Ce Jour-là

Georges Folgoas

Réalisateur et producteur de télévision français au XXe siècle

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Georges Folgoas est un réalisateur et producteur de télévision français, né le 27 juillet 1927 à Asnières-sur-Seine et mort le 3 juillet 2008 à Saint-Lubin-de-la-Haye.

Né de parents bretons, Georges, tapissier, et Germaine, couturière qui a travaillé dans une grande maison de couture en Angleterre, Claude Georges Folgoas, leur fils unique, surnommé « Claudic », renonce à reprendre l’entreprise familiale. Il décide ainsi de poursuivre des études d’ingénieur électrique pensant qu’il y aurait un lien direct avec le monde de la télévision où il souhaite faire carrière.

Pendant un certain temps, il exercera la profession de dépanneur de postes de radio. Il suivra également un enseignement théâtral aux cours Simon et au Conservatoire national de musique et d'art dramatique. Cependant, afin de se marier et de fonder une famille, le futur réalisateur décide de s’orienter finalement vers la carrière de réalisateur de télévision, profession qu'il exercera pendant près de cinquante ans.

La même année que celle de son mariage avec Claude Bonneville, en 1949, il commence sa carrière à la télévision lorsque sa marraine comédienne, Simone Heliard, le présente à Roger Féral, journaliste, écrivain, animateur et producteur des émissions télévisées Paris-Club et Télé-Paris. Lors de son entretien avec le directeur de la RTF, ce dernier lui dit : « Jeune homme ne vous asseyez pas, je suis viré depuis ce matin. » Hormis cet accueil surprenant la rencontre se poursuit.

C’est ainsi que Georges Folgoas est engagé à la télévision, ne touchant pour cela aucune rémunération, étant donné que le statut d’assistant n’était pas encore réellement défini. La RTF ne présentant à cette époque que quelques heures d’émissions, notamment le Journal Télévisé, Georges Folgoas travaillera en grande partie avec des journalistes tels que Pierre Sabbagh et Jacques Sallebert. Au fil du temps, il obtiendra enfin un contrat de travail rémunéré. Cependant, ce contrat sera équivalent à un simple cachet de figurant, le poste d’assistant n’existant toujours pas.

En dehors de la télévision, il vivra quelques années avec sa femme dans la maison du Jardin des Plantes de Paris avec ses beaux-parents, son beau-père étant directeur du Muséum national d'histoire naturelle.

Le Chat noir, ancien cabaret de Montmartre va inspirer une émission de télévision diffusée en soirée et à laquelle participera Georges Folgoas. Ce nouveau projet aura pour concept de faire revivre des chansons qui étaient interprétées à l’époque du fameux cabaret, dont le décor aura été totalement reconstruit en studio et où les figurants seront habillés à la mode 1900. Le réalisateur n’était autre que le metteur en scène d’Opéra, Max Derieux. Cependant, se retrouvant bien souvent accaparé par son autre fonction et devenant de plus en plus rare sur le plateau du fait de générales à l’Opéra, ce dernier demande à Georges Folgoas de le remplacer à la réalisation. C’est ainsi que démarra sa très longue carrière à la télévision.

Par la suite, en 1958, il sera chargé de réaliser la toute première retransmission au monde d’une messe à la télévision, celle du Mont Saint-Michel. Les messes seront ainsi, par la suite, retransmises hebdomadairement, répétées les samedis après-midi, puis filmées le dimanche matin dans la rue Saint-Honoré avec la présence de toute l’équipe, qui comptait environ quatre réalisateurs.

Jean D’Arcy, alors directeur des programmes de la télévision française depuis 1952, ayant des opinions divergentes de celles de Georges Folgoas, le charge d’une émission délicate à réaliser, celle de la Messe de minuit en eurovision, présentée par Claude Darget et qui sera un grand succès télévisuel, au point de conduire Jean D’arcy à l’en féliciter. Cette émission restera l’un des moments clés de sa carrière à la télévision.

En 1951, la télévision scolaire est créée au CNDP. Les émissions proposées seront d’une durée d’une demi-heure et destinées aux élèves des études primaires, secondaires et techniques. Ces programmes financés par le ministère de l’Éducation nationale sont ainsi réalisés dans les studios de la rue de Cognacq-Jay appartenant à la RTF.

En 1953, avec l’aide de son grand ami Bernard Chevry, créateur du MIDEM, le marché de l'édition musicale qui se tient à Cannes, ainsi que de nombreuses organisations et manifestations professionnelles liées au monde du jouet, du disque et de la communication, Georges Folgoas sera amené à réaliser quelques émissions destinées aux enfants.

En octobre 1953 naît ainsi un magazine hebdomadaire, Martin et Martine, réalisé par Georges Folgoas et Jacques-Gérard Cornu. Les personnages de Martin et Martine, présentés sous forme de marionnettes, font voyager les téléspectateurs à travers Paris pour leur faire découvrir les principaux monuments et attractions que compte la capitale. Ces promenades sont également agrémentées de jeux, de mimes et d’actualité. L’émission sera ainsi diffusée tous les jeudis de 17h à 17h45. Agnès Folgoas, la fille du réalisateur, âgée de cinq ans, prêtera ses traits à la marionnette Martine.

Georges Folgoas continue sa carrière par la réalisation de l’émission Les compagnons de la chanson. Ce programme avait ainsi pour objectif de suivre ce groupe de chanteurs connus et soutenus par Édith Piaf, durant leur voyage à travers tous les États-Unis, filmant chaque étape, chaque ville et chaque représentation que ces compagnons donnaient. Cependant, cette émission donnait du fil à retordre à Georges Folgoas, qui disait : « Ils ne se rendent pas compte, je ne vois que des autoroutes ». En effet, les nombreux rushs tournés en Amérique ne présentaient principalement que des plans de routes et d’autoroutes américaines, rendant ainsi le montage du programme très compliqué.

Au cours de sa carrière, Georges Folgoas va donc réaliser de nombreux types de programmes, par exemple en filmant le cirque Pinder appartenant à Jean Richard, en créant des émissions de variété présentant de nombreux chanteurs, en réalisant des reportages en collaboration avec le journaliste Michel Péricard. Il consacrera ensuite tout un reportage en direct sur le peintre français Bernard Buffet. Il réalisera également la Kermesse aux étoiles filmée aux jardins des Tuileries, où de grands comédiens, comme Michèle Morgan, venaient pour signer des autographes au public présent.

Puis en 1960, il en revient aux magazines en direct animés par Léon Zitrone et André Parinaud. Il collabore ensuite à la réalisation de dramatiques avec son ami scénariste Georges Conchon (Sept morts sur ordonnance, La Banquière). Il réalisera, enfin, une émission présentée par Pierre Sabbagh, Avis aux amateurs, qui se rendait une fois par semaine chez des personnes, amateurs, collectionneurs ou antiquaires qui présentaient des bibelots rares, des horloges ou autres objets de leurs collections.

Georges Folgoas réalisera également une série de documentaires qui avaient pour concept d’aller interviewer dans leurs pays d’origine différentes autorités, par exemple des premiers ministres, qui se rendraient à Paris peu de temps après. Voyageant ainsi en Finlande, à New York et autres pays, Georges Folgoas se rend un jour au Québec dans le but d’interviewer une personnalité, mais il se révèle finalement que cette personne se trouvait déjà en France, permettant ainsi au réalisateur de profiter d’un agréable voyage.

De 1964 à 1965, Georges Folgoas accompagné de sa femme Claude et de ses trois enfants, Agnès, Sylvia et Yves, ainsi que du Père Raymond Pichard, producteur des émissions religieuse, le réalisateur sera chargé de suivre le Tour de France afin de retransmettre des messes en extérieur à travers la France entière, travail que Claude Bonneville surnomme : « La tournée des messes ». C’est ainsi que Georges Folgoas, le Père Raymond Pichard et son jeune assistant, le désormais bien connu Jean-Michel Di Falco, aujourd’hui évêque, ont retransmis des messes à la Grande Chartreuse, à Oradour-sur-Glane ou encore la messe de minuit à Vézelay.

En 1964, Georges Folgoas réalise de nombreuses émissions de variétés, notamment par sa rencontre avec Maritie et Gilbert Carpentier et le duo Roger Pierre et Jean-Marc Thibault. De ces rencontres et de ces nouvelles collaborations vont apparaître de nombreux programmes qui rencontreront un grand succès, tel le Sacha Show. Ces émissions, enregistrées aux Buttes-Chaumont pour la plupart, avaient pour intérêt de présenter des chanteurs qui créaient, qui dansaient, habillés dans un panel de costumes variés et qui ne se limitaient pas à chanter. Ces émissions ont eu notamment l’occasion d’accueillir Petula Clark, de voir naître la vocation de meneuse de revue de Sylvie Vartan et de suivre la carrière aux États-Unis de Charles Aznavour, en enregistrant ses représentations à New York et Los Angeles. Puis Georges Folgoas arrête sa collaboration avec Maritie et Gilbert Carpentier lorsqu’il décide de devenir lui-même producteur.

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