Ce Jour-là

Françoise d'Amboise

Duchesse de Bretagne de 1450 à 1457, Fondatrice du premier couvent de Carmélites en France

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Françoise d'Amboise, née le 9 mai 1427 à Thouars et morte le 4 novembre 1485 à Bouguenais, près de Nantes, est une femme de la haute noblesse, duchesse de Bretagne de 1450 à 1457 par son mariage avec Pierre II.

C'est également une personnalité religieuse de premier plan. Veuve sans enfants, elle refuse d'être remariée afin d'entrer dans les ordres. En 1463, elle est la fondatrice du premier carmel féminin de France et de Bretagne à Vannes, le troisième de l'histoire de l'ordre du Carmel. Elle entre elle-même au carmel de Vannes en 1468, dont elle devient par la suite la prieure, puis, en 1477, crée le carmel des Couëts à Bouguenais, qu'elle dirige jusqu'à sa mort. Elle est béatifiée quelques années après sa mort.

Origines familiales et enfance

Françoise d'Amboise, née le 9 mai 1427 à Thouars.

Elle est la fille du riche seigneur Louis d'Amboise, prince de Talmont et vicomte de Thouars, et de Louise-Marie de Rieux. Elle naît au château de Thouars. Elle est l’aînée des trois enfants du couple, qui sont toutes des filles.

En pleine guerre de Cent Ans, sa mère s'enfuit avec elle pour échapper à la violence des grands seigneurs, et elles se réfugient à la cour de Bretagne, qui réside à Vannes. Plus tard celle-ci est déplacée à Nantes.

Dès l'âge de trois ans, elle est fiancée au second fils du duc de Bretagne, nommé Pierre. Le mariage a lieu en 1442, elle est alors âgée de quinze ans. Les jeunes époux s'installent au château de Guingamp. Après la mort inopinée de son frère en 1450, Pierre devient duc de Bretagne, au mois d’août 1450, sous le nom de Pierre II de Bretagne. À cette date, Françoise est déjà très aimée et appréciée pour son entrain, sa gaieté et sa patience. Après son couronnement, elle est rapidement nommée « la bonne duchesse ».

Devenue duchesse, Françoise d'Amboise prend une part discrète mais active au gouvernement de Bretagne. Elle vient en aide aux petits, aux pauvres et aux malades. Elle s'occupe aussi des questions de justice. Son époux, le duc Pierre II, est emporté par la maladie en 1457.

Veuve sans avoir eu d'enfant, elle souhaite se faire religieuse. Mais sa famille s’oppose à ce projet. Le duc Arthur III estime qu'« une riche et jeune douairière n’entre pas en religion ». Son père, Louis d'Amboise menace de la déshériter. Malgré ces pressions, elle reste déterminée

Étant donné qu'elle est le premier enfant du vicomte d'Amboise, qui n'a que trois filles, donc son héritière de premier rang, Louis XI (1423-1483), devenu roi de France en 1461, a le projet de la remarier avec l'un de ses familiers[Qui ?], afin d'annexer la vicomté de Thouars au domaine royal.

Le roi vient en Bretagne et essaie de la faire venir à Nantes afin de la décider à le suivre à la cour. Il envisage même à la faire enlever. Grâce au dévouement de l’amiral Quelennec et au soutien du peuple nantais qui lui garde une grande affection, Françoise d'Amboise parvient à échapper à ces complots.

Entrée au Carmel de Vannes (1468)

Quelques années avant la mort de son époux, la duchesse Françoise avait installé un couvent de Clarisses à Nantes. Veuve, elle fait deux tentatives pour intégrer leur communauté, mais ce sont des échecs (sa santé trop fragile l'empêche d'intégrer la communauté).

Françoise rencontre alors Jean Soreth, prieur général de l'ordre du Carmel, qui est de passage en Bretagne pour visiter les couvents de carmes. Au cours des dix années précédentes, Jean Soreth a fondé trois couvents de femmes suivant la règle du Carmel dans les Pays-Bas bourguignons. Il souhaite ouvrir de nouveaux couvents en Bretagne. Séduite par son projet, Françoise fait alors construire une maison à Vannes, à proximité du couvent des frères Carmes (fondé en 1427), dans le quartier du Bondon : ce sera le premier carmel féminin en Bretagne.

Le 2 novembre 1463, neuf religieuses arrivent de Liège pour prendre possession de ce couvent qui sera nommé les « Trois-Marie » (Marie, la mère de Jésus, Marie Salomé et Marie Jacobé).

Vers 1465, elle fait écrire et enluminer un psautier sur vélin de 174 feuillets et 31 grandes miniatures. Ce livre d'heures à l'usage du diocèse de Rennes contient sur un feuillet une note confirmant son origine (Ce Pseautier etoit conservé à la Communauté de Nazareth et etoit à l’usage de Françoise D’Amboise Leur fondatrice environ 1480) et les fêtes en lettres rouges, de Marie Cléophas au 25 mai, et de Marie Salomé au 22 octobre. Ce manuscrit a été acheté par J. Pierpont Morgan en 1902 au profit de la Pierpont Morgan Library de New-York.

Trois ans plus tard, après avoir réglé des affaires difficiles et déjoué les projets de mariage, Françoise entre dans ce monastère le 25 mars 1468. L'année suivante, elle fait sa profession religieuse.

Françoise est élue prieure de la communauté de Vannes quelque temps de partir pour les Couëts près de Nantes.

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