Francine Holley, née Francine Trasenster le 23 novembre 1919 à Liège (Belgique) et décédée le 22 mai 2020 à Paris (France)est une peintre abstraite liée à l'art abstrait géométrique et constructif.
Francine Holley suit une double formation artistique : en musique (Premier Prix de piano et médaille de vermeil à l’École libre de musique de Liège) et en arts plastiques auprès du peintre Mathilde Du Monceau de Bergandael (1937-1944), puis à l’Académie royale des Beaux-Arts de Liège (1944-1945) où elle est élève de Henri Brasseur et Robert Cromelynck.
Sa première exposition personnelle a lieu à Liège en 1943 sous son nom de jeune fille Trasenster.
En 1946, elle s’installe à Paris et épouse l'architecte Michel Holley.
Elle fréquente alors les ateliers d'André Lhote et de Fernand Léger (1947-1948).
En 1950, elle suit les cours de l'Atelier d'art abstrait fondé par Jean Dewasne et Edgard Pillet. Situé au 14 rue de la Grande Chaumière à Montparnasse, l'Atelier d'art abstrait jouit d'une renommée internationale. Il est un lieu d'échanges intellectuels et techniques, accueillant des conférences par des figures majeures de la critique comme Léon Degand, Pierre Descargues ou Michel Seuphor, ainsi que des visites d'ateliers (Vassily Kandinsky, Alberto Magnelli, Constantin Brancusi, Auguste Herbin, Antoine Pevsner, Robert Jacobsen, Emile Gilioli) et des analyses des œuvres d'élèves tels que Yaacov Agam, Wilfredo Arcay, Saloua Raouda Choucair, Araceli Gilbert, Kalinowsky et Ellsworth Kelly.
Elle peint ses premières toiles abstraites dès 1949.
Dès 1952, elle participe au Salon des Réalités Nouvelles à Paris et adhère au Groupe Art abstrait belge à partir de 1953. Elle est également membre de l’APIAW (Association pour le progrès intellectuel et artistique en Wallonie).
Son œuvre évolue vers un dessin plus complexe à partir de 1955, avec des lignes amplifiées, des formes épaissies et l’utilisation de techniques variées : gouache, collage, pastels, encres sur papier mouillé (à partir de 1960), bois découpés (1964) et sculptures polychromes en polyester dites «Totems» (1972).
Dans les années 1970, elle lie plus étroitement peinture et musique, suivant les cours d’analyse musicale de Nadia Boulanger.
À partir de 1998, elle engage une nouvelle phase de création en noir et blanc, où la couleur s’estompe au profit de formes graphiques synthétiques.
1943 : Galerie de l'œuvre des Artistes (sous le nom de Francine Trasenster) - Liège (Belgique).
1956-1957-1959-1965 : APIAW - Liège
1965 : Galerie du Damier - Paris
1976 : Société Royale des Beaux-Arts - Liège
1976 : Exposition à l'occasion du 10e anniversaire de l'Agence d'architecture de Michel Holley, Paris
1978 : Mathy Galerie - Herstal - Liège
1983 : Musée de l'Architecture - Liège