François Régis de La Bourdonnaye, comte de La Bourdonnaye, né le 19 mars 1767 à La Varenne et mort le 28 juillet 1839 au château du Mésangeau, est un homme politique français. Il est surnommé le « jacobin blanc » par Élie Decazes.
Après une carrière d'élu local du Maine-et-Loire sous le Premier Empire, il devient parlementaire durant quasiment toute la Restauration, cinq fois élu député. Il est l'un des chefs contre-révolutionnaires les plus radicaux durant la Restauration en étant à la tête de la faction des « pointus » de la mouvance Ultraroyaliste. Il est brièvement ministre français de l'Intérieur sous Charles-X. Il est connu pour son opposition farouche aux premiers ministères de la Restauration, puis par une opposition plus modérée au ministère Martignac, puis enfin pour sa brève participation au ministère Polignac.
François-Régis de La Bourdonnaye appartient à la famille de La Bourdonnaye. Famille d'origine bretonne dont la noblesse remonte, selon Régis Valette, à 1427. La branche de François-Régis s'est installée en Anjou un siècle avant sa naissance.
Il est le fils de Joseph Avoye de La Bourdonnaye de Liré et de Bonne Jeanne Tranchant du Tret.
Durant sa jeunesse, son père, déjà âgé, ne s'occupe que peu de son éducation, laissant ce soin à sa mère et son frère aîné Julien Anne Joseph de La Bourdonnaye (né en 1745, prêtre, qui fut successivement Vicaire Général de Tours, Cambrai, Angers et Nantes, décédé en 1809).
À la mort de son père, il interrompt ses études au collège de Beaupréau pour entrer en 1786 comme officier au Régiment d'Austrasie-Infanterie où il servira jusqu'à la Révolution.
Dès le début de la Révolution, il met son dévouement monarchique au service de Louis XVI. Il est officier municipal à Angers en 1790.
Il rejoint les Chevaliers du poignard. Il est arrêté le 28 février 1791 aux Tuileries par la Garde nationale. D'abord emprisonné à l'Abbaye, il est relâché au bout de quelques jours et renvoyé dans son régiment en garnison à Briançon.
C'est alors qu'il émigre pour la Suisse, avec nombre de ses camarades, et sert dans l'armée de Condé à partir d'octobre 1791.
Il passe ensuite quelques mois en Suisse avant de rentrer en France sous le Directoire.
Il s'installe tout d'abord à Orléans sous le faux nom de Guibert, puis s'établit à Angers, où il épouse, le 9 septembre 1797, Émilie Vollaige de Vaugirault dont il aura un fils, Charles Marie Adolphe de La Bourdonnaye (1806-1842).
Mais le coup d'État du 18 fructidor an V (4 septembre 1797) le contraint, à peine quinze jours après son mariage, à s'exiler en Suisse, où il restera jusqu'en octobre 1802. Il en profite pour étudier la nature et les diverses formes de gouvernements. C'est à cette époque qu'il s'enthousiasme pour la Constitution anglaise.
Grâce au sénatus-consulte de 1802, il rentre en France pour s'installer au château du Mésengeau, en la commune de Drain, qu'il fait reconstruire à l'emplacement d'une gentilhommière incendiée en 1794.
Débuts politiques sous l’Empire
Il est alors appelé au collège départemental de Maine-et-Loire pour le canton de Champtoceaux.
Rallié à l'Empire, il est nommé le 16 fructidor an XI (3 septembre 1803), par décret du Premier consul, conseiller général de Maine-et-Loire.
En l'an XII, il entre au conseil municipal d’Angers, où il restera jusqu'en 1830.
Il soutint en 1806 au sein du conseil général de Maine-et-Loire l'adresse à Bonaparte pour l'hérédité de la couronne.