Ce Jour-là

Gabriel Cohn-Bendit

Pédagogue et homme politique français

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Jean-Gabriel Cohn-Bendit, dit Gabriel Cohn-Bendit (ou « Gaby Cohn-Bendit ») (Montrouge, 14 avril 1936 – Toulouse, 17 décembre 2021), est un professeur et militant français (qui avait également reçu la nationalité du Burkina Faso) de l'éducation alternative connu en particulier pour la fondation du lycée expérimental de Saint-Nazaire.

Il a fréquenté les milieux anarchistes, puis les cercles de l'extrême gauche, ensuite de l'ultra-gauche dans les années 1960 et 1970. Il adhère quelque temps au Parti socialiste puis aux Verts.

Il est le frère aîné de Daniel Cohn-Bendit.

Gabriel Cohn-Bendit est le fils d'Eric Cohn-Bendit (1902-1959), avocat à Berlin, et de Herta David (1908-1963), tous deux issus de familles juives ashkénazes. Peu après l'avènement de Hitler à la chancellerie (30 janvier 1933), Erich (ou Eric) étant menacé d'arrestation comme militant du Secours Rouge, ils quittent l'Allemagne et se réfugient à Paris (mars 1933). Jusqu'à la guerre, ils vivent dans le XVe arrondissement, dans un groupe de réfugiés qui inclut notamment Walter Benjamin et Hannah Arendt, mais aussi Max Ophüls, de sorte que Gabriel est figurant dans son film Werther (1938).

Gabriel Cohn-Bendit a acquis la nationalité française[Quand ?], bien plus tôt que son frère Daniel, né en 1945, qui avait opté pour la nationalité allemande en 1959 avant d'obtenir la nationalité française en 2015.

Durant la guerre, ses parents sont réfugiés dans la région de Montauban ; sa mère est économe de la colonie pour enfants juifs de la Maison des enfants de Moissac. En 1943-1944, à la suite de l'occupation de la zone Sud par l'armée allemande, il vit dans la clandestinité dans une famille de résistants, sous une fausse identité de réfugié belge. Après la Libération, ses parents deviennent responsables de la colonie de Cailly-sur-Eure (« colonie Juliette »). En 1947, il revient à Paris, où se trouve sa grand-mère paternelle, pour entrer en Sixième. Ses parents rentrent à Paris en 1948, mais son père repart exercer son métier d'avocat en Allemagne en 1951.

Il fait ses études secondaires au lycée Buffon, dans la même classe que Laurent Terzieff, Philippe Robrieux, Alain Lancelot et Jean-François Burgelin.

Les études et l'engagement politique

Après le baccalauréat, puis une année de propédeutique, il fait des études de philosophie. Influencé par Jean-Paul Sartre, il adhère au Parti communiste français comme membre de la section des étudiants de philosophie. Conséquence de l'attitude stalinienne des dirigeants français en 1956, il le quitte pour rejoindre un groupe trotskiste, puis se rapproche du mouvement de Cornelius Castoriadis, Socialisme ou barbarie.

Professeur et militant à Saint-Nazaire

En 1959, son épouse ayant obtenu un emploi à Saint-Nazaire, il y est lui-même surveillant pour terminer une licence d'allemand, puis passe le CAPES d'allemand et est nommé professeur au lycée.

À cette époque, Saint-Nazaire et Nantes sont marquées par le souvenir des grèves qui ont eu lieu en 1955 et qui ont été l'objet d'un numéro de Socialisme ou Barbarie.

Il s'intègre à ce nouveau milieu en entrant en contact avec des militants de gauche locaux : les syndicalistes d'orientation anarchiste (Paul Malnoë de l'Union locale CGT-FO, Alexandre Hébert de l'Union départementale), les militants des GSED, les membres du mouvement des Auberges de jeunesse. En 1962, il fait un bref passage au PSU. Un peu plus tard aura lieu la rencontre avec les paysans travailleurs (Bernard Lambert), notamment à travers la lutte pour la préservation des marais salants de Guérande.

En 1962-1963, il fait son service militaire.

Sur le plan pédagogique, il est dans la mouvance du mouvement Freinet et participe à la Fédération des groupes d'études et de recherches institutionnelles (FGERI) de Félix Guattari, participant à sa revue Recherches. Au sein du SNES, il appartient à la tendance École émancipée.

En 1968, un événement notable est la venue de Daniel Cohn-Bendit à Saint-Nazaire (vers le 15 mai) et la tenue de meetings de discussion avec des ouvriers des chantiers navals.

De 1973 à 1975, il est responsable national d'École émancipée, mais à la fin de cette période, durant laquelle il a été confronté à des affrontements entre trotskistes et non-trotskistes, il quitte la tendance, ainsi que le SNES, restant depuis lors non syndiqué.

Il participe aux luttes à propos du Larzac (il est poursuivi et condamné pour renvoi de ses papiers militaires).

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