Ce Jour-là

François Patriat

Vétérinaire et homme politique français

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François Patriat, né le 21 mars 1943 à Semur-en-Auxois (Côte-d'Or) et mort le 19 août 2026 à Dijon (Côte-d'Or), est un homme politique français.

Membre du Parti socialiste à partir de 1974, il est élu conseiller général de la Côte-d'Or en 1976, mandat qu'il conserve jusqu'en 2008. François Patriat est élu député en 1981, 1986, 1988 et 1997. Sous le gouvernement de Lionel Jospin, il est successivement secrétaire d'État chargé des PME, du Commerce et de l’Artisanat, et ministre de l'Agriculture et de la Pêche. Il est également maire de Chailly-sur-Armançon de 1989 à 2001 et président du conseil régional de Bourgogne de 2004 à 2015.

Tenant de la deuxième gauche, ouverte au libéralisme, François Patriat est d'abord proche de Michel Rocard, puis de Dominique Strauss-Kahn. Il est notamment réputé pour ses critiques du modèle social français, qu'il juge excessivement généreux et couteux.

Sénateur de 2008 à 2026, il est parmi les premiers soutiens d'Emmanuel Macron. Il préside le groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants (anciennement La République en marche) au Sénat dès sa création en 2017, et est membre du bureau exécutif de La République en marche depuis la même année.

Fils d'éleveurs, vétérinaire de formation, sorti de l'École nationale vétérinaire d'Alfort en 1968, major de promotion, François Patriat a exercé à Pouilly-en-Auxois.

François Patriat est marié et père de deux enfants. Son frère, Claude Patriat, est politologue, professeur émérite de l'université de Bourgogne, spécialiste de la culture.

Durant ses études, il participe à Mai 68.

Il milite depuis 1974 au Parti socialiste (PS) après avoir quitté, en compagnie de Michel Rocard, le Parti socialiste unifié (PSU).

Chasseur de longue date et défenseur de la chasse à courre, François Patriat, alors député, dirige le rapport de 1999 qui inspire la loi Voynet du 26 juillet 2000 sur la chasse.

En 2010, il est un fervent soutien de Dominique Strauss-Kahn en vue de l'élection présidentielle de 2012. À propos de l'affaire du Sofitel, il déclare : « J'ai toujours pensé, non pas à la théorie du complot, mais à la théorie du piège. […] Je continue à penser que les services de l’État et ceux du groupe Accor sont bien en mesure, malgré les dénégations, d’avoir participé au piège. Mais je ne dis pas qu’ils l’ont fait. La question fondamentale, c’est de savoir si on tombe dans le piège ou pas. »

À partir de 2016, il est l'un des principaux soutiens d'En marche !, lancé par Emmanuel Macron. Lors de la campagne pour l'élection présidentielle de 2017, il donne son parrainage à Emmanuel Macron. Il est alors menacé d'exclusion du PS. Il annonce donc se mettre « en marge du PS » et « en marche pour Emmanuel Macron ».

En novembre 2017, à l'occasion du conseil national de La République en marche, il intègre le bureau exécutif du parti[Pas dans la source]. Il n'y siège plus depuis octobre 2019 pour manifester son désaccord avec les choix de la commission nationale d'investiture du parti sur les têtes de listes aux élections municipales de 2020, notamment à Chelles (Seine-et-Marne).

Mandats et fonctions ministérielles

En 1976, il est élu conseiller général de la Côte-d'Or. En 1981, il est élu député, réélu en 1986 et 1988, mais battu en 1993. Il est alors nommé au Conseil économique et social. En 1997, il retrouve son siège de député. Il est aussi maire de Chailly-sur-Armançon de 1989 à 2001.

En octobre 2000, il est nommé secrétaire d'État chargé des PME, du Commerce et de l'Artisanat dans le gouvernement Jospin. En 2002, il est brièvement ministre de l'Agriculture et de la Pêche.

Le 2 avril 2004, après la victoire de sa liste face à celle de Jean-Pierre Soisson aux élections régionales, il est élu président du conseil régional de Bourgogne. Réélu le 26 mars 2010, il cède sa place à Marie-Guite Dufay après la création de la région Bourgogne-Franche-Comté, en 2015.

Le 21 septembre 2008, il est élu sénateur, dans la Côte-d'Or.

Alors qu'il est membre du Parti socialiste, il annonce en novembre 2013 qu'il conduira une liste indépendante lors des élections sénatoriales de 2014. Finalement tête de la liste socialiste, il est réélu, sa liste, avec 34,1 % des voix, lui octroyant un siège.

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