocquerel (Somme), est un homme politique français.

Il est député de la Somme, de 1986 à 2002, maire d'Amiens, de 1989 à 2002, ministre de l'Équipement et des Transports dans les gouvernements de Jean-Pierre Raffarin, de 2002 à 2005, ministre de l'Éducation nationale dans celui de Dominique de Villepin, de 2005 à 2007, puis à nouveau maire d'Amiens, de mars 2007 à mars 2008.

De 2007 à janvier 2015, il est ambassadeur chargé de promouvoir la cohésion sociale et délégué du gouvernement français au conseil d'administration du Bureau international du travail (BIT), qu'il préside du 15 juin 2012 au 21 juin 2013.

À partir de 2021, il préside le Conseil d'orientation et de prospective de l'Institut libre d'étude des relations internationales (ILERI).

Gilles de Robien est le fils cadet de Jean de Robien (1899-1959), cultivateur et industriel, maire de Cocquerel (Somme), et d'Éliane Le Mesre de Pas (1902-1989). Il épouse, le 5 juillet 1965, Jeanne Hoarau de la Source et ont quatre enfants (Laure, Hugues, Thibaut, Gaël).

La famille de Robien est une famille subsistante de la noblesse française bretonne, admise aux Honneurs de la cour (Familles subsistantes de la noblesse française : Noblesse d'extraction chevaleresque ), catholique pratiquante, appartenant à l'ancienne noblesse de robe et de descendance capétienne. Ses armes se blasonnent d'azur à 10 billettes d'argent 4, 3, 2 et 1 et sa devise est « sans vanité ni faiblesse ». Il est membre de la sixième section du corps académique de l'Académie Catholique de France.

Il suit sa scolarité à l'école de la Providence d'Amiens puis au collège Saint-Jean-de-Béthune à Versailles et à l'école militaire de Sorèze (1958-1959). Il passe avec succès les épreuves du baccalauréat, option philosophie, au lycée Hoche de Versailles, puis obtient une capacité en droit, à Amiens, avant de commencer à l'université Paris II une licence en droit qu'il ne termine pas. À partir de 1965, il exerce jusqu'au début de ses mandats politiques, la profession d'agent général d'assurance et d'agent de crédit, à Amiens.

Activités et mandats politiques

Partisan de Valéry Giscard d'Estaing, Gilles de Robien devient président de la fédération départementale de la Somme du Parti républicain (PR), à partir de 1977. En 1978, il perd la première élection législative à laquelle il se présente, à Amiens, où il est ensuite élu conseiller municipal d'opposition, en 1983, à la tête d'une liste de l'Union pour la démocratie française (UDF).

Il est député de la Somme de 1986 à 1988 (Élections législatives de 1986 - Scrutin proportionnel plurinominal), puis de la 2e circonscription de la Somme, de 1988 à 2002 (Scrutin uninominal majoritaire à deux tours). À son entrée dans le gouvernement en mai 2002, il est remplacé par son suppléant, Olivier Jardé.

Il est élu maire d'Amiens à l'occasion des élections municipales de 1989 et succède à René Lamps, maire communiste de la ville depuis 1971. Il est réélu en 1995, puis en 2001, et reçoit une Marianne d'Or en 1999, le titre de « Ville la plus sportive de France » étant décerné à Amiens la même année, par le journal L'Équipe.

À son entrée dans le gouvernement en mai 2002, il est remplacé par Brigitte Fouré, l'une de ses adjointes, dont il devient l'adjoint du 27 juin 2002 au 29 mars 2007, date à laquelle il est à nouveau maire (à l'issue d'une élection que la gauche amiénoise qualifie de « mascarade ») pour le rester jusqu'au 21 mars 2008. Il est président de la communauté d'agglomération Amiens Métropole de 1994 à 2008 (réélu en 1995 et 2001).

En 2006, débute un vaste plan de modernisation de la gare d'Amiens construite par Auguste Perret. Voulue par Gilles de Robien et exécutée sur les plans de Claude Vasconi, la nouvelle gare est controversée et, en 2020, l'Académicien Jean-Marie Rouart estime qu'elle est l'« oeuvre monstrueuse et inepte d'un maire iconoclaste » et qu'elle défigure à jamais la magnifique tour érigée par Auguste Perret » à proximité.

Le 21 février 2008, un mois avant qu'il ne perde sa mairie le 21 mars, le magazine Challenges attribue à Amiens la première place de son « Palmarès des villes les mieux gérées de France » et décerne à Gilles de Robien le titre de « Meilleur Maire ».

Secrétaire de l'Assemblée nationale de 1986 à 1988, puis vice-président de 1993 à 1998, il est l'auteur de la loi du 11 juin 1996 tendant à favoriser l'emploi par l'aménagement du temps de travail, première loi française dite « loi Robien » (deux autres suivront en 2003). En 1997, il crée une Association du 11 juin pour l'innovation sociale.

Il devient membre du bureau exécutif et du comité directeur du PR en 1990. Il siège parallèlement au conseil national et au bureau politique de l'UDF, à partir de 1991, et préside son groupe parlementaire de 215 députés à l'Assemblée nationale, de 1995 à 1997. Il est désigné en 1996 « Parlementaire de l'année ».

Il est élu conseiller régional de Picardie en 1992.

En 1993, il s'engage derrière la socialiste Martine Aubry lorsqu'elle lance sa Fondation Agir contre l'exclusion (FACE), qui vise à faciliter l'insertion par l'emploi.

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