Ce Jour-là

George Pau-Langevin

Femme politique française

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George Pau-Langevin, née Pau le 19 octobre 1948 à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), est une avocate, responsable associative et femme politique française.

Membre du Parti socialiste (PS), proche de Bertrand Delanoë, elle est députée de la 21e circonscription de Paris de 2007 à 2012, avant d'être réélue dans la 15e circonscription en 2012.

Ministre déléguée à la Réussite éducative dans les gouvernements de Jean-Marc Ayrault de 2012 à 2014, elle est nommée ministre des Outre-mer en 2014 dans les gouvernements de Manuel Valls. Démissionnaire en 2016, elle retrouve son siège de députée puis est réélue l’année suivante. Elle quitte l’Assemblée nationale en novembre 2020, à la suite de sa nomination comme adjointe à la Défenseure des droits, poste qu’elle occupe jusqu’en juillet 2026.

George Pau naît le 19 octobre 1948 à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe)[réf. nécessaire]. Elle épouse Philippe Langevin en 1974 et adopte alors le nom de George Pau-Langevin.

Études et carrière professionnelle

Elle est titulaire d'une maîtrise de lettres modernes (obtenue à la Sorbonne) et d'un diplôme d'études supérieures (DES) de droit privé (obtenu à l’université Panthéon-Assas). Elle exerce à Paris en tant qu'avocate de 1971 à 1988, et de 1994 à 1997.

George Pau-Langevin est présidente du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples de 1984 à 1987. En 1989, elle intègre en tant que directrice adjointe l’Agence nationale de promotion et d’insertion des travailleurs d’Outre-mer (ANT), qu'elle dirige de 1997 à 2001. Conseillère du maire de Paris, Bertrand Delanoë, pour la vie associative et déléguée générale à l'Outre-mer de 2001 à 2007, elle est également avocate.

Elle est décorée de l'ordre national de la Légion d'honneur en février 2002.

Conseillère municipale du 20e arrondissement de Paris de 1989 à 1995, elle retrouve cette fonction lors des élections municipales de 2008, élue en treizième position sur la liste conduite par Frédérique Calandra.

George Pau-Langevin est à l’origine du changement de nom de la rue Richepanse (général qui contribua à rétablir l’esclavage en Guadeloupe en 1802, sur l'ordre de Bonaparte) en rue du Chevalier-de-Saint-George, dans le 1er arrondissement de Paris (du nom d'un métis guadeloupéen, épéiste, violoniste, chef d'orchestre et célèbre compositeur, de la seconde moitié du XVIIIe siècle).

Elle est conseillère régionale d’Île-de-France de 1992 à 1998.

Elle est élue députée dans la 21e circonscription de Paris lors des élections législatives de 2007.

Vice-présidente du groupe socialiste, radical et citoyen (SRC) à l'Assemblée nationale, elle est chargée des questions d'immigration et de codéveloppement entre 2007 et 2009. À ce titre, elle est responsable pour l'opposition du projet de loi de septembre 2007 relatif à la maîtrise de l'immigration, à l'intégration et à l'asile. Elle combat la mesure relative aux tests ADN dans le cadre du regroupement familial et saisit, avec ses collègues du groupe socialiste, le Conseil constitutionnel au sujet des statistiques ethniques. Celui-ci prononce la censure au motif que « si les traitements nécessaires à la conduite d'études sur la mesure de la diversité des origines des personnes, de la discrimination et de l'intégration peuvent porter sur des données objectives, ils ne sauraient, sans méconnaître le principe énoncé par l'article 1er de la Constitution, reposer sur l'origine ethnique ou la race ».

Elle est l'auteure d'une proposition de loi visant à lutter contre les discriminations liées à l'origine, réelle ou supposée, et membre des missions d'information sur les centres de rétention et sur les questions mémorielles.

En juin 2009, elle est chargée par le groupe SRC de suivre les questions de justice. Elle s'est alors particulièrement impliquée sur trois sujets : l'accès au droit (elle est l'auteure avec Philippe Gosselin d'un rapport parlementaire sur la question), la justice des mineurs et la participation des citoyens au fonctionnement de la justice (elle est l'auteure avec Dominique Raimbourg d'une note sur ce sujet publiée par la Fondation Jean-Jaurès).

En juin 2011, elle publie un livre, intitulé Représenter le peuple français, retraçant son parcours et détaillant sa vision du rôle et de la place du député.

En septembre 2011, elle est signataire d'une lettre ouverte de parlementaires demandant à Nicolas Sarkozy de s'opposer, au nom de la France, à la reconnaissance unilatérale de l’État de Palestine le 23 septembre 2011 aux Nations unies. Les signataires de cette lettre ouverte souhaitent la poursuite du dialogue afin de parvenir à « une résolution pacifique et négociée du conflit israélo-palestinien reposant sur le principe de deux États pour deux peuples ». La presse souligne que quelques « élus PS ont rejoint l'UMP contre un État palestinien », à l'encontre de la position délibérée sur le sujet par leur propre parti. George Pau-Langevin a, quelques heures après la publication de cette lettre ouverte, précisé sa position : « Aujourd’hui, le Parti socialiste a adopté une position très nette sur cette question, réaffirmant la nécessité de mettre fin à ce qui pouvait être ressenti comme un déni de droit, entretenant dangereusement un foyer d’instabilité dans cette région du monde, à un moment où les pays occidentaux doivent conforter les aspirations démocratiques exprimées par les peuples du Printemps arabe. Je fais mienne cette position délibérée par les responsables du parti auquel j’appartiens ».

Ministre sous François Hollande

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