Frans Emil Sillanpää (né le 16 septembre 1888 à Hämeenkyrö, Finlande - mort le 3 juin 1964 à Helsinki) est un écrivain finlandais, romancier et nouvelliste, adepte du néo-réalisme psychologique. Ses principaux romans, Sainte Misère (1919) et Silja ou Une brève destinée (1931), évoquent la guerre civile finlandaise. Il reçoit le prix Nobel de littérature en 1939.
Frans Emil Sillanpää est le fils de petits fermiers de l'ouest de la Finlande. En 1905, ses parents achetèrent l'ancienne cabane de cordonnier à Töllinmäki, un village de Heinijärvi. C'est à Töllinmäki que Sillanpää passa sa jeunesse et écrivit son premier roman. Les parents vécurent à Töllinmäki jusqu'à la mort du père en 1921. Après cela, la cabane fut vendue aux enchères et la mère s'installa avec la famille de son fils à Saavutus. Après avoir accompli son cursus scolaire au lycée de Tampere, Frans Emil commence des études de biologie à l'université d'Helsinki en 1908, études qu'il abandonnera en 1913 pour rédiger des articles dans le journal Uusi suometar. Il écrit son premier roman La Vie et le Soleil en 1916.
Pendant la guerre civile finlandaise, Sillanpää tenta de rester neutre. Cependant, il fut arrêté tour à tour par les deux camps et critiqua les violences commises par les Rouges comme par les Blancs. En pleine guerre, il traduisit en finnois l'ouvrage du symboliste belge Maurice Maeterlinck, Le Trésor des humbles. Les mesures de vengeance, y compris les exécutions, prises par les Blancs après leur victoire suscitèrent sa colère.
Sillanpää a écrit une vingtaine de romans ou recueils de nouvelles dont un tiers a été traduit en français. Ses personnages sont issus du petit peuple de la Finlande rurale : servantes, métayers ou petits propriétaires. Ils subissent leur destin, souvent une lente déchéance, avec une résignation passive ou une indifférence sereine. La vie et une nature évoquées de façon lyrique leur offriront quelques périodes de rémission et de bref bonheur.
On lui décerne le prix Nobel de littérature en 1939 au moment du déclenchement de la guerre d'Hiver. Il se rend avec sa famille à Stockholm par train le 12 décembre et le reçoit le 14 décembre. Après la cérémonie du Nobel, l'écrivain resta en Suède pendant presque toute la guerre d'Hiver. Il prit la parole lors d'événements organisés par l'Association suédoise d'aide aux Finlandais. Sillanpää et sa femme ne rentrèrent chez eux que le 9 mars 1940. Un de ses poèmes, écrit en 1939, a été mis en musique en 1940 pour constituer un chant patriotique, Le Chant de marche de Sillanpää (Sillanpään marssilaulu).
L'astéroïde 1446 Sillanpää, découvert le 26 janvier 1938 par l'astronome finlandais Yrjö Väisälä, est nommé en son honneur.
Ihmislapsia elämän saatossa, 1917
Jokisen Petterin mieliteot, 1928
Kootut teokset I-XII, 1932–1950
Ihmiselon ihanuus ja kurjuus, 1945
Ajatelmia ja luonnehdintoja, 1960
Piika ja muita kertomuksia, 1978
F. E. Sillanpään ajatuksia, 1988
Kootut teokset 1–8, 1988–1991.
Adaptations cinématographiques
Nuorena nukkunut, par Teuvo Tulio, 1937
Miehen tie, par Nyrki Tapiovaara et Hugo Hytönen, 1940
Ihmiset suviyössä, par Valentin Vaala, 1948