Ce Jour-là

François Sébastien Christophe Laporte

Avocat et homme politique, député du Haut-Rhin à l'Assemblée législative, à la Convention et au Conseil des Cinq-Cents, membre des Comité de Salut public et de sûreté générale

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François Sébastien Christophe Delaporte dit Laporte, né le 15 septembre 1760 à Belfort (généralité de Strasbourg, actuel Territoire de Belfort), mort le 25 mars 1823 dans la même ville, est un homme politique de la Révolution française.

Entre 1791 et 1795, il est député du Haut-Rhin à l'Assemblée nationale législative puis à la Convention nationale, où il vote la mort de Louis XVI, où il est représentant en mission dans les départements puis membre du Comité de sûreté générale et du Comité de Salut public.

Sébastien Laporte est le dernier fils de Jean François de La Porte et de Marie-Anne Genty, il est le neveu de Joseph de La Porte.

La France devient une monarchie constitutionnelle en application de la constitution du 3 septembre 1791. Le même mois, François Laporte, alors avoué au tribunal de Belfort, est élu député du département du Haut-Rhin, le cinquième sur sept, à l'Assemblée nationale législative.

Il siège sur les bancs de la gauche de l'Assemblée. Le 8 août 1792, il vote en faveur de la mise en accusation du marquis de La Fayette.

La monarchie prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.

Le 20 août, François Laporte est élu commissaire aux côtés de Jean-Jacques Bréard (député de Charente-Inférieure) et de François Lamarque (député de la Dordogne) auprès de l'armée du Rhin commandée par la général Luckner.

En septembre 1792, François Laporte est réélu député du Haut-Rhin, le troisième sur cinq, à la Convention nationale.

Il siège sur les bancs de la Montagne. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort, et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution de la peine. Le 13 avril 1793, il vote contre la mise en accusation de Jean-Paul Marat : Comme je ne connais pas l'art de juger un homme, quel qu'il soit, sans l'entendre ; comme je ne connais pas l'art tyrannique, de plonger dans les cachots pour étouffer la voix, je déclare que si je votais aujourd'hui pour le décret d'accusation contre Marat, je croirais avoir acquis le droit de demander demain une couronne civique pour Dumouriez. Non. Le 28 mai, il est absent lors du scrutin sur le rétablissement de la Commission des Douze.

Le 23 décembre 1792, François Laporte est envoyé en mission aux côtés de Nicolas François Blaux (député de Moselle) dans les départements de la Meurthe, de la Moselle et du Bas-Rhin pour y accompagner Jean-Pierre Couturier (député de Moselle), Georges Frédéric Dentzel (député du Bas-Rhin) et Philippe Rühl (député du Bas-Rhin).

Le 12 et le 30 avril, un décret du comité de Salut public nomme François Delaporte, aux côtés de Jean-Louis Deville (député de la Marne), Nicolas Hentz (député de la Moselle) et Jean-Baptiste Milhaud (député du Cantal), commissaires auprès de l'armée des Ardennes.

Le 12 juillet, il est envoyé, aux côtés de Jacques Reverchon (député de Saône-et-Loire), dans les départements de l'Ain, du Rhône-et-Loire et de Saône-et-Loire. Le 9 brumaire an II (30 octobre 1793), il est adjoint à ses collègues Antoine-Louis Albitte (député de Seine-Inférieure), Jean-Marie Collot d’Herbois (député de la Seine) et de Joseph Fouché (député de Loire-Inférieure) à Ville-Affranchie pour y faire appliquer les décrets contre l'insurrection fédéraliste. L'historien Michel Biard estime, dans son ouvrage Collot d'Herbois. Légendes noires et Révolution, que les quatre représentants partagent la même responsabilité et qu'ils « furent bien quatre à superviser les exécutions ».

Le 9 nivôse (le 29 décembre), il est envoyé aux côtés de Joseph Fouché et de Jean Nicolas Méaulle (député de Loire-Inférieure), dans les départements de la Loire et du Rhône afin d'y organiser le gouvernement révolutionnaire.

Le 3 floréal an II (le 22 avril 1794), il est envoyé auprès de l'armée des Alpes. Le 15 prairial (3 juin), il est renouvelé dans ses fonctions aux côtés d'Antoine-Louis Albitte.

Après la chute de Robespierre, François Laporte adhère à la réaction thermidorienne : Là où Collot d’Herbois entrait dans l’Histoire comme un « boucher », Albitte et Fouché étaient peu inquiétés, tandis que Laporte opérait de salutaires revirements... Le 1er vendémiaire an III (22 septembre 1794), il est élu secrétaire, aux côtés de Jean Pelet (député de la Lozère) et de Paul Lozeau (député de Charente-Inférieure), sous la présidence d'André Dumont (député de la Somme). Le 15 vendémiaire (6 octobre), il est élu membre du comité de Sûreté générale aux côtés de Pierre-Louis Bentabole (député du Bas-Rhin), de Jean-François Reubell (député du Haut-Rhin) et de Jacques Reverchon (député de Saône-et-Loire).

Le 12 vendémiaire (3 octobre), François Laporte dénonce les comités de l'an II et les complices de Maximilien de Robespierre, avant que son collègue Louis Legendre (député de la Seine) dénonce nommément ses anciens membres, notamment Collot d'Herbois : Il existe dans Paris comme dans toutes les grandes villes, une caste d’hommes privilégiés qui se prétendent les patriotes exclusifs, et traitent d’aristocrates tous ceux qui n’ont pas obtenu d’eux des certificats de civisme dans leurs orgies (applaudissements). Le 15 ventôse an III (le 5 mars 1795), François Laporte est élu membre, aux côtés de Jean-François Reubell (député du Haut-Rhin) et d'Emmanuel-Joseph Sieyès (député de la Sarthe), du comité de Salut public.

Sous le Directoire, le département du Haut-Rhin le place au Conseil des Cinq-Cents, en 1796, il donne sa démission pour se charger des fournitures de l'armée. À l'armée d'Italie, il se trouve mêlé à une affaire de détournement de fonds, mais parvient à se disculper.

Sous le Consulat et le Premier Empire, il n'exerce aucune fonction politique, il est avocat à Lure.

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