Ce Jour-là

François Xavier Lanthenas

Médecin et législateur français

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François Xavier Lanthenas, né le 19 avril 1754 au Puy-en-Velay (généralité de Montpellier, actuel département de la Haute-Loire), mort le 13 nivôse an VII (2 janvier 1799) à Paris (ancien 2e arrondissement), est un médecin et un homme politique de la Révolution française.

Entre 1792 et 1797, il est député à la Convention nationale, où il siège parmi les Girondins et vote la mort de Louis XVI, puis au Conseil des Cinq-Cents.

Origines familiales et formation

François Xavier Lanthenas est issu d'une famille de la bourgeoisie marchande. Son père, Joseph Lanthenas, époux de Marie Elisabeth Pons, est marchand cirier.

François Xavier Lanthenas effectue ses études secondaires au collège du Puy-en-Velay. Durant son apprentissage du commerce, il est envoyé dans le royaume de Naples, où il se lie d'amitié avec Jean-Marie François Merlino, négociant lyonnais en tissus, et avec Jean-Marie Roland de la Platière, qui persuade son père de lui permettre de faire des études de médecine.

Lanthenas est reçu docteur en médecine en septembre 1784 à l'université de Reims. Il exerce la médecine à Villefranche-sur-Saône et séjourne à Paris où il fréquente Roland, le fermier général Tronchin.

En 1788, François Xavier Lanthenas adhère à la Société des amis des Noirs où il se lie à Jacques-Pierre Brissot et à Henri Grégoire. En 1791, il adhère au club des Jacobins.

La monarchie constitutionnelle, mise en application par la constitution du 3 septembre 1791, prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.

En septembre 1792, François-Xavier Lanthenas est élu député à la Convention nationale :

par le département de la Haute-Loire, le quatrième sur sept ; il y est remplacé dans la Haute-Loire par Jean-André Barthélémy

par le département de Rhône-et-Loire, le quinzième et dernier.

Il siège sur les bancs de la Gironde. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution : [...] Louis m'a [...] paru coupable sous deux rapports : comme despote, parce qu'il a tenu le peuple français dans l’esclavage ; et comme conspirateur, parce qu'il l'a trahi, après que celui-ci avait pardonné. Le 13 avril 1793, il vote contre le décret d'arrestation contre Jean-Paul Marat : J'ai défendu la liberté indéfinie de la presse, et j'en soutiens aujourd'hui comme autrefois le principe.

Je crois que Marat devrait être traduit devant un tribunal de censure publique, que nous aurions dû depuis longtemps avoir établi [...]. Je pense encore qu'il y aurait lieu à commettre des médecins pour examiner si Marat, [...] n'est pas réellement atteint, comme je l'en soupçonne depuis longtemps, de folie et de frénésie.

Mais je crois, sur le décret d'accusation dont il s'agit, qu'il n'y a pas lieu : je vote, contre. Je dis, non.Le 15 avril, il fait partie des vingt-deux députés dénoncés par une pétition de trente-cinq sections de Paris, pour avoir « ouvertement violé la foi de leurs commettants ». Le 9 mai, Marat l'écarte des meneurs de la Gironde :Dans la liste d'épurement présentée à la Convention par les sections de Paris, il en est un trop imbécile pour être mis au nombre des meneurs ; c'est le docteur Lanthenas, il pouvait être un homme influent aux yeux de la femme Roland : mais à ceux d'un homme sensé, il n'a été, il n'est et il ne sera jamais qu'un idiot. Le 28 mai, il est absent lors du scrutin sur le rétablissement de la Commission des Douze.

À l'issue de la journée du 2 juin 1793, François Xavier Lanthenas est élargi du décret d'arrestation sur motion de Jean-Paul Marat : J'ai déjà témoigné aux pétitionnaires mon étonnement d'avoir vu sur leur liste [...] Lanthenas, pauvre d'esprit, qui ne mérite pas qu'on songe à lui. L'historien Michel Pertué estime que c'est peut-être par égard pour son collègue, tout comme lui médecin, que Marat serait intervenu pour qu'il ne soit pas inquiété.

Sous la Convention thermidorienne

Après la chute de Robespierre, François Xavier Lanthenas prend part aux débats de la Convention thermidorienne.

Le 8 brumaire an III (le 29 novembre 1794), il est élu membre de la Commission des Vingt-et-Un chargée d'examiner la conduite de Jean-Baptiste Carrier (député du Cantal) accusé d'avoir commis les fusillades et les noyades de Nantes.

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