Ce Jour-là

Frederick Taylor (hockey sur glace)

Hockeyeur sur glace canadien

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Frederick Wellington Taylor plus connu sous le pseudonyme de Cyclone Taylor, OBE, (23 juin 1884 – 9 juin 1979) est un joueur de hockey sur glace. Il évolue au début du XXe siècle et est une des premières vedettes du monde du hockey. Il évolue dans plusieurs ligues avant les débuts de la Ligue nationale de hockey, remportant à plusieurs reprises des titres de meilleur buteur. Il remporte également la Coupe Stanley à deux occasions, en 1909 avec les Sénateurs d'Ottawa puis en 1915 avec les Millionnaires de Vancouver. Il est un des premiers membres du temple de la renommée du hockey en y étant admis en 1947.

Son enfance et ses débuts au hockey

Frederick Wellington naît en 1884 dans la ville de Tara en Ontario près du lac Huron. Il est le deuxième fils de Archie et Mary Taylor, dans une famille de cinq enfants. Son père est le fils d'un immigrant écossais et gagne sa vie en étant vendeur de charrue itinérant ; sa mère est femme au foyer et s'occupe de l'éducation des enfants. À cinq ans, il admire le barbier de la ville, Jack Riggs âgé de 21 ans, patiner sur la rivière Sauble. Ce dernier, qui est alors le champion local de patinage de vitesse, se prend d'affection pour le jeune Taylor et lui offre sa première paire de patins pour son sixième anniversaire.

Cette même année, toute la famille Taylor quitte Tara pour rejoindre Listowel, à quatre-vingt kilomètres plus au Sud. C'est dans cette ville que Frederick Taylor s'essaie à plusieurs sports : le hockey mais également lacrosse et le football. Il a pour habitude de jouer avec ses copains sur une petite mare derrière la porcherie du village. Il devient rapidement la vedette locale de l'équipe des Mentals de Listowell. Au cours de la saison 1904-05, il désire rejoindre l'équipe de Thessalon mais tout le monde ne partage pas cet avis. En effet, le secrétaire de l'Association de hockey de l'Ontario, William Hewitt, refuse le transfert du joueur car il souhaite que Taylor évolue avec son équipe des Marlboros de Toronto à une époque où le hockey n'est pas professionnel. Le jeune Taylor travaille dans la manufacture locale de piano Morris et ne peut pas se permettre d'accepter de laisser sa famille avec un salaire en moins pour vivre – il touche alors 20 dollars auxquels il faut ajouter les 75 dollars de son père. Furieux et vexé qu'un jeune lui tourne le dos, Hewitt suspend Taylor du hockey de l'Ontario pour une saison et annonce alors qu'il n'hésitera pas à exclure de la fédération de hockey amateur de l'Ontario toute équipe qui ferait jouer le jeune Taylor.

Dans la LIH puis l'ECAHA, les débuts professionnels

Taylor décide pour autant de ne pas se laisser faire et quitte l'Ontario pour rejoindre la ligue sénior du Manitoba et l'équipe de Portage la Prairie. Il se met en avant en inscrivant deux buts lors de la première date du calendrier puis lors du quatrième match, il en marque trois de plus contre l'équipe des Thistles de Rat Portage. Tom Phillips et Si Griffis, deux vedettes de l'équipe des Thistles, sont envoyés pour discuter avec Taylor après la rencontre et lui proposer de les rejoindre pour jouer la finale de la Coupe Stanley contre les Wanderers de Montréal. Taylor est à deux doigts d'accepter mais il reçoit un coup de téléphone de John McNaughton, shérif de Houghton Count dans le Michigan. McNaughton est le patron de l'équipe de hockey locale et lui propose un contrat de 400 dollars plus les frais de déplacement pour rejoindre son équipe. Finalement, Taylor accepte l'offre de McNaughton et rejoint les rangs de la Ligue internationale de hockey et le Portage Lakes Hockey Club. Il rejoint le club pour les six dernières rencontres du calendrier et ne déçoit pas McNaughton en inscrivant un total de onze buts. Menée par Joe Hall, l'équipe termine à la première place du championnat et Taylor est nommé dans l'équipe d'étoiles de la ligue. Il joue une deuxième saison dans la ligue que remporte une nouvelle fois son équipe. À titre personnel, Taylor inscrit quatorze buts en vingt-trois matchs. À la fin de cette saison, plusieurs équipes, dont celle de Taylor, ne veulent plus continuer l'aventure. En effet, une récession sévit aux États-Unis et le cours du cuivre s'effondre diminuant les capacités financières des clubs et mettant fin à la ligue.

En 1907, Taylor n'a d'autres choix que de revenir au Canada pour continuer à jouer. Il se joint alors aux « Silver Seven » d'Ottawa dans l’Eastern Canada Amateur Hockey Association, équipe dont Frank McGee est la vedette depuis le début du siècle. Il est engagé par l'équipe de l'Ontario pour un salaire important mais également avec un poste dans la fonction publique, au département de l'intérieur. Alors qu'il joue un match à Ottawa et inscrit quatre buts, Albert Grey le Gouverneur général du Canada le compare à un « Cyclone » en raison de sa rapidité de patinage. Malcolm Brice, le journaliste couvrant le match en question, publie alors un article dans lequel il fait état de ce nouveau surnom pour le joueur ontarien. Lors de la saison 1907-08, il est payé 500 dollars pour dix matchs. Après une rencontre jouée à Ottawa, il fait la connaissance de Thirza Cook qui est secrétaire pour le gouvernement et lui propose d'aller patiner ensemble. Quand il raccompagne la jeune femme chez elle, il se heurte à sa mère qui ne veut pas que sa fille fréquente un joueur de hockey, qui plus est le fils d'un vendeur de charrue. Voulant prouver sa valeur, il fait le serment de gagner 10 000 dollars avant de demander la main de Thirza. Il fait partie de l'équipe qui remporte en 1909 le championnat de l'ECAHA. Le 3 mars 1909, il aide son équipe à remporter une nouvelle Coupe Stanley, sa première personnelle, en inscrivant un tour du chapeau lors de la victoire 8-3 contre les Wanderers de Montréal.

En décembre 1909, il est annoncé que Taylor ne s'entend plus avec la direction du club et quelque temps après, les Renfrew Creamery Kings de la nouvelle Association nationale de hockey affirment lui avoir fait signer un contrat. Une semaine plus tard, Taylor contredit l'annonce et déclare qu'il a décidé de rester à Ottawa. Il faut encore attendre une semaine pour que Taylor annonce avoir changé une nouvelle d'avis et avoir signé un contrat de 5 250 dollars pour une saison d'une douzaine de matchs. Il est alors le joueur le mieux payé de toute la ligue et même le sportif canadien le mieux payé – sa paye étant supérieure à celle du premier ministre Canadien qui touche alors 2 500 dollars par année.

Le club de Renfrew compte, au cours de cette saison, pas moins de quatre futurs membres du temple de la renommée : Édouard « Newsy » Lalonde, les frères Lester et Frank Patrick et Taylor. L'équipe des Creamery Kings est alors surnommée l'équipe des « Millionnaires », les frères Patrick touchant également 5 000 dollars chacun. Malgré tout, les joueurs des Millionnaires ne parviennent à finir la saison qu'à la troisième place du classement. L'équipe est victime des hauts salaires de ses joueurs et seul Taylor reste dans l'équipe pour la saison 1910-11, les frères Patrick préparant la fondation d'une nouvelle ligue et Lalonde signant avec les Canadiens de Montréal. L'équipe termine une nouvelle fois la saison à la troisième place. Taylor inscrit vingt-et-un buts en deux saisons avant que l'équipe ne dépose le bilan. Ne parvenant pas à s'entendre avec une autre équipe de l'ANH, il change alors de ligue.

En 1911, le contrat de Taylor est racheté par Sam Lichtenhein, propriétaire des Wanderers de Montréal. Lichtenhein souhaite alors augmenter le niveau de son équipe en y ajoutant le « Cyclone » mais ce dernier affirme qu'il préfèrerait prendre sa retraite plutôt que de rejoindre les Wanderers. Il ne joue qu'un seul match au cours de cette saison : le 24 janvier 1912, il porte les couleurs d'Ottawa pour jouer contre les Wanderers. Son jeu n'est pas à la hauteur de sa réputation et il n'est aligné que pour une période alors que les siens sont menés 2-0. Finalement Ottawa remporte la rencontre 6-2 mais Montréal fait appel du score. Le match est annulé et Taylor doit payer une amende de 100 dollars.

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