François-Xavier Verschave, né le 28 octobre 1945 à Lille (Nord) et mort le 29 juin 2005 dans le 6e arrondissement de Lyon (Rhône), est un économiste français.
Il est principalement connu pour ses prises de position concernant les relations franco-africaines, dénonçant la politique étrangère de la France en Afrique, symbolisée par le concept de Françafrique, titre d'un de ses livres.
Il préside par ailleurs l'association Survie de 1995 à 2005.
Le père de François-Xavier Verschave était un journaliste gaulliste et sa mère une infirmière de formation. Il a poursuivi des études de commerce et de gestion à l'IESEG de Lille (1970). Il fait ensuite des études chez les Jésuites et inscrivit ses premiers engagements au sein de la mouvance des Jésuites .
En 1976, François-Xavier Verschave créa avec Jean Vimort la menuiserie Artibois dont l'objectif est de faire travailler des personnes touchées de troubles psychiatriques. Après un accident professionnel à la menuiserie il change d'orientation professionnelle et en 1981, il rejoint la mairie de Saint-Fons et fut responsable du service économie-emploi de 1983 à 2005.
Militant de Survie à partir de 1985, dont il devint président en 1995, et passionné par les relations franco-africaines, François-Xavier Verschave a notamment forgé et décrit le concept de « Françafrique », terme parodiant l'expression la « France-Afrique » de Félix Houphouët-Boigny. La « Françafrique » est ce volet occulte de la politique de la France en Afrique. Ses deux principaux ouvrages sur la question, La Françafrique (Stock, 1999) et Noir silence (Les Arènes, 2000), sont devenus des références[réf. nécessaire].
Il fut jugé, à cause du livre Noir silence, pour offense à chefs d’État étrangers et, pour la première fois dans la jurisprudence de cette loi, fut déclaré non coupable, compte tenu de l'absence d'« intention délictueuse » et du contexte juridique de l'affaire (procès relaté dans son livre écrit avec Laurent Beccaria Noir procès[source insuffisante]). Le concept de Françafrique fait désormais partie du langage courant dans les textes et discours qui concernent les relations franco-africaines.
Il a également fourni un important travail de recherche sur le concept de biens publics à l’échelle mondiale et les théories économiques de Fernand Braudel[réf. nécessaire] .
Il meurt brutalement d’un cancer du pancréas fulgurant découvert quelques mois plus tôt.
Il était marié et père de trois enfants.
Activités au sein de l'association Survie (1995-2005)
François-Xavier Verschave a rejoint très rapidement les membres fondateurs de l'association Survie. Il succède à Jean Carbonare et exerce les fonctions de président de l'association de 1995 à 2005. Sous son impulsion et celle de Sharon Courtoux, Survie augmentera son nombre d'adhérents. Les adhérents de Survie voient en lui une capacité de synthèse qui s'imposait naturellement.
Ses livres La Françafrique, le plus long scandale de la République et Noir silence furent vendus à plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires selon ses éditeurs.
L'intégralité de ses droits d'auteurs ont été reversés à l'association Survie. Il considérait sa production d'écrivain comme une action consubstantielle à sa responsabilité dans le combat de Survie.
Il est également directeur de publication de la lettre mensuelle de l'association : Billets d'Afrique et d'ailleurs.
Créateur du concept de la Françafrique
« Le plus long scandale de la République »
L'ancien président de la Côte d’Ivoire Félix Houphouët-Boigny inventa l'expression France-Afrique en 1955 pour définir les bonnes relations qu’il voulait établir avec la France dans le cadre d'une indépendance évoquée. L'expression dérivée « Françafrique » a ensuite été forgée par François-Xavier Verschave dans son livre La Françafrique, qu'il qualifie de « plus long scandale de la République ».