Ce Jour-là

Georges Tainturier

Escrimeur français

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Georges Tainturier, né le 20 mai 1890 à Labruyère (Oise) et mort le 7 décembre 1943 à Cologne, est un militaire, escrimeur et résistant français, membre du mouvement Combat-Zone Nord.

Georges Tainturier était lieutenant de réserve, chevalier de la légion d’honneur pour faits d’arme en 14-18, deux fois champion olympique en équipe à l’épée.

Le 19 octobre 1943, il est condamné à mort (affaire Continent) par le 2e sénat du Volksgerichtshof et est guillotiné dans la prison de Cologne, le 7 décembre 1943.

Premières années et carrière militaire

Georges Tainturier est fils de Charles Olivier Tainturier, instituteur public (né en 1864 à Cinqueux, Oise) et de Marie Louise Athénaïse Eugénie Chevalier (née en 1867).

Collégien à Compiègne (collège Ferdinand Bac), on le note étudiant à Paris (Ve) à 21 ans. Il est incorporé pour son service militaire le 10 octobre 1912 au 15e Régiment d’Infanterie. Caporal le 26 avril 1913, puis sergent le 1er octobre 1913, il fait la campagne contre l’Allemagne aux Armées du 2 août 1914 au 31 août 1915.

Sergent de réserve dans l'infanterie en 1914, officier de dragons en 1918, il est blessé, à la tête de son peloton, en dirigeant l'attaque d'une mitrailleuse allemande. Il reçoit la Croix de guerre et est fait chevalier de la Légion d'honneur.

Première Guerre Mondiale (1914-1918)

Il passa au 9e Régiment de Cuirassiers à Tours par décision du général commandant la 11e Région le 26 août 1915. Parti et rayé des contrôles le 1er septembre 1915, il fut affecté à l’Intérieur jusqu’au 7 août 1917. Entre-temps, il passa au 5e Régiment de Dragons le 4 janvier 1917 par décision ministérielle. Le 8 août 1917, il fut de nouveau affecté aux Armées jusqu’au 17 juillet 1918. Ce jour-là, il mena deux attaques de sa section et fut atteint de deux balles de mitrailleuses, l’une à la joue gauche et l’autre à l’épaule gauche, lors de l’attaque du village de Montvoisin (Marne). Blessé, il fit un long trajet pour renseigner le chef d’une unité voisine avant d’être pansé puis évacué. Il est soigné à l’hôpital d’Ivry du 19 juillet au 2 août 1918. Il reçut la Croix de guerre avec étoile de vermeil à la suite de cette action par ordre du 1er Corps de Cavalerie du 7 août 1918 avec la citation : « Officier d’une énergie, d’un entrain et d’une bravoure exceptionnelle ». Le 3 août, il fut de nouveau affecté aux armées jusqu’au 29 août suivant avant de passer à l’Intérieur.

Démobilisé en 1919, il résida d’abord à Clermont (Oise). Il passa alors dans la réserve et fut nommé lieutenant de réserve par décret du 10 mars 1924 à dater du 20 octobre 1922. Georges Tainturier a été fait chevalier de la Légion d’honneur à titre militaire en 1926.

Vie personnelle et carrière sportive pendant l'entre-deux-guerres

Revenu à Cinqueux, Georges Tainturier y épousa le 5 octobre 1922 Germaine Marie Ludovica Martin. De cette union naîtra une fille, Claude en 1926.

Il s’illustra dans le domaine sportif d’abord en tant membre du Rugby Club de Compiègne, puis en escrime où il se fit un nom. Élève du maître d’armes Léon Bouché au Cercle de l’Escrime à l’Epée de la rue Blanche à Paris (IXe), il emporta son premier titre amateur dans cette discipline en mai 1921 en devenant champion de Paris.

Il devint champion de France individuel amateur à l’épée en 1923 puis champion olympique par équipe le 9 juillet 1924 lors des Jeux de Paris avec Lucien Gaudin, Roger Ducret et Georges Buchard en battant la Belgique. Champion d’Europe d’épée individuel en juillet 1926 en battant à Ostende l’Allemand Fernand de Montigny. Le 21 janvier de la même année, il fonde le cercle d’escrime de Compiègne qui sera renommé par la suite en son honneur « Cercle d’escrime Georges Tainturier ».

Il gagna de nouveau la médaille d’or par équipe aux Jeux Olympiques d’été de Los Angeles le 7 août 1932 avec Fernand Jourdant, Bernard Schmetz, Georges Buchard, Jean Piot et Philippe Cattiau en battant l’équipe d’Italie à l’épée.

A Compiègne il s’installe au 23 rue du Port à Bateaux en tant que mécanicien. Il devint par la suite directeur du garage Saint-Jacques à Compiègne.

Le sous-secrétaire d’Etat de l’éducation physique lui décerna la médaille d’or d’honneur de l’éducation physique par arrêté du 7 mai 1929.

Médaille d'or en épée par équipe aux Jeux olympiques d'été de 1924

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