Franco Interlenghi, né le 29 octobre 1931 à Rome et mort le 10 septembre 2015 dans cette même ville, est un acteur italien.
Franco Interlenghi commence sa carrière d'acteur en 1946, alors qu'il n'a que quinze ans, en étant le protagoniste du premier film néoréaliste italien, Sciuscià de Vittorio De Sica. Il y interprète le rôle d'un jeune garçon nommé Pasquale Maggi.
En 1952, il incarne le rôle de Mariolino Brusco dans Le Petit Monde de don Camillo. Au cours des années suivantes, avec son visage à la beauté juvénile et son jeu dramatique intense, il tourne pour de grands réalisateurs italiens, parmi lesquels Michelangelo Antonioni (Les Vaincus), Federico Fellini (I vitelloni), Mauro Bolognini (Les Jeunes Maris) et Mario Monicelli (Père et Fils), mais aussi français (Julien Duvivier, Claude Autant-Lara, Alain Cavalier…) et américains (Fred Zinnemann, Joseph L. Mankiewicz…).
Luchino Visconti le met en scène au théâtre dans Mort d'un commis voyageur d'Arthur Miller.
Interlenghi a poursuivi sa carrière jusqu'aux années 2010 mais sans retrouver de rôle de premier plan.
Il meurt le 10 septembre 2015 à Rome, à l'âge de 83 ans, et est incinéré.
Franco Interlenghi épouse en 1955 l'actrice Antonella Lualdi rencontrée sur le tournage des Vitelloni. De cette union sont nées deux filles : Antonella en 1960 et Stella en 1967, toutes deux actrices. Le couple a tourné une vingtaine de films ensemble (Pères et Fils, Les Garçons, Nos plus belles années, etc.) et est resté marié jusqu'à la mort d'Interlenghi.
1946 : Sciuscià de Vittorio De Sica
1949 : Fabiola d'Alessandro Blasetti
1950 : Dimanche d'août (Domenica d'agosto) de Luciano Emmer
1951 : Teresa de Fred Zinnemann
1951 : Paris est toujours Paris (Parigi è sempre Parigi) de Luciano Emmer
1952 : Le Petit Monde de don Camillo de Julien Duvivier
1952 : Jeunesse (Giovinezza) de Giorgio Pàstina
1953 : Les Héros du dimanche (Gli eroi della domenica) de Mario Camerini
1953 : Les Vitelloni (I vitelloni) de Federico Fellini
1953 : Chansons, chansons, chansons (Canzoni, canzoni, canzoni) de Domenico Paolella
1953 : Les Coupables de Luigi Zampa