Ce Jour-là

Georges Chapouthier

Philosophe, neurobiologiste et poète français

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Georges Chapouthier, de son nom de plume Georges Friedenkraft, né le 27 mars 1945 à Libourne, est un neurobiologiste et un philosophe, poète et écrivain, français. Il a été nommé en 2012 directeur de recherche émérite au CNRS, spécialisé en neurosciences.

Georges Chapouthier est le fils de Fernand Chapouthier (1899-1953), helléniste et archéologue, qui fut directeur adjoint de l'École normale supérieure de 1948 à 1953, et d'Odette Mazaubert (1913-1994), connue sous le nom de « Carquelin » pour ses écrits en langue saintongeaise. Après des études à Paris, d'abord au lycée Montaigne, où il fut l'ami de Patrice Chéreau, puis au lycée Louis-le-Grand, il effectue une « prépa bio » au lycée Saint-Louis et intègre l'École normale supérieure (section Sciences) en 1964, la même année qu'Yves Colin de Verdière, Antoine Danchin, Alain Juppé ou encore Michel Zink.

Il est titulaire d'un doctorat d’État ès sciences naturelles obtenu en 1973 avec une thèse intitulée Essais de transfert par voie chimique d'informations acquises par le cerveau : étude critique (Strasbourg, Université Louis Pasteur ou Université Strasbourg-I. Directeur de thèse Rémy Chauvin. Président du Jury Pierre Karli)), et d'un doctorat d’État ès lettres obtenu en 1986 avec une thèse intitulée Essai de définition d'une éthique de l'homme vis-à-vis de l'animal (Lyon, Université Jean Moulin. Directeur de thèse François Dagognet. Président du Jury Bernard Bourgeois)[réf. souhaitée].

Presque toute sa carrière s'est déroulée au CNRS. En 2012, il est nommé directeur de recherche émérite.

Sa formation de biologiste et de philosophe explique la double activité qui a été la sienne.

C'est en outre un auteur d'expression poitevine-saintongeaise dans sa variété saintongeaise.

Il a travaillé, en pharmacologie, principalement sur la mémoire et l'anxiété. Ses recherches, menées en collaboration avec notamment Jean Rossier et Patrice Venault, montrent notamment que les molécules anxiogènes (celles qui causent l'anxiété) améliorent, lorsqu'elles sont administrées à doses faibles, les aptitudes à mémoriser, ce qui suggère que l'état normal du cerveau est une anxiété légère. En revanche, les mêmes molécules anxiogènes, administrées à des doses fortes, déclenchent des anxiétés néfastes, voire des crises d'épilepsie. Tous ces phénomènes se rattachent aussi à des prédispositions génétiques que l'on peut mettre en évidence chez la souris. En parallèle, Chapouthier s'est occupé, sous l'égide de Goéry Delacôte, en juin 1984, de l'exposition du CNRS sur la communication.

Chapouthier s'est également intéressé à la manière de comprendre, avec le regard d'un biologiste, certains concepts fondamentaux en épistémologie (réalité, créativité), ainsi qu'à effectuer des synthèses sur les grands problèmes de sa discipline.

Il a étudié la complexité des organismes vivants, pour laquelle il a montré l’utilité épistémologique du concept de mosaïque, ainsi que l'animalité, les rapports de l’humanité et de l'animalité, la notion de droits de l’animal ou les ressemblances et les différences entre l'animal et la machine. Dans ce domaine, il fut notamment l'élève de Louis Bourgey et de François Dagognet.

Il a beaucoup œuvré pour le rapprochement en poésie de l'Europe et de l'Extrême-Orient. Nombre de ses poèmes adoptent des formes d'origine japonaise comme le haïku (ou haïkou), le renga, le haïbun (ou haïboun) ou le tanka. En France, il a beaucoup contribué à la Revue de l'ACILECE et a contribué depuis sa création à la Revue Jointure. Ses articles et ses poèmes ont été publiés par de nombreux périodiques asiatiques.

Il est, avec Jacques Arnold, Jean-Pierre Desthuilliers, Daniel Sauvalle, Michel Martin de Villemer et quelques autres poètes, un des cofondateurs de l'association La Jointée, qui a notamment publié pendant vingt ans la revue littéraire Jointure.

Georges Friedenkraft a participé à l’organisation, à Ipoh en Malaisie, en octobre 2013, du 33e Congrès Mondial des Poètes, organisé sous la présidence de Wan Hua Chapouthier, sous l’égide de l’Académie Mondiale des Arts et de la Culture (WAAC) et avec l’aide l’Institut Darul Ridzuan (Perak, Malaisie). Sous son nom civil (Chapouthier), Friedenkraft a notamment dirigé, en collaboration avec le poète malaisien Malim Ghozali PK, l’anthologie du Congrès, qui a publié, en langue anglaise, près de 200 poètes du monde entier.

Membre du conseil d'administration de La Fondation droit animal, éthique et sciences, il est l'auteur de nombreux articles sur le bien-être animal, ainsi que d'un ouvrage (Le chercheur et la souris) retraçant son rôle en tant que scientifique et son recours aux animaux pour la recherche.

Il est vice-président de la Société française de zoosémiotique fondée en 2018 pour promouvoir en France la sémiotique appliquée à l'animal.

En collaboration avec sa femme, Wan Hua Goh-Chapouthier, il a publié de nombreux articles sur la culture française dans la presse d'Asie du Sud-Est[réf. souhaitée].

Enfin, originaire de Saintonge, il a écrit des textes en saintongeais dans la revue Aguiaine de la SEFCO (association où il a créé le prix Carquelin-Chapouthier) et un livre dans cette langue.

Marié à la journaliste malaisienne Wan Hua Goh (1945-2020), il est père de quatre enfants[réf. souhaitée].

L'inné et l'acquis des structures biologiques, J.-J. Matras, G. Chapouthier, coll. « Le Biologiste », Presses Universitaires de France, Paris, 1981, 243 p. (ISBN 978-2130370123)

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