Georges Didi-Huberman, né le 13 juin 1953 à Saint-Étienne, est un philosophe et un historien de l'art, français. Maître de conférences puis directeur d'études à l’École des hautes études en sciences sociales, il est l'auteur d'une cinquantaine d'ouvrages et le récipiendaire de prix prestigieux. Il est le frère de la comédienne Évelyne Didi.
Fils de peintre, il se familiarise avec les ateliers. Après des études à l'université de Lyon en philosophie et histoire de l'art et un doctorat en sociologie et sémiologie des arts et des littératures obtenu en 1981 à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), sous la direction de Louis Marin, il enseigne à l'Université de Paris-VII (1988-1989) avant d'être élu à l'EHESS maître de conférences en 1990 et directeur d'études en 2016.
Il a été « professeur invité » dans de nombreuses universités étrangères : Université Johns-Hopkins, Baltimore (1991, 1994) ; Université de Fribourg (1993) ; Université Northwestern, Evanston [Chicago] (1995, 1997–1999, 2005–2006) ; Université de Californie à Berkeley ; Université de Toronto, Princeton ; Christian Gauss Seminars in Criticism (1999) ; Institut Courtauld de Londres (1999) ; Staatliche Hochschule für Gestaltung, Karlsruhe (2000–2001) ; Kanazawa College of Art (2001) ; Université hébraïque de Jérusalem (2003) ; Université libre de Berlin (2003) ; Université « Ca' Foscari » de Venise (2004) ; Université de Bâle, Université-Eikones NFS Bildkritik (2008, 2011) ; Centre allemand d'histoire de l'art de Paris (2010–2011) ; Université libre de Bruxelles, Facultés universitaires Saint-Louis (2011), etc.
En 1982, il publie Invention de l’hystérie. Charcot et l’iconographie photographique de la Salpêtrière. En 2014, Sabine Arnaud revient sur l'invention de cette pathologie en publiant L’invention de l’hystérie au temps des Lumières (1670-1820).
Georges Didi-Huberman a été également chercheur invité à l'École française de Rome en 1982 et 1984, pensionnaire à l'Académie de France à Rome (Villa Médicis, 1986–1987), chercheur invité à la Fondation Berenson de la Villa I Tatti à Florence (Institut universitaire européen, 1986–1987), en résidence à Paris (Centre national du livre, 1989–1990), à la School of Advanced Study de Londres (Warburg Institute, 1998–1999), au Getty Research Institute de Los Angeles (2000, 2002 et 2005), au Zentrum für Literaturforschung (de) de Berlin (2004) et à l'Internationales Kolleg für Kulturtechnikforschung und Medienphilosophie (de) de Weimar (2008–2009).
Didi-Huberman a été également commissaire d'exposition : L'Empreinte pour le Centre Georges-Pompidou (Paris, 1997, en collaboration avec Didier Semin) ; Fables du lieu, pour le Fresnoy - Studio national des arts contemporains (Tourcoing, 2001) ; Atlas au Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía (Madrid, 2010) ; Soulèvement au Jeu de Paume à Paris entre 2016 et 2017.
Enfin, Georges Didi-Huberman est membre du Conseil artistique du Centre Georges-Pompidou, du Conseil scientifique de la Mission de préfiguration du Musée de l'Homme, des arts et des civilisations (Paris), Fellow of the Courtauld Institute of Art (Londres), membre honoraire du Center for Literature and Cultural Studies de Berlin et membre de différents comités éditoriaux (L'Inactuel, Études photographiques, Les Cahiers du Musée national d'art moderne, Journal of Visual Culture, Transbordeur, etc.)
En 2017, Georges Didi-Huberman a tenu deux cours publics et un séminaire dans le cadre de la Albertus-Magnus-Professur à Cologne.
En 2023, il a été distingué par un doctorat honoris causa de l'Académie des Beaux-Arts de Brera à Milan.
Georges Didi-Huberman est récipiendaire de nombreux prix et distinctions :
Prix Richtenberger (Institut de France, 1990)[réf. nécessaire] ;
Prix Hans-Reimer (Aby-Warburg-Stiftung de Hambourg, 1996) ;
Prix Houllevigue (Institut de France, 2000) ;
Alexander-von-Humboldt Research Award (2007)[réf. nécessaire] ;
Premio Internacional de Ensayo, Círculo de Bellas Artes (Madrid, 2008) ;
Distinguished Lifetime Achievement Award for Writing on Art, College Art Association (2009) ;
Internationaler Forschungsförderpreis of the Max-Weber-Stiftung at the Historisches Kolleg (Munich, 2014) ;
Prix Gay-Lussac Humboldt (Berlin, 2006) ;